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Grigori Efimovitch Raspoutine, par la suite Raspoutine-Novyï, , est probablement né en
1869 dans le village de Pokrovskoïe et est mort assassiné dans la nuit du 16 au 17 décembre 1916 du calendrier julien alors en vigueur en Russie (29 au 30 décembre du calendrier grégorien
actuel).
Originaire des confins de la Sibérie, c’est un mystique errant, peut-être un staretz, titre donné à des mystiques, laïcs ou religieux, qu’on venait consulter. Cependant, aucun texte actuellement connu ne vient étayer ou infirmer le fait qu’il aurait été réellement moine, chose qu’il affirmait lui-même. En l’état, l’hypothèse la plus généralement retenue est qu’il fut surtout un aventurier doué qui aurait eu une aura très particulière.
Il était de stature moyenne, mais avec une carrure imposante, de nature sale et grossière, mais dégageait un magnétisme envoûtant et étrange. Il portait des cheveux et une barbe longs et hirsutes, mais possédait avec ses yeux bleus clairs, très perçants, un curieux regard hypnotique qui semblait avoir le pouvoir de transpercer l’âme de ses interlocuteurs.
Certains prétendent que lorsque Grigori Raspoutine fut
assassiné en 1916, il fut en même temps castré. Depuis, plusieurs personnes ont affirmé être en possession de ses
organes génitaux, mais aucune n’a pu fournir de preuve concluante. L’influence sans cesse croissante de Raspoutine sur la tsarine Alexandra effrayait le parti
conservateur de la cour. Certains récits rapportent que les assassins le castrèrent, mais l’autopsie officielle aurait conclu que ses organes génitaux étaient intacts. Une servante aurait
découvert le pénis tranché sur les lieux du meurtre de Raspoutine, et l’aurait conservé jusqu’à ce qu’il atterrisse entre les mains d’un groupe de femmes russes expatriées vivant à Paris. Ces
femmes vénéraient le membre comme un charme de fertilité, le conservant à l’intérieur d’un coffret en bois. Informée, la fille de Raspoutine, Marie, demanda à ce que la chose lui soit remise.
Elle la conserva par-devers elle jusqu’à sa mort, en 1977.
Un certain Michael Augustine prétendit avoir acheté
l’organe, avec plusieurs autres
objets personnels de Raspoutine, lors d’une
vente organisée après la mort de Marie Raspoutine. Augustine vendit l’objet à l’hôtel des ventes Bonhams, mais les officiels découvrirent rapidement qu’il ne s’agissait pas d’un pénis, mais d’un
concombre de mer*. On ignore s’il s’agissait du même objet que vénéraient les Russes des années 1920, ou si Augustine avait voulu duper l’hôtel des ventes.
En 2004, Igor Knyazkin, le directeur du centre de recherches sur la prostate de l’Académie des Sciences Naturelles de Russie, annonça l’ouverture d’un musée russe de l’érotisme à Saint-Pétersbourg. Parmi les objets présentés, Knyazkin prétendit que se trouvait le « pénis conservé » de Grigori Raspoutine, long de 29 centimètres, ainsi que plusieurs lettres du moine. Il dit avoir acheté ces objets à un collectionneur d’antiquités français pour 6 600 euros. On ignore si ce pénis est effectivement celui de Raspoutine.
(Source Wikipédia)
(* Le concombre de mer en rêvait. Des scientifiques
américains l’ont fait. Ils se sont inspirés de la peau de ce petit animal marin pour mettre au point un nouveau
matériau dont la caractéristique est de pouvoir passer rapidement d’un état flexible à un état rigide (Science, 7 mars
2008).
Le concombre de mer, aussi appelé holoturie ou bêche de mer, est un animal en forme de cylindre qui peut atteindre 25 centimètres de long. L’une de ses extrémités porte sa bouche, entourée d’une couronne de petits tentacules. On trouve des concombres de mer depuis la zone littorale jusqu’aux grandes profondeurs dans tous les océans et mers du monde. À 4000 mètres de profondeur, ils constituent ainsi la moitié des êtres vivants.)