Titre original : « Caligula II » ou « Messalina, Messalina » (1977)
Origine : Italie
Genre : Érotique
Réalisation : Bruno Corbucci
Avec : Anneka Di Lorenzo (Messaline), Lori Wagner (Agrippine), Vittorio Caprioli (Claude), Tomas Milian, Lino Toffolo...
« Caligula II » ou « Messalina, Messalina » (en français
« Messaline, Impératrice et putain ») peut bien être dénigré par les cinéphiles, il n’en demeure pas moins que le
film, expurgé des
sempiternelles scènes sanguinaires avec des meurtres le sourire aux lèvres (sauf le final mais qui prête au comique car il s’agit, lors des décapitations, de giclées sanglantes au point que celui
qui fauche se trouve trempé de rouge vif), est entièrement dédié à l’érotisme. Point question des complots qui plaisent tant à l’Histoire, aux drames qu’adorent les sentimentaux, aux batailles
qui font les grands péplums, tout est orienté vers les plaisirs de la chair, et les représentations qui la servent et dont les fresques animées sont puisées à partir des récits
mythologiques.
D’où que les soirées débauchées sont dédiées à Vénus, à moins qu’il s’agisse toujours
de Priape, et les spectacles sont régulièrement assurés par des Faunes ou Satyres, c’est-à-dire des hommes le torse nu et portant un pantalon en poils, et des bottes comme des pieds de
bouc, une perruque chevelue sur la tête et ornée de cornes, un membre postiche turgescent et fourchu qui ressemble à celui de Satan lorsque Jules Delassus (Les incubes et les succubes) décrit sa
mentule : « « Satan a coutume de posséder les femmes à rebours. Le démon incube besogne à la fois dans les deux vases, car sa mentule est fourchue. Ses serviteurs démons « ne
se font pas seulement incuber parce qu’ils sont paillards et pour la jouissance qu’ils se procurent de cette façon, mais parce qu’ils s’attaquent aux âmes par le moyen qu’ils préfèrent, la
fornication ». Preuve s’il est besoin encore, que
l’incube et le succube du moyen âge ne sont autres que les antiques Satyres et Nymphes du panthéon grec et dont
Paracelse commentât abondamment les tempéraments luxurieux qui sont les leurs.
En cela, le film « Messalina, Messalina », bien que jugé comme un
« navet », est formidable pour s’obstiner à ne voir dans les activités de l’Impératrice que celles qui concernent son tempérament luxurieux. L’érotisme domine tout fait divers, et
l’œuvre nous montre qu’aux heures romaines, les femmes (les mannequins de chez Penthouse) pouvaient être très excitantes et n’avaient rien à voir
avec celles dont Fellini nous expose régulièrement le portrait repoussant.
Les tenues sont enfin sensuelles, excitantes, comme celle de Messaline qui entre dans la grande salle où est allongé son époux Claude, portant un seul voile mauve maintenu par une ceinture, où l’on voit tout au travers, où l’on est saisi par son pubis triangulaire noir, elle est entièrement nue dessous…
Comme cette scène où passant en char devant un braquage où l’un des malfrats, voulant se
sauver, vient se cacher dans son véhicule, et la voici qui se jette sur lui pendant qu’à l’autre bout de la course, l’Empereur l’attend ; lorsque le char arrive à
ses pieds,
l’Impératrice en sort, Claude lui demande ce que fait l’homme avec elle, et la malicieuse invente une baliverne alors qu’assurément, moins naïfs que l’Empereur, nous saisissons de suite que
Messaline vient de sacrifier à Priape par la bouche encore polluée de liquide séminal.
Comme la scène où elle fornique avec un inconnu : un centurion est chargé de
« fouiller » à travers le pays les hommes les mieux membrés pour l’Impératrice : aussi, dès qu’il croit en trouver un, il le fait séduire par deux belles filles nues sous un voile
quasiment transparent qui le séduisent pour mesurer son érection, puis prennent alors le décimètre vérifier du prodige. S’il entre dans les normes recherchées par Messaline, il est convoqué au
Palais où là, il attendra son tour dans la file d’une vingtaine d’autres virils lavés et parfumées par
des servantes,
pendant qu’un des leurs, à l’intérieur de la couche impériale, fornique la Reine du pays. On ne peut alors imaginer meilleure incarnation de Messaline que cette actrice, top model chez Penthouse,
Anneka Di Lorenzo.
Comme cette grande bacchanale au Palais, où des couples allongés autour de la grande scène
s’embrassent et se caressent mutuellement, des femmes entre elles aussi, tandis que d’autres se régalent de fruits frais, qu’un spectacle digne du Crazy Horse s’offre à leurs yeux, Claude mange
des yeux les couples libertins autour de lui, et
bientôt la belle Messaline, plus sublimement érotique que jamais, vient célébrer la fête, mâte du regard Agrippine abusée par un étalon dont elle
souhaite aussi les services intimes. Un satyre entre en scène, fait son numéro de chansonnier : portant une perruque ornée de deux cornes pointues, d’un pantalon poilu ayant des pieds de
bouc, l’acteur exhibe sa mentule fourchue et Messaline, d’un regard coquin, montre à quel point le désir monte bouillonner en elle.
Elle appelle l’amant d’un soir qui caresse intimement Agrippine, le somme de venir devant
elle, puis le fait quitter la salle, avant qu’elle n’avoue à son tendre époux qu’elle aussi, victime d’un mal de tête soudain, doit s’éclipser. De là à retrouver le bel étalon, il n’y a qu’un pas
qu’elle franchit, et la voici nue empalée sur Priape qu’elle célèbre à sa manière enthousiaste,
comme on chevauche
un cheval.
Puis, le lendemain, elle réclame des explications à Agrippine avant de lui régler ses
comptes sur le lit : les deux femmes nues, cousines de surcroit, allongées sur le lit, s’autorisent les luxures lesbiennes, sachant bien comment autour d’elles nombre des serviteurs
reluquent et s’irritent les sens. Messaline le répète : « Je suis vicieuse et je veux des hommes pour me satisfaire » ; « Oh, répond Agrippine, celui dont tu penses,
avait bien un sexe de dix-neuf centimètres, mais au bout de cinq fois, plouf, plus rien… » Et les femmes d’en rire, avant de
s’adonner ensemble
une nouvelle fois aux joies de la jouissance entre les mains de Lesbos.
Entre-temps, un visiteur à Rome souhaite passer la nuit avec une fille. Un barbu roublard lui file un tuyau, une belle fille plus loin veut bien s’offrir à lui, elle lui fait signe de la main. Il paie son « guide » et va rejoindre la demoiselle, entre dans une sorte de lieu public mais restreint. La fille lui prie de se mettre à l’aise tandis qu’elle va chercher des amis. Lui se déshabille nu et s’allonge sur une table. Manque de bol et quiproquo, la fille fait partie d’un culte religieux et ses prêtres la suivent pour entrer dans le lieu saint que le bougre salace blasphème par son attitude de débauché. Il doit se sauver.
Alors il se rend au lupanar où la tenancière lui propose, compte tenu de son
empressement, ce
qu’elle trouve autour d’elle, naturellement que des hommes, des cinaedi. Lui, réclame une femme. Il paie bien, aussi, on l’emmène dans telle chambre, où dix larrons en sortent, et non des
moindres, des étalons noirs en queue de peloton. Il entre, et c’est Messaline qui est là, sensuelle et dénudée sur un grand lit, lui demandant de scruter les peintures murales érotiques et de
choisir lesquelles il aimerait réaliser en sa compagnie.
Au lendemain, il se rend au Palais demander clémence pour quelque faute et rencontre
l’Impératrice, celle qu’il a forniquée la veille au lupanar. Il jure la reconnaître, mais elle, impavide, lui répond « qu’elle ne l’a jamais vu de sa vie ».
Affichant une
certitude implacable, l’homme se tourne vers une amie et lui dit : « Elle a, en tout cas, une parfaite jumelle au lupanar… »
Elle le retrouve plus tard dans un bain de lait d’ânesse mais, tandis qu’il la caresse,
entendant Claude la rejoindre, doit cacher sous les eaux blanches le vilain « canard ». Plus tard, elle s’en va retrouver son amant et jure le mariage, pour cela, organise des
Bacchanales qu’elle célèbre à peine voilée et les seins nus. Au mur, une sculpture en bois d’un Priape, et elle, voulant être à la fête, engage une danse voluptueuse comme seules savaient les
faire les Bacchantes. N’est-ce pas Edouard Schuré qui avait écrit à
leur sujet : « Tour à tour magiciennes, séductrices, avaient leurs sanctuaires en des vallées sauvages et reculées : Par
quel charme sombre, par quelle ardente curiosité hommes et femmes étaient-ils attirés, les Bacchantes, tour à tour magiciennes, séductrices, avec leurs formes nues – des danses lascives au fond
d’un bois… puis des rires, un grand cri – elles se jetaient sur l’étranger pour le terrasser. Ils devaient leur jurer soumission et se soumettre à leurs rites ou périr. La nuit, les bras enroulés
de serpents, elles se prosternaient devant la triple Hécate ; puis en des rondes frénétiques, évoquaient Bacchus souterrain, au double sexe et à face de taureau (Bacchus en érection ou
Priape) » (XXIXème hymne
orphique – Edouard Schuré – Les grands initiés).
Si la qualité du film est souvent mise en négatif, c’est que la raison de sa réalisation est
originale, comme le commente une critique officielle : « Panique à bord de « Caligula », alors en plein tourments ! La fresque mégalomane de Tinto Brass connaît des soucis qui
paraissent inextricables, faisant croire en une possible annulation pure et simple du projet ! Franco Rosselini, l’un de ses deux producteurs (le second étant Bob Guccione, patron de
« Penthouse ») décide donc de profiter des investissements effectués (décors, accessoires, équipe technique, figurants) pour essayer de sauver les meubles. Le fruit de cette agitation
se nomme « Messaline, Impératrice et putain », parfois connu sous le nom de « Caligula II » (à ne pas confondre avec le film du même nom signé Joe d’Amato) et destiné à sortir
avant le film de Tinto Brass. L’ambition n’est bien entendu pas la même, et cet excroissance du film de Brass n’a
certainement pas demandé le même niveau de préparation. Preuve en est le choix de son réalisateur, Bruno Corbucci (frère de Sergio), un ex-habitué des comédies italiennes qui, à cette
époque là, était en plein milieu d’un cycle polar mettant en vedette Tomas Milian dans le rôle de Nico Giraldi, alias Monnezza (dix films entre 1976 et 1984). Pour ne pas être trop dépaysé,
Corbucci arrive donc sur Messaline en compagnie d’un Milian arborant toujours la coiffe afro et la barbe touffue de son personnage de polars. Quant au scénario, il est lui aussi rédigé par
Corbucci, en compagnie de Mario Amendola, son collaborateur sur cette même série de Monnezza. Enfin, « rédigé » est un bien grand mot, puisque de toute évidence la chose fut écrite au
jour le jour. Il n’y a donc pas véritablement d’histoire. Il subsiste
tout de même un contexte : Messaline (Anneka Di Lorenzo, empruntée à Tinto Brass), épouse de l’Empereur Claude, est une nymphomane
sautant sur tout ce qui bouge. A partir de là, Corbucci et Amendola inventent tout un tas de petites histoires imbriquées les unes dans les autres, juste pour dire qu’il ne s’agit pas d’un film à
sketchs.
Et pourtant, pas de scénario, mais une fidélité historique assez exemplaire. Claude fut en
effet le successeur de Caligula (d’où le titre pertinent de « Caligula II »), Messaline fut en effet connue comme une nymphomane notoire prête à se faire passer pour une putain dans les
rues de Rome,
elle transforma une partie du palais en lupanar et trahit politiquement son mari avec le consul Gaius Silius. Même l’infirmité de Claude (il est bègue), qui aurait pu
passer pour une exagération, fut avérée.
Ce respect de l’Histoire antique ne tient cela dit pas une seconde devant les pitreries
systématiques qui forment l’humour du film de Corbucci. La dyslalie du pauvre Claude semble ne pas suffire, et il faut en plus que le réalisateur lui attribue d’autres défauts tout aussi subtils
: il pète dès qu’il se penche, ce qui lui vaut une réputation de puant, et il passe pour l’idiot de service en étant le seul homme à Rome à ne pas être au courant de la nymphomanie de son épouse.
Qu’il rencontre un homme sortant de la carriole de Messaline, et il gobera l’excuse de Messaline, à laquelle il se réfère comme à « une innocente enfant ». Même lorsqu’il organise une
blague en faisant passer un opposant
pour
l’empereur, il accepte de bon gré que sa femme couche avec l’intrus, louant le « don de sa personne ». Les dialogues sont grivois, à l’image des situations, et se rapprochent à
plusieurs reprises du beauf. L’érotisme demeure soft mais se montre explicite, ce qui conduisit d’ailleurs les distributeurs VHS français (à moins que ce ne soit la production ? peu importe) à
rajouter de très laids inserts porno à une scène de lesbianisme entre Messaline et sa nièce Agrippine.
Un vénitien venu à Rome pour raisons administratives cherche un lupanar, un opposant nommé Bibi (Baba en anglais) (Tomas Milian, qui avec ses simagrées se prend encore pour Monnezza) passe son temps à arnaquer l’aubergiste et à dénigrer les politiciens jusqu’à ce que Claude décide de le droguer pour le faire se réveiller dans la défroque de l’Empereur, le consul Gaius Silius repousse les avances de Messaline, un Centurion glorieux est reconverti en « mesureur de queues » pour Messaline...
Quelle chance d’être la femme d’un Empereur romain quand on ne vit que par le sexe
! Car tous les services de la maison impériale peuvent être
utilisés pour son propre plaisir ! Messaline ainsi n’hésite pas à s’assurer des nuits très occupées. Oui, elle a même constitué une garde personnelle chargée de mesurer les sexes des Romains et
de ramener au palais les heureux possesseurs des plus beaux spécimens ! Et quand ils se trouvent parmi les élus, même les plus farouches adversaires du régime regrettent d’avoir
comploté... »
C’est historique, lors de sa bacchanale pour ses noces avec Gaius Silius, Messaline est
tuée et les siens qui l’accompagnaient dans la débauche aussi. L’anecdote dit que Claude s’en remit, et que la belle cousine Agrippine saisit l’opportunité de l’Empereur esseulé pour
lui faire la cour et reprendre la place de Messaline. Ce qui fut fait. Et la manigance continua ainsi de plus belle, que la nouvelle Impératrice multipliait les amants comme savait si bien le
faire l’ex de Claude, et ce dernier continua, puisque tel devait être son destin, à être impérialement cocufié.
Reste cette scène cocasse avec Bibi, qui fait le pari à un gros costaud buvant dans
une tanière qu'il ne peut pas porter la table retournée sur ses épaules, son épouse et lui. Le mari, vexé, accepte le pari et engage l'action de prendre l'objet pour le
soulever. Sa femme vient s'asseoir dessus, puis Bibi. L'homme se met à rire, puisqu'il a réussi son pari, fait le fier dans la salle remplie de clients, dont Claude, tandis que Bibi a sorti son
pieu pour s'accoupler à sa dame qu'il gratifie de sa virilité au bon endroit. Cocufiage à volo...

des personnalités historiques, et naturellement, les plus portés sur la luxure, conjurèrent Messaline l’impératrice romaine, pour ce qu’ils connaissaient de ses débordements
luxurieux.
consentir au crime et jouir d'un délai, c’est-à-dire garder la vie jusqu’à ce que la nouvelle coure dans toute la ville et arrive enfin aux oreilles de l’empereur. Le dernier, il apprendra
le déshonneur de sa maison. Obéis donc, si tu veux acheter à ce prix quelques jours d’existence. Mais quel que soit le parti qui te semble le plus aisé et le plus honnête, il faudra toujours
finir par tendre au glaive ce beau, ce blanc cou ».
jouît des biens, mais qu’il rendît l'épouse, et qu’il déchirât l’acte de son mariage. Sais-tu, César, que tu es répudié ? Le peuple, le sénat, l’armée, ont vu les noces
de Silius, et, si tu ne te hâtes, le mari de Messaline est maître de Rome ».
d’un
chœur lascif et tumultueux. On dit que, par une saillie de débauche, Vectius Valens étant monté sur un arbre très-haut quelqu’un lui demanda ce qu’il voyait, et qu’il répondit : « Un orage
furieux du côté d’Ostie » ; soit qu’un orage s’élevât en effet, ou qu’une parole jetée au hasard soit devenue le présage de l’événement ».
Messaline, une des épouses de
l’empereur romain Claude, symbolise l’appétit de luxe, la soif du plaisir et l’esprit de lucre de la haute société romaine. L’impératrice Messaline est en fait une parvenue dont l’époux a été
hissé par hasard, en 41, sur le trône par des prétoriens en quête d’empereur. Elle est éblouie par la situation exceptionnelle qu’elle occupe et elle en profite. On ne compte plus ses amants,
qu’elle choisit de préférence parmi les esclaves et les affranchis impériaux. Elle aime se déguiser en esclave et se prostituer dans les lupanars de Rome. Elle se plaît à faire proscrire des
Romains pour s’emparer de leurs fortunes, elle vend les droits de cité aux plus offrants, elle négocie les commandements des légions, les gouvernements des provinces. Redoutant d’éventuelles
rivales, elle fait assassiner une sœur de Caligula et une cousine de celle-ci, toutes deux célèbres pour leur beauté.
Origine :
Espagne
Bruno Corbucci qui ouvrit tristement le filon en
1977, « Per amore di Popea » ou « Les folles de nuits de Caligula » qui, sous forme de comédie grotesque, mélangeaient l’érotisme le plus (ba)lourd à la vulgarité extrême où
flatulences et pitreries affligeantes se succédaient sans finesse aucune. Si Messaline et Agrippine se range plus auprès des comédies de ce type, le film de l’espagnol « Jaime J.Puig »
caché derrière le pseudonyme de « Jacob Most » est pourtant une petite surprise. Certes, on reste une fois de plus dans le degré zéro de la comédie érotique mais malgré son ridicule,
« Bacanales romanas » parvient à faire rire sans trop tomber dans la vulgarité et la grossièreté.
lesbiennes, de pédés, de cocus et de nymphomanes. Toutes les perversions montrées ici sont le reflet de cette époque et aucune réclamation ne sera admise ! » Et elle ne
ment pas ! Tourné dans un coin de studio orné d’une statue, de trois tentures et d’un coussin, Messaline et Agrippine nous content les aventures sexuelles des deux inséparables coquines à la
libido explosive qui, entre deux récits de leurs exploits, n’ont de cesse de trouver le moyen de débaucher Pijon (de « pigeon » ?), un pauvre gaulois que l’on dit
« étonnamment bien membré ». Entre deux stock-shots flous, Puig accumule 75 minutes durant et de façon désordonnée un nombre impressionnant de scènes érotiques qui relèvent toute de la
comédie graveleuse.
tant et si bien que le pauvre soldat en perd sa moustache. Mal en prit au pauvre Claudius qui en ressort avec une inflammation des parties
génitales.
Agrippine à une cadence
effrénée. Chacune doit battre le record de l''autre afin de remporter le jeu. 457 coups de membres virils contre 385. Messaline est élue « grande gagnante » !
Alvaro Vitali et Jean
Lefebvre n’aurait pas renié, de gags iconoclastes et de joyeuses trouvailles. La version française pour une fois aussi ridicule soit elle accentue le comique des situations. Toutes les
caricatures imaginables sont présentes : l’empereur fofolle, les servantes lubriques, les vaillants guerriers aux lances en plastique et les centurions frustrés.
Tout commence en
voulant savoir d’où vient la fête de la Saint-Valentin… Jean-Paul Ronecker répond à son sujet : « (…) Elle correspond à la fête païenne de la famille, ou encore à la fête de Lupercalia
du vieux calendrier romain. A cette date, les jeunes Romains parcouraient les rues de Rome vêtus de peaux de loup, poursuivant des jeunes femmes nues. Quiconque était rattrapé par les
hommes-loups était fouetté, ce qui correspondait à un rite de fertilité ».
Rapidement, nous établissons que
« Lupercalia » se rapporte à Lupercus, nom d’un Dieu romain, protecteur des troupeaux contre les loups, et qui n’est autre que Faunus, avatar du Grec Pan dont la figure est le bouc
satanique. Et si chaque mythologie l’appelle Faunus, la science occulte le nomme « Faustus ». D’ailleurs, le Dieu Faunus est réputé pour être « favorable, bénéfique, bienfaisant,
merveilleux », termes qui sont l’exacte traduction de « Faustus » (heureux, favorable, prospère).
La science occulte enseigne qu’il existe un
« Dieu des Bois » (virilité) fréquentant cependant les salons mondains nommé Faustus (Faunus accompagné des Faunes, ou des Sylvains ou Sylvestres, qui sont finalement les Satyres) et
qui est le « Satan à tête de loup ». On explique d’ailleurs que « les Sorciers au moyen âge se transformaient en loup pour se rendre au Sabbat ». (Dictionnaire des symboles)
De ces hommes déguisés en loup, pour des fêtes ou pour des célébrations nocturnes à caractère magique, viennent les nombreuses histoires au sujet des loups-garous.
Il n’y a qu’un pas à
franchir pour que Lilith (Salix Lupa ou Cornelia Lupa) devienne la Maîtresse des Louves, idem pour « Faustus » que le rôle ne déplait pas (Kâma est bien le « Seigneur et Maître des
Apsara). Les « Sylvestres » qui l’accompagnent dans les profondeurs des bois incarnent « les forces vives de la Nature » ; et leur caractère est marqué par une permanente
lubricité. Leur nature est rustre. C’est voulu ainsi qu’ils soient tous figurées par des représentations rupestres, campagnardes, accentuant davantage encore ce côté sexuel limite grossier, viril
porté à l’odieux avec des phallus constamment en érection, etc…
Faustus « Faunus » est sans doute l’ancêtre du Satan contemporain auquel se réfèrent la majorité des satanistes, son
caractère est hédoniste, il est porté sur la luxure sexuelle, l’élan lubrique, et ce faisant, il est magicien. Comme il est décrit, « il est réputé pour sa sorcellerie, ses pouvoirs
magiques, cependant qu’il est insatiable d’une sexualité virile et débridée, pratiquée sans le moindre scrupule ». C’est le principal « Dieu », « Dieu des Bois », à
insister autant sur l’activité licencieuse car c’est peut être lui, connu comme « divin », le premier ayant émis un semen. Quel paradoxe pour un spiritualiste et pourtant, il est
possible qu’ici, il n’y en ait pas.
La fameuse fête romaine de Lupercalia où « des hommes déguisés en loup poursuivent des femmes nues et celles qu’ils attrapent
sont fouettées » peut s’imaginer, le rituel étant inspiré d’un autre pratiqué lors des Bacchanales, que des « louves » ou « lupa » chassent des hommes « à
éduquer » (surtout des « puceaux* » ou « hommes vierges » qui n’ont point connu encore la relation charnelle avec la femme de chair et de sang) et ceux sur lesquels elles
jettent leur dévolu deviennent leur esclave, leur sujet, leur élève ou autre encore (l’origine du SM, de la domination), afin de se les « approprier » pour elles seules ; le
« puceau » devient alors leur prisonnier après que les louves l’aient capturé par le psychisme). L’une de ces Maîtresses « Lupa » était appelée « Brigantia »
(« brig » signifiant « élevé ») chez les Romains et l’on peut supposer qu’un tel nom ou approximatif devait être celui de la Domina des Bacchantes dans la pratique suggérée
ici.
Soit, si le corps physique doit rester exempt de toute relation charnelle, le corps psychique vit une vraie vie de
débauché : « la proie des « Lupa » n’est pas l’enfant, mais l’homme vierge ». La virginité trouve une liaison bien étrange avec la prostitution ; or, ici, il s’agit
de « prostitution sacrée », c’est-à-dire qu’une femme dans un temple incarne la Déesse ou bien qu’elle se consacre entièrement à une Divinité et pratique la relation charnelle à la
seule condition que la personne mâle représente en tous les aspects possibles la Divinité qu’elle honore. Ainsi, elle ne se donne point au mâle mais bien à la Divinité
glorifiée.
Les mystiques sont enclins parfois à se poser des questions bizarres. Le destin somme toute tragique du roi de la pop Michael Jackson est-il
pour partie lié à ses aises qu’il prit pour parodier jadis, sous l’air du fun, les morts-vivants dans son fameux clip intitulé « Thriller » ? La question peut naturellement prêter
à sourire à tout esprit rationnel et raisonné, c’est une tout autre affaire pour ceux que l’occultisme attire.


Prenons l’exemple de Jack Parsons. John
Whiteside Parsons (né Marvel Whiteside Parsons : 2 Octobre 1914 – 17 juin 1952) était un Américain chercheur à l’Institut de technologie de Californie, spécialisé dans les propulsions de
fusée. Comme il était un occultiste enthousiaste et de surcroît « thélémite », il a été l’un des premiers Américains à prendre un vif intérêt pour les écrits de l’anglais auteur et
fondateur de Thélème, Aleister Crowley. À ce titre, il appartenait à la Loge américaine de Crowley, l’Ordre magique Ordo Templi Orientis (OTO).
Howard Phillips Lovecraft (20 août 1890 - 15 mars 1937), écrivain américain dont les sources d’inspiration, tout comme ses créations,
relevaient de « l’horreur cosmique ». Ses travaux sont profondément pessimistes et jugés « cyniques ». Ses expériences ont-elles influencé qu’il meurt si jeune à 47 ans ?
Et tant d’autres mystiques encore, la liste est si longue, pêle-mêle, d’Edward Sellon (48 ans, suicidé d’une balle dans la tête), Maria de Naglowska (1883-1936), Papus mort à 51 ans, « qui
s’écroula au seuil de l’hôpital de la Charité, là où il avait fait carrière, terrassé par une très grave crise pulmonaire », et tous ces prêtres défroqués devenus mages « noirs »
qui invoquaient des pires esprits infernaux pour ordonner la mort d’autrui via des figurines et qui furent tous brûlés au bûcher ?
Grigori Efimovitch Raspoutine, par la suite Raspoutine-Novyï, , est probablement né en
1869 dans le village de Pokrovskoïe et est mort assassiné dans la nuit du 16 au 17 décembre 1916 du calendrier julien alors en vigueur en Russie (29 au 30 décembre du calendrier grégorien
actuel).
organes génitaux, mais aucune n’a pu fournir de preuve concluante. L’influence sans cesse croissante de Raspoutine sur la tsarine Alexandra effrayait le parti
conservateur de la cour. Certains récits rapportent que les assassins le castrèrent, mais l’autopsie officielle aurait conclu que ses organes génitaux étaient intacts. Une servante aurait
découvert le pénis tranché sur les lieux du meurtre de Raspoutine, et l’aurait conservé jusqu’à ce qu’il atterrisse entre les mains d’un groupe de femmes russes expatriées vivant à Paris. Ces
femmes vénéraient le membre comme un charme de fertilité, le conservant à l’intérieur d’un coffret en bois. Informée, la fille de Raspoutine, Marie, demanda à ce que la chose lui soit remise.
Elle la conserva par-devers elle jusqu’à sa mort, en 1977.
objets personnels de Raspoutine, lors d’une
vente organisée après la mort de Marie Raspoutine. Augustine vendit l’objet à l’hôtel des ventes Bonhams, mais les officiels découvrirent rapidement qu’il ne s’agissait pas d’un pénis, mais d’un
concombre de mer*. On ignore s’il s’agissait du même objet que vénéraient les Russes des années 1920, ou si Augustine avait voulu duper l’hôtel des ventes.
matériau dont la caractéristique est de pouvoir passer rapidement d’un état flexible à un état rigide (Science, 7 mars
2008).