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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 13:52

Titre original : « Caligula II » ou « Messalina, Messalina » (1977)

Origine : Italie

Genre : Érotique

Réalisation : Bruno Corbucci

Avec : Anneka Di Lorenzo (Messaline), Lori Wagner (Agrippine), Vittorio Caprioli (Claude), Tomas Milian, Lino Toffolo...

 

Messalina24-Claude.jpg

« Caligula II » ou « Messalina, Messalina » (en français « Messaline, Impératrice et putain ») peut bien être dénigré par les cinéphiles, il n’en demeure pas moins que le messalina1.jpgfilm, expurgé des sempiternelles scènes sanguinaires avec des meurtres le sourire aux lèvres (sauf le final mais qui prête au comique car il s’agit, lors des décapitations, de giclées sanglantes au point que celui qui fauche se trouve trempé de rouge vif), est entièrement dédié à l’érotisme. Point question des complots qui plaisent tant à l’Histoire, aux drames qu’adorent les sentimentaux, aux batailles qui font les grands péplums, tout est orienté vers les plaisirs de la chair, et les représentations qui la servent et dont les fresques animées sont puisées à partir des récits mythologiques.

 

D’où que les soirées débauchées sont dédiées à Vénus, à moins qu’il s’agisse toujours messalina4-satyre.jpgde Priape, et les spectacles sont régulièrement assurés par des Faunes ou Satyres, c’est-à-dire des hommes le torse nu et portant un pantalon en poils, et des bottes comme des pieds de bouc, une perruque chevelue sur la tête et ornée de cornes, un membre postiche turgescent et fourchu qui ressemble à celui de Satan lorsque Jules Delassus (Les incubes et les succubes) décrit sa mentule : « « Satan a coutume de posséder les femmes à rebours. Le démon incube besogne à la fois dans les deux vases, car sa mentule est fourchue. Ses serviteurs démons « ne se font pas seulement incuber parce qu’ils sont paillards et pour la jouissance qu’ils se procurent de cette façon, mais parce qu’ils s’attaquent aux âmes par le moyen qu’ils préfèrent, la fornication ». Preuve s’il est besoin encore, que messalina6-satyre-portrait.jpgl’incube et le succube du moyen âge ne sont autres que les antiques Satyres et Nymphes du panthéon grec et dont Paracelse commentât abondamment les tempéraments luxurieux qui sont les leurs.

 

En cela, le film « Messalina, Messalina », bien que jugé comme un « navet », est formidable pour s’obstiner à ne voir dans les activités de l’Impératrice que celles qui concernent son tempérament luxurieux. L’érotisme domine tout fait divers, et l’œuvre nous montre qu’aux heures romaines, les femmes (les mannequins de chez Penthouse) pouvaient être très excitantes et n’avaient rien à voir messalina8-satyre-et-messaline.jpgavec celles dont Fellini nous expose régulièrement le portrait repoussant.

 

Les tenues sont enfin sensuelles, excitantes, comme celle de Messaline qui entre dans la grande salle où est allongé son époux Claude, portant un seul voile mauve maintenu par une ceinture, où l’on voit tout au travers, où l’on est saisi par son pubis triangulaire noir, elle est entièrement nue dessous…

 

Comme cette scène où passant en char devant un braquage où l’un des malfrats, voulant se sauver, vient se cacher dans son véhicule, et la voici qui se jette sur lui pendant qu’à l’autre bout de la course, l’Empereur l’attend ; lorsque le char arrive à messalina7.jpgses pieds, l’Impératrice en sort, Claude lui demande ce que fait l’homme avec elle, et la malicieuse invente une baliverne alors qu’assurément, moins naïfs que l’Empereur, nous saisissons de suite que Messaline vient de sacrifier à Priape par la bouche encore polluée de liquide séminal.

 

Comme la scène où elle fornique avec un inconnu : un centurion est chargé de « fouiller » à travers le pays les hommes les mieux membrés pour l’Impératrice : aussi, dès qu’il croit en trouver un, il le fait séduire par deux belles filles nues sous un voile quasiment transparent qui le séduisent pour mesurer son érection, puis prennent alors le décimètre vérifier du prodige. S’il entre dans les normes recherchées par Messaline, il est convoqué au Palais où là, il attendra son tour dans la file d’une vingtaine d’autres virils lavés et parfumées par messalina12.jpgdes servantes, pendant qu’un des leurs, à l’intérieur de la couche impériale, fornique la Reine du pays. On ne peut alors imaginer meilleure incarnation de Messaline que cette actrice, top model chez Penthouse, Anneka Di Lorenzo.

 

Comme cette grande bacchanale au Palais, où des couples allongés autour de la grande scène s’embrassent et se caressent mutuellement, des femmes entre elles aussi, tandis que d’autres se régalent de fruits frais, qu’un spectacle digne du Crazy Horse s’offre à leurs yeux, Claude mange des yeux les couples libertins autour de lui, et Messalina18.jpgbientôt la belle Messaline, plus sublimement érotique que jamais, vient célébrer la fête, mâte du regard Agrippine abusée par un étalon dont elle souhaite aussi les services intimes. Un satyre entre en scène, fait son numéro de chansonnier : portant une perruque ornée de deux cornes pointues, d’un pantalon poilu ayant des pieds de bouc, l’acteur exhibe sa mentule fourchue et Messaline, d’un regard coquin, montre à quel point le désir monte bouillonner en elle.

Elle appelle l’amant d’un soir qui caresse intimement Agrippine, le somme de venir devant elle, puis le fait quitter la salle, avant qu’elle n’avoue à son tendre époux qu’elle aussi, victime d’un mal de tête soudain, doit s’éclipser. De là à retrouver le bel étalon, il n’y a qu’un pas qu’elle franchit, et la voici nue empalée sur Priape qu’elle célèbre à sa manière enthousiaste, messalina3.jpgcomme on chevauche un cheval.

 

Puis, le lendemain, elle réclame des explications à Agrippine avant de lui régler ses comptes sur le lit : les deux femmes nues, cousines de surcroit, allongées sur le lit, s’autorisent les luxures lesbiennes, sachant bien comment autour d’elles nombre des serviteurs reluquent et s’irritent les sens. Messaline le répète : « Je suis vicieuse et je veux des hommes pour me satisfaire » ; « Oh, répond Agrippine, celui dont tu penses, avait bien un sexe de dix-neuf centimètres, mais au bout de cinq fois, plouf, plus rien… » Et les femmes d’en rire, avant de messalina2.jpgs’adonner ensemble une nouvelle fois aux joies de la jouissance entre les mains de Lesbos.  

 

Entre-temps, un visiteur à Rome souhaite passer la nuit avec une fille. Un barbu roublard lui file un tuyau, une belle fille plus loin veut bien s’offrir à lui, elle lui fait signe de la main. Il paie son « guide » et va rejoindre la demoiselle, entre dans une sorte de lieu public mais restreint. La fille lui prie de se mettre à l’aise tandis qu’elle va chercher des amis. Lui se déshabille nu et s’allonge sur une table. Manque de bol et quiproquo, la fille fait partie d’un culte religieux et ses prêtres la suivent pour entrer dans le lieu saint que le bougre salace blasphème par son attitude de débauché. Il doit se sauver.

Alors il se rend au lupanar où la tenancière lui propose, compte tenu de son Messalina19.jpgempressement, ce qu’elle trouve autour d’elle, naturellement que des hommes, des cinaedi. Lui, réclame une femme. Il paie bien, aussi, on l’emmène dans telle chambre, où dix larrons en sortent, et non des moindres, des étalons noirs en queue de peloton. Il entre, et c’est Messaline qui est là, sensuelle et dénudée sur un grand lit, lui demandant de scruter les peintures murales érotiques et de choisir lesquelles il aimerait réaliser en sa compagnie.

Au lendemain, il se rend au Palais demander clémence pour quelque faute et rencontre l’Impératrice, celle qu’il a forniquée la veille au lupanar. Il jure la reconnaître, mais elle, impavide, lui répond « qu’elle ne l’a jamais vu de sa vie ». messalina10.jpgAffichant une certitude implacable, l’homme se tourne vers une amie et lui dit : « Elle a, en tout cas, une parfaite jumelle au lupanar… »

 

Elle le retrouve plus tard dans un bain de lait d’ânesse mais, tandis qu’il la caresse, entendant Claude la rejoindre, doit cacher sous les eaux blanches le vilain « canard ». Plus tard, elle s’en va retrouver son amant et jure le mariage, pour cela, organise des Bacchanales qu’elle célèbre à peine voilée et les seins nus. Au mur, une sculpture en bois d’un Priape, et elle, voulant être à la fête, engage une danse voluptueuse comme seules savaient les faire les Bacchantes. N’est-ce pas Edouard Schuré qui avait écrit à Messalina22.jpgleur sujet : « Tour à tour magiciennes, séductrices, avaient leurs sanctuaires en des vallées sauvages et reculées : Par quel charme sombre, par quelle ardente curiosité hommes et femmes étaient-ils attirés, les Bacchantes, tour à tour magiciennes, séductrices, avec leurs formes nues – des danses lascives au fond d’un bois… puis des rires, un grand cri – elles se jetaient sur l’étranger pour le terrasser. Ils devaient leur jurer soumission et se soumettre à leurs rites ou périr. La nuit, les bras enroulés de serpents, elles se prosternaient devant la triple Hécate ; puis en des rondes frénétiques, évoquaient Bacchus souterrain, au double sexe et à face de taureau (Bacchus en érection ou Priape) » (XXIXème hymne Messalina17.jpgorphique – Edouard Schuré – Les grands initiés).  

 

Si la qualité du film est souvent mise en négatif, c’est que la raison de sa réalisation est originale, comme le commente une critique officielle : « Panique à bord de « Caligula », alors en plein tourments ! La fresque mégalomane de Tinto Brass connaît des soucis qui paraissent inextricables, faisant croire en une possible annulation pure et simple du projet ! Franco Rosselini, l’un de ses deux producteurs (le second étant Bob Guccione, patron de « Penthouse ») décide donc de profiter des investissements effectués (décors, accessoires, équipe technique, figurants) pour essayer de sauver les meubles. Le fruit de cette agitation se nomme « Messaline, Impératrice et putain », parfois connu sous le nom de « Caligula II » (à ne pas confondre avec le film du même nom signé Joe d’Amato) et destiné à sortir avant le film de Tinto Brass. L’ambition n’est bien entendu pas la même, et cet excroissance du film de Brass n’a messalina11-portrait.jpgcertainement pas demandé le même niveau de préparation. Preuve en est le choix de son réalisateur, Bruno Corbucci (frère de Sergio), un ex-habitué des comédies italiennes qui, à cette époque là, était en plein milieu d’un cycle polar mettant en vedette Tomas Milian dans le rôle de Nico Giraldi, alias Monnezza (dix films entre 1976 et 1984). Pour ne pas être trop dépaysé, Corbucci arrive donc sur Messaline en compagnie d’un Milian arborant toujours la coiffe afro et la barbe touffue de son personnage de polars. Quant au scénario, il est lui aussi rédigé par Corbucci, en compagnie de Mario Amendola, son collaborateur sur cette même série de Monnezza. Enfin, « rédigé » est un bien grand mot, puisque de toute évidence la chose fut écrite au jour le jour. Il n’y a donc pas véritablement d’histoire. Il subsiste Messalina15.jpgtout de même un contexte : Messaline (Anneka Di Lorenzo, empruntée à Tinto Brass), épouse de l’Empereur Claude, est une nymphomane sautant sur tout ce qui bouge. A partir de là, Corbucci et Amendola inventent tout un tas de petites histoires imbriquées les unes dans les autres, juste pour dire qu’il ne s’agit pas d’un film à sketchs.

 

Et pourtant, pas de scénario, mais une fidélité historique assez exemplaire. Claude fut en effet le successeur de Caligula (d’où le titre pertinent de « Caligula II »), Messaline fut en effet connue comme une nymphomane notoire prête à se faire passer pour une putain dans les rues de Rome, messalina14-satyre.jpgelle transforma une partie du palais en lupanar et trahit politiquement son mari avec le consul Gaius Silius. Même l’infirmité de Claude (il est bègue), qui aurait pu passer pour une exagération, fut avérée.

Ce respect de l’Histoire antique ne tient cela dit pas une seconde devant les pitreries systématiques qui forment l’humour du film de Corbucci. La dyslalie du pauvre Claude semble ne pas suffire, et il faut en plus que le réalisateur lui attribue d’autres défauts tout aussi subtils : il pète dès qu’il se penche, ce qui lui vaut une réputation de puant, et il passe pour l’idiot de service en étant le seul homme à Rome à ne pas être au courant de la nymphomanie de son épouse. Qu’il rencontre un homme sortant de la carriole de Messaline, et il gobera l’excuse de Messaline, à laquelle il se réfère comme à « une innocente enfant ». Même lorsqu’il organise une blague en faisant passer un opposant messaline2.jpgpour l’empereur, il accepte de bon gré que sa femme couche avec l’intrus, louant le « don de sa personne ». Les dialogues sont grivois, à l’image des situations, et se rapprochent à plusieurs reprises du beauf. L’érotisme demeure soft mais se montre explicite, ce qui conduisit d’ailleurs les distributeurs VHS français (à moins que ce ne soit la production ? peu importe) à rajouter de très laids inserts porno à une scène de lesbianisme entre Messaline et sa nièce Agrippine.

Un vénitien venu à Rome pour raisons administratives cherche un lupanar, un opposant nommé Bibi (Baba en anglais) (Tomas Milian, qui avec ses simagrées se prend encore pour Monnezza) passe son temps à arnaquer l’aubergiste et à dénigrer les politiciens jusqu’à ce que Claude décide de le droguer pour le faire se réveiller dans la défroque de l’Empereur, le consul Gaius Silius repousse les avances de Messaline, un Centurion glorieux est reconverti en « mesureur de queues » pour Messaline...

 

Quelle chance d’être la femme d’un Empereur romain quand on ne vit que par le sexe messaline1.jpg ! Car tous les services de la maison impériale peuvent être utilisés pour son propre plaisir ! Messaline ainsi n’hésite pas à s’assurer des nuits très occupées. Oui, elle a même constitué une garde personnelle chargée de mesurer les sexes des Romains et de ramener au palais les heureux possesseurs des plus beaux spécimens ! Et quand ils se trouvent parmi les élus, même les plus farouches adversaires du régime regrettent d’avoir comploté... »

 

C’est historique, lors de sa bacchanale pour ses noces avec Gaius Silius, Messaline est Messalina27-agrippine.jpgtuée et les siens qui l’accompagnaient dans la débauche aussi. L’anecdote dit que Claude s’en remit, et que la belle cousine Agrippine saisit l’opportunité de l’Empereur esseulé pour lui faire la cour et reprendre la place de Messaline. Ce qui fut fait. Et la manigance continua ainsi de plus belle, que la nouvelle Impératrice multipliait les amants comme savait si bien le faire l’ex de Claude, et ce dernier continua, puisque tel devait être son destin, à être impérialement cocufié.

 

Reste cette scène cocasse avec Bibi, qui fait le pari à un gros costaud buvant dans Messalina25-agrippine-claude.jpgune tanière qu'il ne peut pas porter la table retournée sur ses épaules, son épouse et lui. Le mari, vexé, accepte le pari et engage l'action de prendre l'objet pour le soulever. Sa femme vient s'asseoir dessus, puis Bibi. L'homme se met à rire, puisqu'il a réussi son pari, fait le fier dans la salle remplie de clients, dont Claude, tandis que Bibi a sorti son pieu pour s'accoupler à sa dame qu'il gratifie de sa virilité au bon endroit. Cocufiage à volo...

Par Jacques Moritz - Publié dans : Actualités
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Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 14:41

Certaines sectes satanistes envisagèrent, à l’heure où les expériences mêlant hypnoses et sorties du corps, appelées anciennement « extases », d’appeler à l’aide messaline1 ss2 overblogdes personnalités historiques, et naturellement, les plus portés sur la luxure, conjurèrent Messaline l’impératrice romaine, pour ce qu’ils connaissaient de ses débordements luxurieux.

 

Des textes permettent d’établir un tempérament de l’impératrice, sanctifiée par ces suppôts diaboliques, rendue « Kadesh » parce qu’autant sainte que putain. N’en déplaise, ils savent que l’impératrice couchait facilement, mais autant elle donnait d’un côté, autant elle prenait de l’autre. Comme ce condamné à mort dont elle propose quelques jours d’existence en plus dans ce bas monde à condition qu’il la besogne, armé de son priape, mais point dans l’intimité, au vu et au su de tous, dans la grande cour, devant témoins, et avec le risque que l’époux Claude, le grand César, bègue de surcroit, ne l’apprenne ; ainsi raconte Juvénal sans ses « Satires » : « Une femme est au comble de la férocité quand la honte sert d’aiguillon à sa haine. Cherche quel conseil donner au jeune homme que la femme de César prétend épouser. Le plus vertueux et le plus beau des patriciens est traîné hélas ! Aux pieds de Messaline ou plutôt à la mort ; depuis longtemps elle l’attend, le voile est prêt, ainsi que le lit nuptial qu’on a dressé dans les jardins ; selon l’usage antique, le million de sesterces sera compté ; l’augure va venir avec des témoins. Tu pensais, mon garçon, que l’hymen resterait secret ou ne se graverait que dans les yeux de quelques personnes. Non, la reine exige les formes légales. Tu as le choix, refuser et mourir avant l’heure des lampes ; ou bien messaline-cover2.jpgconsentir au crime et jouir d'un délai, c’est-à-dire garder la vie jusqu’à ce que la nouvelle coure dans toute la ville et arrive enfin aux oreilles de l’empereur. Le dernier, il apprendra le déshonneur de sa maison. Obéis donc, si tu veux acheter à ce prix quelques jours d’existence. Mais quel que soit le parti qui te semble le plus aisé et le plus honnête, il faudra toujours finir par tendre au glaive ce beau, ce blanc cou ».

 

Apte à tous les excès, Messaline épouse Silius dans une bacchanale digne des plus grands débauchés, alors qu’elle est encore mariée à Claude, alors en déplacement sur le front du combat ; Tacite écrit : XXX. Calpurnie (c’était le nom d’une de ces femmes), admise à l’audience secrète du prince, tombe à ses genoux, et s’écrie que Messaline est mariée à Silius. Puis elle s’adresse à Cléopâtre, qui, debout près de là, n’attendait que cette question, et lui demande si elle en est instruite. Sur sa réponse qu’elle le sait, Calpurnie conjure l’empereur d’appeler Narcisse. Celui-ci, implorant l’oubli du passé et le pardon du silence qu’il a gardé sur les Titius, les Vectius, les Plautius, déclare « qu’il ne vient pas même en ce moment dénoncer des adultères, ni engager le prince à redemander sa maison, ses esclaves, tous les ornements de sa grandeur ; ah ! plutôt que le ravisseur 000 0015jouît des biens, mais qu’il rendît l'épouse, et qu’il déchirât l’acte de son mariage. Sais-tu, César, que tu es répudié ? Le peuple, le sénat, l’armée, ont vu les noces de Silius, et, si tu ne te hâtes, le mari de Messaline est maître de Rome ».  

Messaline en Bacchante

XXXI. Alors Claude appelle les principaux de ses amis ; et d’abord il interroge le préfet des vivres Turranius, ensuite Lusius Géta, commandant du prétoire. Enhardis par leur déposition, tous ceux qui environnaient le prince lui crient à l’envi qu’il faut aller au camp, s’assurer des cohortes prétoriennes, pourvoir à sa sûreté avant de songer à la vengeance. C’est un fait assez constant que Claude, dans la frayeur dont son âme était bouleversée, demanda plusieurs fois lequel de lui ou de Silius était empereur ou simple particulier. On était alors au milieu de l’automne : Messaline, plus dissolue et plus abandonnée que jamais, donnait dans sa maison, un simulacre de vendanges. On eût vu serrer les pressoirs, les cuves se remplir ; des femmes vêtues de peaux bondir comme les bacchantes dans leurs sacrifices ou dans les transports de leur délire ; Messaline échevelée, secouant un thyrse, et près d’elle Silius couronné de lierre, tous deux chaussés du cothurne, agitant la tète au bruit messaline5 anneka lori wagnerd’un chœur lascif et tumultueux. On dit que, par une saillie de débauche, Vectius Valens étant monté sur un arbre très-haut quelqu’un lui demanda ce qu’il voyait, et qu’il répondit : « Un orage furieux du côté d’Ostie » ; soit qu’un orage s’élevât en effet, ou qu’une parole jetée au hasard soit devenue le présage de l’événement ».  

 

Le cinéma a profité de sa personnalité hors du commun pour ce qui est des tentations luxurieuses, et toujours conduites pour rendre un culte à son dieu préféré Priape, et a espéré rendre compte comme il pouvait de ses frasques. Hélas, la sainte est si intense dans ses égarements que le meilleur cinéma, même le plus libertin, ne parvient en rien à rendre à sa juste force l’impératrice.

Nous rendons compte ainsi de cette tentative d’un certain Jacob Most (Jaime Puig), en 1982, qui fait de Messaline une mangeuse d’hommes, ce qu’elle était assurément. Une parodie on ne peut plus loufoque, car à vouloir faire de l’argent en faisant du sexe sans savoir en faire, on finit toujours par faire un navet. Tant pis…

Comme toutes les impératrices de la première moitié du premier siècle, à Rome, bacchus5Messaline, une des épouses de l’empereur romain Claude, symbolise l’appétit de luxe, la soif du plaisir et l’esprit de lucre de la haute société romaine. L’impératrice Messaline est en fait une parvenue dont l’époux a été hissé par hasard, en 41, sur le trône par des prétoriens en quête d’empereur. Elle est éblouie par la situation exceptionnelle qu’elle occupe et elle en profite. On ne compte plus ses amants, qu’elle choisit de préférence parmi les esclaves et les affranchis impériaux. Elle aime se déguiser en esclave et se prostituer dans les lupanars de Rome. Elle se plaît à faire proscrire des Romains pour s’emparer de leurs fortunes, elle vend les droits de cité aux plus offrants, elle négocie les commandements des légions, les gouvernements des provinces. Redoutant d’éventuelles rivales, elle fait assassiner une sœur de Caligula et une cousine de celle-ci, toutes deux célèbres pour leur beauté.

  

Messaline et Agrippine

Autres titres: My nights with Messalina (Mes nuits avec Messaline)

Réalisation : Jacob Most

Année : 1982

messaline10 version grecqueOrigine : Espagne

Genre : Peplum

Durée : 79mn

Acteurs: Carla Dey, Julia Caballero, Ajita Wilson, Joaquin Gomez, Antonio Morono, Antonio Molino Rojo, Carlo Perez, Olga Rodriguez, Anjo Salom, Conrado Tortoso Piper, Concha Valero, Eva Wagner...

 

Résumé : « Alors que Claudius le bègue (Claude) conte des exploits guerriers imaginaires alors qu’il forniquait à-tout-va avec des Gauloises jusqu’à ce qu’un des époux entre dans la pièce, s’approche de Claude, et ce dernier, charmé par les moustaches du Gaulois, s’adonne à l’amour comme Spartacus et finit par le prendre par derrière ; tant et si bien qu’il attrape une inflammation des parties génitales… Pendant que Messaline et Agrippine s’amusent tout autant en organisant des concours d’orgies entre deux récits de leurs aventures galantes...

 

Si le péplum connut un regain de popularité dans les années 80 sous la forme de ce sous genre du cinéma Bis qu’est le « sword’n’sandal érotique », ce fut pour le meilleur et surtout le pire. Si on pouvait trouver un quelconque intérêt à des œuvres telles que « Caligula et Messaline » ou « Les aventures sexuelles de Néron et Poppée » par exemple, que penser de films tels que « Messaline impératrice et putain » de 000 0009Bruno Corbucci qui ouvrit tristement le filon en 1977, « Per amore di Popea » ou « Les folles de nuits de Caligula » qui, sous forme de comédie grotesque, mélangeaient l’érotisme le plus (ba)lourd à la vulgarité extrême où flatulences et pitreries affligeantes se succédaient sans finesse aucune. Si Messaline et Agrippine se range plus auprès des comédies de ce type, le film de l’espagnol « Jaime J.Puig » caché derrière le pseudonyme de « Jacob Most » est pourtant une petite surprise. Certes, on reste une fois de plus dans le degré zéro de la comédie érotique mais malgré son ridicule, « Bacanales romanas » parvient à faire rire sans trop tomber dans la vulgarité et la grossièreté.

La voix-off qui ouvre le film donne le ton : « Une aventure romaine pleine de messaline agrippine jacob mostlesbiennes, de pédés, de cocus et de nymphomanes. Toutes les perversions montrées ici sont le reflet de cette époque et aucune réclamation ne sera admise ! » Et elle ne ment pas ! Tourné dans un coin de studio orné d’une statue, de trois tentures et d’un coussin, Messaline et Agrippine nous content les aventures sexuelles des deux inséparables coquines à la libido explosive qui, entre deux récits de leurs exploits, n’ont de cesse de trouver le moyen de débaucher Pijon (de « pigeon » ?), un pauvre gaulois que l’on dit « étonnamment bien membré ». Entre deux stock-shots flous, Puig accumule 75 minutes durant et de façon désordonnée un nombre impressionnant de scènes érotiques qui relèvent toute de la comédie graveleuse.

 

C’est ainsi que Claudius le bègue conte ses aventures avec trois exubérantes tigresses avant d’être interrompu par un vaillant Gaulois qui ne demande qu’à être sodomisé 000 0014tant et si bien que le pauvre soldat en perd sa moustache. Mal en prit au pauvre Claudius qui en ressort avec une inflammation des parties génitales.

Puig (Jacob Most) mélange tous les genres avec insolence et allégresse. Vaudeville, comédie, non sens, péplum et malgré l’énormité de la chose, la mayonnaise prend. On se surprend à rire de bon cœur. Il accumule les anachronismes : Vénus téléphone en plein ébat à un client fort impatient, Pijon joue un flamenco enflammé à Agrippine qui se malaxe les seins en rythme pendant que les Romains commentent ses exploits comme s’il s'agissait d’un reportage sportif pour la télévision ! Le final ébouriffé ressemble à une gigantesque partie de billard. Les romains courent à la queue leu-leu pour pénétrer Messaline et messaline3 affiche ssAgrippine à une cadence effrénée. Chacune doit battre le record de l''autre afin de remporter le jeu. 457 coups de membres virils contre 385. Messaline est élue « grande gagnante » !

Tout cela se terminera par une bacchanale digne des Folies Bergères où jupettes et voiles vestaliens s’envolent au son d’un french-cancan dynamique.

La trame conductrice est bien sûr Pijon, ce pauvre Gaulois si extraordinairement membré mais si tristement chaste. Chasteté que lui volera la Prêtresse de Bacchus après lui avoir arraché à pleines dents un surplus de prépuce qu’elle recrache profitant ainsi pleinement de ce membre si convoité. « Messaline et Agrippine » est un véritable festival de grimaces qu’un hybride entre messaline trump overblogAlvaro Vitali et Jean Lefebvre n’aurait pas renié, de gags iconoclastes et de joyeuses trouvailles. La version française pour une fois aussi ridicule soit elle accentue le comique des situations. Toutes les caricatures imaginables sont présentes : l’empereur fofolle, les servantes lubriques, les vaillants guerriers aux lances en plastique et les centurions frustrés.

Puig (Jacob Most) semble avoir voulu faire un clin d’œil à « Salo » lors du récit d’Agrippine qui joue les narratrices de façon si évocatrice qu’elle en fait bouillir l’eau du bain de Messaline. « Messaline et Agrippine » est une gentille surprise, une véritable comédie de bazar, un fouillis parodique si plaisant qu’il réjouira les amateurs de n’importe quoi et les admirateurs d’Ajita Wilson dans le rôle de cette Vénus d’ébène ».

 

(les photos ne proviennent pas du film cité)

Par Jacques Moritz - Publié dans : Actualités
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 13:38

Lire à ce sujet :

 

http://www.lecheminverssoi.be/index.php?option=com_content&task=view&id=54&Itemid=41

(réservé à un public adulte averti)

 

A-Messe-Noire-Anubis-titre-NB.jpgTout commence en voulant savoir d’où vient la fête de la Saint-Valentin… Jean-Paul Ronecker répond à son sujet : « (…) Elle correspond à la fête païenne de la famille, ou encore à la fête de Lupercalia du vieux calendrier romain. A cette date, les jeunes Romains parcouraient les rues de Rome vêtus de peaux de loup, poursuivant des jeunes femmes nues. Quiconque était rattrapé par les hommes-loups était fouetté, ce qui correspondait à un rite de fertilité ».

 

(Croyant étudier la mystique du loup à propos de cette fête de « Lupercalia », la science occulte nous fait rejoindre le « bouc cornu » ; selon Ovide (source : Evariste Zephyrin), les lupercales étaient célébrées le troisième jour après les ides de février, elles avaient lieu le 15 février plus exactement. Elles ont été instituées à Rome en l’honneur de Lupercus (Pan) par Romulus et Remus pour les uns, par Evandre  pour les autres. Il est probable, compte tenu de l’origine pélasgique du dieu Pan, que Romulus et Remus n’ont fait que perpétuer le culte  de leurs ancêtres, des troyens s’étant installés dans le Latium après la chute de Troie.

 

Donc, l’institution des lupercales est attribuée à Evandre qui aurait construit un temple sur le mont Palatin au dieu Pan : « Principe de la génération universelle, et comme tel le dieu d’un peuple dans la religion duquel l’idée de la force génératrice était le dogme fondamental. A l’antre « Lupercal » une tradition célèbre rattacha postérieurement l’allaitement de Romulus et de Remus, précisément parce qu’il avait déjà une certaine importance religieuse et qu’il était rempli de cette mystérieuse terreur que passait pour inspirer le dieu Pan habitant des forêts, terreur que font naître chez l’homme peu civilisé la solitude et le silence des forêts primitives ». Cette fête, cette cérémonie ou ce culte proviendrait de l’Arcadie, de même que le dieu Pan. Signalons,  bien avant que Rome n’existât, les anciens Grecs célébraient la fête des loups (Lukéia) dont le terme « lupercales en est la traduction ».

 

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Certains auteurs mettent en exergue le caractère indigène (dans notre cas, l’origine « pélasgique » de cette fête) mais on peut se demander, sachant que les Grecs pour une bonne part de leurs cultes, leurs savoirs l’ont puisé auprès des Egyptiens, est-ce que cette fête et ce dieu ne trouverait pas une correspondance en Egypte à travers le culte d’une divinité similaire ? « Le bouc symbole de fécondité, lunaire et nocturne » a été immolé au dieu de la nature, Bacchus, Pan, Faunus, Lupercus, Sylvain, Satyre ; et en Egypte, un culte fut rendu au dieu bélier Banebdjed. Il était honoré à Mendès, nom qui selon Hérodote, signifiait « bouc » en égyptien : «  Les Mendésiens ont beaucoup de respect pour les boucs et les chèvres, et plus encore pour ceux-là que pour celles-ci, et c’est à cause de ces animaux qu’ils honorent ceux qui en prennent soin. Ils ont surtout en grande vénération un bouc qu’ils considèrent plus que tous les autres. Quand il vient à mourir, tout le nome mendésien est en deuil ».

 

Le dieu bélier Banebdjed protecteur de Mendès, verra son culte être associé à celui de la déesse poisson Hatméhyt, ce fait prend son importance quand nous savons que lors des lupercales, au dieu Lupercus, Faunus, Pan, la déesse Junon Lucine y était associée. Une autre similitude apparaît entre ce dieu bélier égyptien et Pan, c’est qu’ils seront diabolisés l’un comme l’autre. Banebdjed deviendra dans la tradition judéo-chrétienne, le Bouc de Mendès, l’ange déchu, c'est à dire Baphomet.)

 

image-satyre.jpgRapidement, nous établissons que « Lupercalia » se rapporte à Lupercus, nom d’un Dieu romain, protecteur des troupeaux contre les loups, et qui n’est autre que Faunus, avatar du Grec Pan dont la figure est le bouc satanique. Et si chaque mythologie l’appelle Faunus, la science occulte le nomme « Faustus ». D’ailleurs, le Dieu Faunus est réputé pour être « favorable, bénéfique, bienfaisant, merveilleux », termes qui sont l’exacte traduction de « Faustus » (heureux, favorable, prospère).

 

Quelle étonnante proximité entre les noms « Faustus » et « Faust » ? Alors que tout prêtait à croire que « Faust » est un nom allemand, il y a de fortes chances qu’il dérive du « Faustus » romain.

 

Que lisons-nous au sujet de « Faust » ? Nadia Julien écrit : « (…) Personnage du « Livre populaire », sorcier et magicien assoiffé de plaisir et de science, qui vendit son âme au démon (Méphistophélès*) et s’engagea à le servir fidèlement pendant vingt-quatre ans, en échange de toutes les voluptés. Il reçut également de lui des notions de cosmogonie, d’alchimie, sorcellerie… »

 

(* On trouve le nom « Méphistophélès » ou « Méphisophiel » comme un des Serviteurs de la Qlipah Tagaririm, Celle régnant dans la Sphère liée au Soleil.)

 

image-satyre2.jpgLa science occulte enseigne qu’il existe un « Dieu des Bois » (virilité) fréquentant cependant les salons mondains nommé Faustus (Faunus accompagné des Faunes, ou des Sylvains ou Sylvestres, qui sont finalement les Satyres) et qui est le « Satan à tête de loup ». On explique d’ailleurs que « les Sorciers au moyen âge se transformaient en loup pour se rendre au Sabbat ». (Dictionnaire des symboles) De ces hommes déguisés en loup, pour des fêtes ou pour des célébrations nocturnes à caractère magique, viennent les nombreuses histoires au sujet des loups-garous.

 

Le Dictionnaire des symboles ajoute que « le loup est synonyme de sauvagerie, la louve de débauche ». Au point que le terme « louve » signifie « prostituée », et parfois « hiérodule », c’est-à-dire « prostituée sacrée », ce qui n’est pas la même chose, entendu que la dernière pratique consiste pour une Prêtresse d’incarner l’entité supérieure qu’elle honore. En romain, « louve » se dit « lupa » et la « maison des prostituée » est le lupanar. C’est l’heure de comprendre le mot « salope » : « lope » vient de « lupa », autrement dit « louve », surtout « débauchée » ou plus largement, « douée comme une prostituée ». Et « sa » ou « sal » est la racine de « salix » ou « salicia » voulant dire « salace », plus sûrement « lubrique ». Soit, « salope » signifie « débauchée lubrique » ou « aussi salace qu’une prostituée experte ». Nous savons aussi qu’il existe une entité d’aspect féminin, régnant aux côtés du « Dieu des Bois », appelée « Salix Lupa » ou « Cornelia Lupa », tiré de « Qeren » pour la « Cornue », que certains identifient à Lilith la « pornocrate magicienne ».

 

A autel messe noire satyre2 NBIl n’y a qu’un pas à franchir pour que Lilith (Salix Lupa ou Cornelia Lupa) devienne la Maîtresse des Louves, idem pour « Faustus » que le rôle ne déplait pas (Kâma est bien le « Seigneur et Maître des Apsara). Les « Sylvestres » qui l’accompagnent dans les profondeurs des bois incarnent « les forces vives de la Nature » ; et leur caractère est marqué par une permanente lubricité. Leur nature est rustre. C’est voulu ainsi qu’ils soient tous figurées par des représentations rupestres, campagnardes, accentuant davantage encore ce côté sexuel limite grossier, viril porté à l’odieux avec des phallus constamment en érection, etc…

 

 

jacques-satan7.jpgFaustus « Faunus » est sans doute l’ancêtre du Satan contemporain auquel se réfèrent la majorité des satanistes, son caractère est hédoniste, il est porté sur la luxure sexuelle, l’élan lubrique, et ce faisant, il est magicien. Comme il est décrit, « il est réputé pour sa sorcellerie, ses pouvoirs magiques, cependant qu’il est insatiable d’une sexualité virile et débridée, pratiquée sans le moindre scrupule ». C’est le principal « Dieu », « Dieu des Bois », à insister autant sur l’activité licencieuse car c’est peut être lui, connu comme « divin », le premier ayant émis un semen. Quel paradoxe pour un spiritualiste et pourtant, il est possible qu’ici, il n’y en ait pas.

 

Faustus ressemble à s’y méprendre au Cernunnos* des Gaulois, dieu phallique portant des cornes de cerf sur la tête, nom dont la racine est « Cern » et « Kern » (rune germanique), « Karenos » et « Kronos », renvoyant au « Saturne » phallique ; et les icônes de Cernumnos, le montrant portant ses cornes, assis en tailleur exhibant un phallus dressé, entouré d’animaux sauvages, ressemblent trait pour trait à ceux du Shiva aryen, ce qui suppose nettement que l’un est l’autre. C’est signe que les anciens Aryens étaient des Germains.

 

Les pratiques occultes du sorcier Faustus, le Satan à tête de loup, sont les mêmes que toutes les autres, mais le sexe y joue un rôle fondamental, pour ne pas dire crucial et impérieux, délivré de toute entrave et exercé avec indécence volontaire. C’est le culte rendu à la Bête (Heith). Au point que « Faustus » devient alors un autre nom de « Satan », mais qu’il s’agit bien de la même entité ; ou, qu’en fait, comme dit plus haut, le « Satan » honoré dans le noir des chambres mondaines, dont la religion est celle de la chair, n’est autre que l’antique « Faustus », qu’accompagnaient les Sylvestres ou Satyres, et autres Salix Lupa*… Ses messes étaient aussi noires que possible et les autels étaient faits de chair et de licence, les célébrations portaient à la gloire la splendeur de Sodome…

 

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(Si une certaine mystique montre les Satyres, certains Esprits des Morts Magiciens des ténèbres, sous la figure de loups-garous (cf. Anubis et les siens figurés avec une tête de chien sauvage ou « loup »), qu’en est-il des entités d’aspect féminin sinon qu’elles sont des « louves », c’est-à-dire douées pour la magie ou la sorcellerie mais dont le caractère est « débauché ». Il ne s’agit pas ici d’êtres humains mais bien d’entités issues du plan des ténèbres. Ce sont les « Lupa ».

 

Les expériences tirées des cérémonies pratiquées pour l’un des cultes cités dans cet ouvrage, l’Autel émane dans l’invisible des « Lupa » ou, au moins, de leurs émanations. Chaque va-et-vient du coït* fait s’échapper des « Lupa » ou de leurs émanations qui remplissent l’atmosphère électromagnétique ambiante, créant rapidement un « nuage » particulier servant de vêtement provisoire à ces entités. De même, tenue régulièrement en affinité avec ce nuage de « Lupa », l’Autel qui est la Prêtresse, la femme favorable ou yoginî, ne cesse de vouloir faire évoluer son apparence physique avec les formes que prendraient ces « Lupa » si elles pouvaient en avoir une. Ces dernières exercent alors une influence majeure dans l’apparence de la femme, douées qu’elles sont pour l’inspiration et la suggestion, pouvant agir dans l’anonymat le plus complet, parfois au détriment d’un sujet profane ; ce qui n’est pas le cas de la Prêtresse usant justement de ces liaisons pour obtenir des moyens magiques idéaux aux célébrations abordées ici.)

 

(* Le plus souvent, les « Lupa » qui s’échappent lors du va-et-vient coïtal et envahissent l’air ambiant guident ensuite les ébats sexuels ; ce sont les « Domina », de véritables dominatrices au point de pouvoir porter les deux sexes. Elles sont des « initiatrices », terme qui ne vaut pas seulement pour l’activité sexuelle. En tout cas, ce phénomène est celui que d’autres mystiques abordaient d’une autre manière, disant que « les sorcières engendrent des démons par le frottement (coït). (Mircéa Eliade – Forgerons et alchimistes)

 

Quant au mage ou sorcier, son œuvre consiste précisément à utiliser ce « nuage » de « Lupa » diffusé et propagé par l’Autel ; ce n’est donc pas la femme favorable ou yoginî qu’il désire mais bien ce « nuage » de « Lupa » qu’il tente de canaliser afin de le diriger vers le but de sa pratique. Ce n’est pas une activité facile car les « Lupa » sont bien plus malignes que lui, bien plus douées que lui, et c’est sous certaines conditions qu’elles acceptent de le satisfaire.

 

On se rend compte ici, dans le culte de Faustus, qui est celui du Bacchus romain, que « Lilith » ne signifie plus seulement « nuit » mais que son nom est plus ou moins en liaison avec le terme « Lupa » signifiant « louve » et qui est, dans le plan des ténèbres, une entité d’aspect féminin, douée pour la magie au point d’être évoquée comme une « sorcière », connue par ailleurs pour sa nature débauchée outrancière, au point d’appeler « Lilith » la « pornocrate ».

 

Au sujet des loups-garous tapis « derrière la barrière » (le plan des ténèbres contigu au nôtre, séparé par un seuil nommé ici « barrière »), on peut lire par exemple les versets suivants : « Certains voient tout en attendant, s’enorgueillissent de leurs grandes ailes ; ne pensez pas leur échapper en vous réfugiant dans vos lieux saints, ils vous pourchasseront ; ils sont accroupis, les mâchoires bées et voraces ; ils attendent d’enflammer le monde ; ils sont émaciés et inassouvis, ils arrivent les yeux incandescents des feux de l’Enfer ; et les nuits austères peuvent défiler, et, accroupis, les grands chiens sont allongés, attendant de bondir dans le monde ».

 

Tout ceci vaut exactement et pareillement pour les « Lupa » : « Certains voient tout en attendant, s’enorgueillissent de leurs grandes ailes ; ne pensez pas leur échapper en vous réfugiant dans vos lieux saints, les Lupa vous pourchasseront ; elles sont accroupies, les mâchoires bées et voraces ; elles attendent d’enflammer le monde ; elles sont émaciées et inassouvies, elles arrivent les yeux incandescents des feux de l’Enfer ; et les nuits austères peuvent défiler, et, accroupies, les « Lupa » sont allongées, attendant de bondir dans le monde. »)

 

belial-taureau.jpg La fameuse fête romaine de Lupercalia où « des hommes déguisés en loup poursuivent des femmes nues et celles qu’ils attrapent sont fouettées » peut s’imaginer, le rituel étant inspiré d’un autre pratiqué lors des Bacchanales, que des « louves » ou « lupa » chassent des hommes « à éduquer » (surtout des « puceaux* » ou « hommes vierges » qui n’ont point connu encore la relation charnelle avec la femme de chair et de sang) et ceux sur lesquels elles jettent leur dévolu deviennent leur esclave, leur sujet, leur élève ou autre encore (l’origine du SM, de la domination), afin de se les « approprier » pour elles seules ; le « puceau » devient alors leur prisonnier après que les louves l’aient capturé par le psychisme). L’une de ces Maîtresses « Lupa » était appelée « Brigantia » (« brig » signifiant « élevé ») chez les Romains et l’on peut supposer qu’un tel nom ou approximatif devait être celui de la Domina des Bacchantes dans la pratique suggérée ici.

 

baphomet-mendes3.jpgSoit, si le corps physique doit rester exempt de toute relation charnelle, le corps psychique vit une vraie vie de débauché : « la proie des « Lupa » n’est pas l’enfant, mais l’homme vierge ». La virginité trouve une liaison bien étrange avec la prostitution ; or, ici, il s’agit de « prostitution sacrée », c’est-à-dire qu’une femme dans un temple incarne la Déesse ou bien qu’elle se consacre entièrement à une Divinité et pratique la relation charnelle à la seule condition que la personne mâle représente en tous les aspects possibles la Divinité qu’elle honore. Ainsi, elle ne se donne point au mâle mais bien à la Divinité glorifiée.

 

Puis, dans un autre registre : « Nous avons dit que la magie blanche différait fort peu des pratiques de la sorcellerie… que ce soit du Sentier de Droite ou de celui de Gauche… C’est ainsi que Gabalis dit à l’auteur : « Les Sages ne vous admettront jamais dans leur société si vous ne renoncez pas à l’instant même à une chose qui ne peut entrer en concurrence avec la Sagesse. Vous devez renoncer à tout commerce charnel avec les femmes ». Avec en note ajoutée : « Nous parlons des statuts de la Sorcellerie comme de la Démonologie : la Sorcière devait renoncer à son mari, le Sorcier à ses droits d’époux sur sa femme légitime, comme le Dougpa aujourd’hui renonce au commerce avec les femmes en vie… » Des propos qui arrangent bien les affaires des ascétiques, on l’imagine aisément. Cependant, il convient de corriger quelque peu ces commentaires, présentés avec les apports typographiques d’origine.

 

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 D’abord, en réalité, le renoncement à son épouse ou à son mari est temporaire, le temps de la pratique magique, ou quelques jours avant, selon le rituel. Ensuite, manifestement les mots « Sages » et « Sagesse » en couvrent d’autres, permettant de mieux comprendre cette citation. Enfin, il est clairement établi, ne serait-ce que dans la célébration de Faustus avec les « Lupa » « attendant de bondir dans le monde » qu’elles « chassent le puceau ou l’homme vierge ». Dans ce cas précis, la citation au-dessus deviendrait logiquement la suivante : « Les Lupa ne vous admettront jamais dans leur société (Anti-Monde ou « ténèbres ») si vous ne renoncez pas à l’instant même à une chose qui ne peut entrer en concurrence avec Elles. Vous devez renoncer à tout commerce charnel avec les femmes ».

 

« Le magnétiseur (en l’occurrence ici la « magnétiseuse » ou « fascinatrice » - NDA) s’établit toujours « pôle négatif », et, au contraire, le magnétisé toujours « pôle positif ». Et de cette manière, le magnétisé, étant amené à une plus haute intimité avec (l’Autre Monde), peut découvrir, hors des conditions physiques, toutes les circonstances, déjà déterminées de cet (Autre Monde), plus ou moins, suivant l’intensité de sa polarisation ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : Actualités - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 13:41

 

mj2.jpg Les mystiques sont enclins parfois à se poser des questions bizarres. Le destin somme toute tragique du roi de la pop Michael Jackson est-il pour partie lié à ses aises qu’il prit pour parodier jadis, sous l’air du fun, les morts-vivants dans son fameux clip intitulé « Thriller » ? La question peut naturellement prêter à sourire à tout esprit rationnel et raisonné, c’est une tout autre affaire pour ceux que l’occultisme attire.

 

Ces morts-vivants, un rituel les décrit et ils ressemblent bien aux figures grimées et maquillées qui viennent entourer Michael Jackson dans son clip : « Invisibles, ils marchent parmi nous, et lorsque nous les rejoignons, rôdant dans la nuit, également invisibles, et les autres ne voient rien, car ils sont aveuglés par les moulins de la bonté. (…) Et les nuits austères peuvent défiler, et, accroupis, les grands chiens (loups-garous) sont allongés, attendant de bondir dans le monde. Ne pensez pas, ô hommes à l’esprit moisi, que vous pouvez échapper aux grandes bêtes en vous réfugiant dans vos lieux saints, car ils vous pourchasseront à travers les angles, et ils se cachent à l’intérieur du Trapèze. Je les connais car je suis comme eux, et j’ai approché la grande Barrière, et j’ai vu sur les rivages où le temps n’existe pas les formes monolithiques des Chiens de la Barrière (loups-garous). (…) Sur ce seuil sombre, ils sont accroupis, les mâchoires battantes et voraces pour les âmes de ceux qui sont à l’extérieur. Je suis rentré au travers des angles, et difficilement ils m’ont suivi. Oui ! Les dévoreurs m’ont suivi… Ô homme piteux, tiens compte de mon avertissement, ne cherche pas à forcer les portes de l’au-delà. Sache que les habitants des Abysses cherchent les âmes comme les tiennes pour en faire leurs esclaves. Et si tu entends des hurlements de chiens de plus en plus fort, retire-toi vers ton corps, si tu es assez vif, à travers les cycles et ne pénètre plus les voiles ! » (Extrait du rituel « Die Elektrischen Vorspiele » - Anton Szandor LaVey – Les rituels sataniques – éditeur Camion Noir)

 

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La vision des chiens peut être mise en parallèle avec les deux histoires étranges rapportées par le Docteur et Mage Papus :

 

« Deux jeunes Hindous, se livrant depuis peu à la magie, ont l’idée de faire une évocation et, après quelques jours de préparation, font leur expérience tant bien que mal, à la lisière d’un bois. Ils se placent dans le cercle et commencent leur conjuration. Au même instant, ils voient arriver d’assez loin un taureau furieux, les cornes abaissées, et qui se dirige droit sur eux. L’un des deux expérimentateurs perd la tête et se jette en dehors du cercle où il tombe aussitôt évanoui. L’autre eut la sagesse de ne pas bouger et constata que cette vision du taureau furieux n’était qu’une hallucination consciente ».

 

Idem et lu dans un journal de Madras, « The Theosophist » : « En 1892, un membre connaissant les pratiques magiques eut l’occasion de suivre un expérimentateur dans les environs de Lyon. Le cercle une fois formé au carrefour de trois routes, vers minuit, l’évocation commence et bientôt notre étudiant aperçoit un équipage arrivant au galop par l’une des routes. Il distingue très bien les lanternes éclairées de la voiture, les pas de chevaux et les claquements du fouet. Sentant que la voiture arrivait sur eux, notre jeune homme veut se garer et, pris de peur, va se jeter hors du cercle, quand l’expérimentateur l’empoigne et le retient de force. Encore une hallucination » (Papus – Traité méthodique de magie pratique)

 

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A chaque fois un convoi, un animal furieux, qui viennent au pas de charge vers l’opérateur, à la même manière que celle des Chiens de la Barrière (loups-garous) décrits plus haut. Les « claquements du fouet » font penser à ceux d’Hécate qui tient le sien derrière ses chiens furieux tenus en laisse. C’est cette divinité souterraine à qui les Grecs élevaient des autels aux carrefours.

 

La théosophe Annie Besant situe ces morts-vivants dans un lieu nommé « Kâma-Loka », ou « lieu du désir », un plan contigu au nôtre et qui accueille les nouveaux morts mais garde emprisonné malgré eux ceux des vivants qui ont eu une mort prématurée. D’où son constat : « Les ombres infortunées vouées au péché et à la sensualité errent au hasard jusqu’à ce que sonne l’heure réelle de leur mort. Arrachées aux scènes de la vie dans toute la force de leurs passions terrestres, elles cherchent des occasions que des médiums leur offrent de goûter à nouveau à ces sensations. Ces esprits des morts sont fourbes, méchants et cruels qui poussent leurs victimes à commettre d’horribles crimes, et qui sont heureux de les mettre à exécution ! Ces vampires psychiques causent non seulement la perte de leurs victimes, mais lorsqu’ils arrivent à la fin de la période naturelle de leur vie, ils sont emportés par leurs impulsions infernales loin de l’aura de la terre, dans des régions où ils souffrent, pendant longtemps, des tortures inouïes, et finissent par être complètement annihilés ».

 

De l’autre côté de ce bas monde, les morts-vivants « décédés prématurément » envient les hommes qui jouissent de la vie ; et, bien entendu, ceux qu’ils jalousent le plus vivement sont les gens à qui la vie sourit quotidiennement : les fortunés, les chanceux. C’est auprès de ces riches qu’ils veillent et les suivent dans l’invisible, épiant leurs moindres fautes et espérant leur mort subite afin de s’approprier leur destin. Ces morts-vivants, attendant dans l’antichambre noire, tel un homme envieux regarde l’amour s’émanciper sous ses yeux derrière un miroir sans tain, s’accrochent aux riches, ceux à qui la vie offre un pont d’or, et jurent d’aider à leur mort, convaincus que c’est ainsi qu’ils s’approprieront un destin enviable dans une prochaine vie.

 

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Nous continuons : « La population du Kâma-Loka recrute des éléments particulièrement dangereux chaque fois qu’un acte de violence, légal ou illégal, arrache le corps physique de l’âme et envoie celle-ci dans le Kâma-Loka, revêtue du Corps du Désir, toute palpitante de haine, de passion, d’émotion, remplie de vœux ardents de vengeance ou de luxure non satisfaite. Un meurtrier vivant n’est pas un membre agréable de la société, mais un meurtrier soudainement expulsé de son corps, est une entité bien plus dangereuse encore : la société peut se défendre contre le premier, mais, dans son état actuel d’ignorance, elle reste sans défense contre le second. (…) Helena Blavatsky souligne, pour sa part, que ces « morts-vivants » sont les âmes des méchants désincarnés, qu’en errant dans le Kâma-Loka, ils sont attirés irrésistiblement vers la Terre au milieu des éléments les plus sympathiques à leur nature grossière » (Annie Besant – La mort et l’au-delà – Editions Adyar).

 

Ce n’est pas le comte Gabalis qui dirait le contraire, lui qui s’est tant intéressé aux Esprits des éléments, les Ondins (Eau), les Gnomes (Terre), le Salamandres (Feu) et les Sylphes (Air), les a décrits d’une manière précise ; puis, à force de les raconter, l’auteur a voulu les démystifier, ôter leur pouvoir puissant et même les rendre mortels, et que tout mage pouvait les soumettre. D’où Helena Blavatsky en conclut : « On trouve une résonance sinistre dans les jeux de mots et les plaisanteries joyeuses de l’auteur qui tout en montrant du doigt ce qu’il croyait pour le ridiculiser, avait probablement les pressentiment de son karma qui allait l’expédier en se manifestant sous la forme d’un assassinat ; en effet, l’ouvrage publié à Paris en 1670, l’auteur fut sauvagement assassiné en 1671 lorsqu’il se rendait du Languedoc, son pays natal, à Lyon » (HPB – Occultisme pratique – Editions Adyar).

 

Idem pour nombre de mystiques allemands du début du vingtième siècle, qui, passionnés d’ésotérisme, enthousiasmaient des foules lorsqu’ils évoquaient la venue prochaine d’un Messie pour l’Allemagne ; les mêmes qui le reconnurent en la personne d’Adolf Hitler. Lui apportant le meilleur de la science occulte avec une grande fierté, les plus dévots d’entre eux finirent dans les camps de la mort, comme le raconte Gavin Baddeley : « Plus tard, Hitler décrit ces érudits völkish comme « les plus grands lâches qu’on puisse imaginer, envoyés par des forces négatives pour empêcher l’Allemagne de retrouver sa grandeur passée ». Ils n’étaient pas, selon une des expressions favorites du Troisième Reich, « des hommes d’action ». Ils n’étaient d’aucune utilité à Hitler » (Gavin Baddeley – L’essor de Lucifer – Camion Noir). Manifestement, tous ces mystiques avaient invoqué des mauvaises forces, puisque, fiers de leur magie, c’étaient les pires entités qui s’étaient vengées sur eux.

 

jack-parsons.jpgPrenons l’exemple de Jack Parsons. John Whiteside Parsons (né Marvel Whiteside Parsons : 2 Octobre 1914 – 17 juin 1952) était un Américain chercheur à l’Institut de technologie de Californie, spécialisé dans les propulsions de fusée. Comme il était un occultiste enthousiaste et de surcroît « thélémite », il a été l’un des premiers Américains à prendre un vif intérêt pour les écrits de l’anglais auteur et fondateur de Thélème, Aleister Crowley. À ce titre, il appartenait à la Loge américaine de Crowley, l’Ordre magique Ordo Templi Orientis (OTO).

 

En 1936, Parsons a rejoint le Guggenheim Aeronautical Laboratory (GALCIT) du California Institute of Technology, où il a travaillé pour Frank Malina et Theodore von Karman, à Pasadena. Bien que son éducation fût limitée, Parsons faisait preuve d’une remarquable aptitude scientifique et de génie, en particulier dans la chimie.

 

En 1942, Parsons est nommé à la tête de la Loge Agapé par Aleister Crowley (qui avait lui-même étudié la chimie) au moment où, en chimie, il a fait la percée cruciale dans le développement de la fusée à carburant solide. À la suite de l’intuition, Parsons passe de la poudre noire à l’asphalte et de perchlorate de potassium. Avant chaque lancement d’essai de fusées, Parsons se prévalait d’invoquer le dieu grec Pan.

 

Sara Northrup (alias « Sarah Elizabeth » ou « Betty Northrup) a commencé à vivre avec Parsons. Sa demi-sœur fréquente L. Ron Hubbard, le futur fondateur de l’Église de Scientologie. Avant cette époque, Hubbard servait occasionnellement de partenaire magique à Parsons. Parsons avait identifié l’histoire de la femme écarlate de Crowley, Babalon, que Crowley avait prophétisée. En 1946, Parsons et Hubbard participent au travail dit de la création de Babalon. « Grosso modo », le travail a été d’inventer un rituel idéal pour appeler cette femme écarlate Babalon. Paul Rydeen écrit : « Il a demandé de produire un enfant magique qui serait un produit de son environnement plutôt que de son hérédité ». Crowley lui-même décrit dans « Moonchild » en ces termes. Le travail lui-même était la préparation de Babalon pour ce qui était à venir : un messie « thélèmique ».

 

Crowley, demeurant à son domicile en Angleterre, désapprouvait. Crowley croyait fermement que Parsons doit se dissocier de Ron Hubbard. Néanmoins, Parsons termina le rituel en déclarant qu’il était un succès. Presque aussitôt, il rencontra Marjorie Cameron dans sa propre maison, et la considéra comme la femme écarlate, l’accomplissement du rituel. Parsons, Hubbard, et Cameron procédèrent à l’étape suivante du Groupe de travail Babalon, avec Cameron pour partenaire sexuelle magique avec laquelle il pourrait engendrer une « Moonchild ». Sa création avait déjà été couverte sous la forme d’une fiction dans le roman de Crowley « Moonchild ». Un enfant physique n’a pas été conçu, mais cela n’a pas d’incidence sur les résultats du rituel, comme Parsons et Cameron allaient bientôt se marier ».

 

Peu importe les pérégrinations qui s’en suivirent, le résultat final est là :  

 

« Le 17 Juin 1952, Parsons a été tué dans une explosion de fulminate de mercure dans son laboratoire d’accueil. Bien que grièvement blessé, il a survécu à l’explosion immédiate, mais il est mort de ses blessures quelques heures plus tard. Affolé, sa mère se tua quelques heures après sa mort » (Source Wikipédia).

 

Le mystique vient raisonnablement s’interroger devant pareil drame. Quelle entité ou quels esprits infernaux le mage Parsons a-t-il réellement contactés dans l’Anti-Monde ? N’a-t-il pas invoqué des esprits infernaux, des morts-vivants qui ne voyaient en lui qu’un sujet à faire mourir et non pas à lui venir en aide ? Ces derniers voyaient-ils en lui quelqu’un qui voulait leur voler leur Babalon ? Ou bien, avaient-ils jugé que le rituel les blasphémait, les moquait ? Que c’était un parjure ? Ou même, que l’enfant créé dans le cosmique, réputé pour grandir très vite, appela son père près de lui ? Tant de suppositions un brin funestes sont émises mais un fait persiste à l’esprit du mystique : la réponse à l’action occulte de Jack Parsons fut des plus violentes, et manifestement les morts-vivants qu’il bafouait l’ont mal pris ; ou, sacrilège de lèse-majesté, croyait-il vraiment que sous couvert de connaître des paroles magiques, il s’était convaincu de les soumettre à sa volonté, tel Salomon ?

 

Est-ce encore ce que nous pourrions appeler le « syndrome d’Adonis », en référence à la mythologie grecque, où ce demi-dieu, donc homme pour moitié, voulût séduire Vénus, la déesse de l’amour ; et « la belle conçut une violente passion pour le bel adolescent. Mais le jaloux amant de la belle déesse, Mars, envoya un sanglier attaquer Adonis et le blessa mortellement ». (Nadia Julien – Dictionnaire des mythes – Marabout)

 

lovecraft1 Howard Phillips Lovecraft (20 août 1890 - 15 mars 1937), écrivain américain dont les sources d’inspiration, tout comme ses créations, relevaient de « l’horreur cosmique ». Ses travaux sont profondément pessimistes et jugés « cyniques ». Ses expériences ont-elles influencé qu’il meurt si jeune à 47 ans ? Et tant d’autres mystiques encore, la liste est si longue, pêle-mêle, d’Edward Sellon (48 ans, suicidé d’une balle dans la tête), Maria de Naglowska (1883-1936), Papus mort à 51 ans, « qui s’écroula au seuil de l’hôpital de la Charité, là où il avait fait carrière, terrassé par une très grave crise pulmonaire », et tous ces prêtres défroqués devenus mages « noirs » qui invoquaient des pires esprits infernaux pour ordonner la mort d’autrui via des figurines et qui furent tous brûlés au bûcher ?

 

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Manifestement, il n’est pas bon, encore moins conseillé, de se moquer des esprits infernaux qui nous environnent. Ne pas croire en eux est une chose, les blâmer en est une autre… Personne n'oblige quiconque à croire - celui qui croit sait qu'il ne peut plus revenir en arrière - mais que cela ne l'autorise pas pour autant à la moquerie sans quoi la sentence est sans pitié. 

Par Jacques Moritz - Publié dans : Actualités
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 14:05

Grigori Efimovitch Raspoutine, par la suite Raspoutine-Novyï, , est probablement né en 1869 dans le village de Pokrovskoïe et est mort assassiné dans la nuit du 16 au 17 décembre 1916 du calendrier julien alors en vigueur en Russie (29 au 30 décembre du calendrier grégorien actuel).

Originaire des confins de la Sibérie, c’est un mystique errant, peut-être un staretz, titre donné à des mystiques, laïcs ou religieux, qu’on venait consulter. Cependant, aucun texte actuellement connu ne vient étayer ou infirmer le fait qu’il aurait été réellement moine, chose qu’il affirmait lui-même. En l’état, l’hypothèse la plus généralement retenue est qu’il fut surtout un aventurier doué qui aurait eu une aura très particulière.

Il était de stature moyenne, mais avec une carrure imposante, de nature sale et grossière, mais dégageait un magnétisme envoûtant et étrange. Il portait des cheveux et une barbe longs et hirsutes, mais possédait avec ses yeux bleus clairs, très perçants, un curieux regard hypnotique qui semblait avoir le pouvoir de transpercer l’âme de ses interlocuteurs.

 

Certains prétendent que lorsque Grigori Raspoutine fut assassiné en 1916, il fut en même temps castré. Depuis, plusieurs personnes ont affirmé être en possession de ses organes génitaux, mais aucune n’a pu fournir de preuve concluante. L’influence sans cesse croissante de Raspoutine sur la tsarine Alexandra effrayait le parti conservateur de la cour. Certains récits rapportent que les assassins le castrèrent, mais l’autopsie officielle aurait conclu que ses organes génitaux étaient intacts. Une servante aurait découvert le pénis tranché sur les lieux du meurtre de Raspoutine, et l’aurait conservé jusqu’à ce qu’il atterrisse entre les mains d’un groupe de femmes russes expatriées vivant à Paris. Ces femmes vénéraient le membre comme un charme de fertilité, le conservant à l’intérieur d’un coffret en bois. Informée, la fille de Raspoutine, Marie, demanda à ce que la chose lui soit remise. Elle la conserva par-devers elle jusqu’à sa mort, en 1977.

Un certain Michael Augustine prétendit avoir acheté l’organe, avec plusieurs autres objets personnels de Raspoutine, lors d’une vente organisée après la mort de Marie Raspoutine. Augustine vendit l’objet à l’hôtel des ventes Bonhams, mais les officiels découvrirent rapidement qu’il ne s’agissait pas d’un pénis, mais d’un concombre de mer*. On ignore s’il s’agissait du même objet que vénéraient les Russes des années 1920, ou si Augustine avait voulu duper l’hôtel des ventes.

En 2004, Igor Knyazkin, le directeur du centre de recherches sur la prostate de l’Académie des Sciences Naturelles de Russie, annonça l’ouverture d’un musée russe de l’érotisme à Saint-Pétersbourg. Parmi les objets présentés, Knyazkin prétendit que se trouvait le « pénis conservé » de Grigori Raspoutine, long de 29 centimètres, ainsi que plusieurs lettres du moine. Il dit avoir acheté ces objets à un collectionneur d’antiquités français pour 6 600 euros. On ignore si ce pénis est effectivement celui de Raspoutine.

(Source Wikipédia)

 

(* Le concombre de mer en rêvait. Des scientifiques américains l’ont fait. Ils se sont inspirés de la peau de ce petit animal marin pour mettre au point un nouveau matériau dont la caractéristique est de pouvoir passer rapidement d’un état flexible à un état rigide (Science, 7 mars 2008).

Le concombre de mer, aussi appelé holoturie ou bêche de mer, est un animal en forme de cylindre qui peut atteindre 25 centimètres de long. L’une de ses extrémités porte sa bouche, entourée d’une couronne de petits tentacules. On trouve des concombres de mer depuis la zone littorale jusqu’aux grandes profondeurs dans tous les océans et mers du monde. À 4000 mètres de profondeur, ils constituent ainsi la moitié des êtres vivants.)

Par Jacques Moritz - Publié dans : Actualités - Communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 14:04

Actualité.

 



Un restaurateur brésilien a découvert un détail camouflé au cours des siècles par des couches de peinture sur l’une des toiles du Français Nicolas Poussin: Priape, le dieu grec de la fertilité, était en érection. Nicolas Poussin (1594-1665) n’était pas prude pour un sou. La preuve, sur un de ses tableaux, « Hyménée travesti pendant une cérémonie à Priape », se cachait un sexe masculin. « Ils ont caché le phallus de Priape. C’est ce que nous appelons des retouches de pudeur, ce qui n’est pas rare », s’exclame Madame Régina Pinto Moreira, restaurateur au Musée du Louvre depuis trente ans et qui a passé huit mois, avec deux autres experts français, à restaurer la toile de Nicolas Poussin à Sao Paulo. Issu de la collection du Musée d’Art de Sao Paulo (MASP), le tableau de Poussin intitulé « Hyménée travesti pendant une cérémonie à Priape » sera exposé à partir du 8 septembre. Des « retouches de pudeur » : la restauration de la grande toile de 3,72 m de large sur 1,66 m de haut a coûté 150 000 euros, selon Folha. Elle montre Hyménée, le dieu grec du mariage, vêtu en femme et dansant pour Priape, le dieu de la fertilité qui est généralement représenté avec un pénis en perpétuelle érection. Réalisé entre 1634 et 1638, ce tableau a appartenu à la famille royale espagnole. Il est probable que les « retouches de pudeur » aient eu lieu au dix-huitième siècle, dans une Espagne très catholique. Avec les guerres napoléoniennes, le tableau est tombé entre les mains d’aristocrates anglais et a été vendu ensuite au collectionneur français Georges Wildenstein qui l’a vendu à son tour en 1953 à l’influent journaliste brésilien et fondateur du MASP (en 1947), Francisco Assis Chateaubriand. (AFP)

Par Jacques Moritz - Publié dans : Actualités
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