occulte

Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 11:47

Le temple de Priape

 

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Nous revenons sur deux affirmations ; la première est la suivante :

 

« La plupart des cérémonies antiques qui incluent des prostitutions, des célébrations phalliques en compagnie de femmes évoquent comme but celui de la fécondité. C’est bien hypocrite lorsque l’on sait combien de femmes qui sacrifiaient au temple, ou commettaient l’adultère fréquent, ou même s’unissaient à leur époux, redoutaient de tomber enceinte. En fait, ce que cherchaient nombre de ces femmes était, par la magie qui s’en suivait leur sacrifice, d’augmenter encore et toujours leur « puissance sexuelle », charger leur aptitude à envoûter autrui ».

 

Le mystique ayant le goût pour personnifier en divinités les forces de la Nature, ce que nous appelons « puissance sexuelle » peut bien être identifié par une entité qui n’est autre, ici, que celle qui figure Kundalini, Shakti. Donc, il est possible de dire, d’un point de vue phallique, que la « puissance sexuelle » de la femme est « Shakti » ; et que, par conséquent, le même mystique est capable de distinguer l’être féminin de la force dont elle témoigne et d’idolâtrer la seconde en adorant la première et qu’ainsi il sacrifie pour la déesse.

La seconde est celle-ci : « En Tantra Hindou, le concept de Shakti, considérée comme distincte de la manifestation physique de la Shakti, personnifie la dynamique, l’énergie se manifestant qui crée l’univers, tandis que le dieu masculin représente la statique, l’aspect non-manifesté de la réalité divine ».

 

Ceci conforte la précédente affirmation, puisqu’un concept de Shakti existe au plan universel et s’apparente à la force capable d’animer la Nature, et un autre concerne Shakti dans la femme, qui est pour les uns les plus chastes, la nature féminine, et pour les autres adeptes, sa « puissance sexuelle ». L’expérience sexuelle la renforce et la magie lui augmente ses pouvoirs, peut la rendre irrésistible ; ou à l’inverse, le manque de persuasion peut la préserver faible voir l’annihiler.

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 Le Shaktisme, comme c’est enseigné, conduit au démonisme. En effet, il met en scène les Dâkinî (Djinn, Démons) qui agissent sur les centres de force de la Kundalini. Cette dernière, ayant chaque centre sous l’influence d’une planète ou d’un astre, et ceux-ci étant le règne d’un Maître cosmique, la porte est ouverte aux Génies quels qu’ils soient afin qu’ils influencent chacun.

La « puissance sexuelle » (ou « Corpus sexualis ») étant un corps subtil fabriqué à partir de Kundalini qui est la structure même de Shakti, celle-ci peut être apparentée à un « fantôme » ou « esprit volant » tel que le décrivait en son temps Edouard Dubus :« Il vous faut, pour l’exécuter, avoir à votre disposition un sujet hypnotisé, dont le corps astral (de nature fluidique) abandonne, sur votre ordre, le corps matériel et soit dirigé par votre volonté vers votre ennemi. Le corps astral ainsi extériorisé, ou bien pénètre la victime qui est désignée et l’étouffe par sa seule pénétration, en arrêtant, par exemple, les mouvements du cœur ; ou bien il l’empoisonne au moyen de toxiques que vous avez eu l’art de volatiliser. L’opération terminée, vous réintégrez dans le corps matériel de votre sujet son corps astral et vous les réveillez. Certains sorciers, craignant des indiscrétions possibles, s’adressent à un corps astral déjà désincarné, c’est-à-dire au corps astral d’un mort » (Ed. Dubus – L’art d’envoûter). 

 

Cette « puissance sexuelle », comme nous lui donnons un nom, « Shakti », et un support, « Kundalini », la forme sur laquelle elle repose ne peut être qu’un serpent, puisque c’est ainsi que les mystiques décrivent justement Kundalini.

 

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Pour les correspondances, voici celles qui pourraient découler dès lors que nous mettons l’un en face de l’autre les tableaux concernant les centres de force ou Chakras avec les démons de la mythologie chrétienne et ceux répertoriés dans la kabbale.

 

 

Chakras

Planète, astre

Démonologie chrétienne

Kabale noire

Mythologie égyptienne

7

Sahasrara

 

(union)

 

Amon-Rhâ

x

Soma

Lune

Lilith

Lilith

Isis

6

Ajna

Saturne

Belzébuth

Lucifuge
Satariel

Osiris

5

Vishuddha

Jupiter

Béhémoth

Astaroth

Hathor

4

Anahatha

Vénus

Asmodée

Baal

Bastet

3

Manipura

Soleil

Lucifer

Belphégor

Horus

2

Svadhisthana

Mercure

(parfois Lune)

Samaël

(Lilith)

Adramelech

Samaël

Thoth

Anubis

1

Muladhara

Mars

Moloch

Asmodée

Seth

(Typhon)

                       

D’autant que le Shaktisme inclut dans ses mystères l’existence de la Vamachara* et qui est une entité qualifiée de « démoniaque » par des mystiques occidentaux, capable de s’approprier temporairement un sujet féminin afin d’avoir des relations physiques avec un initié mâle. 

 

(* « Apparemment, la Dâkinî de la voie Gauche, autrement dit la Vamachara, vit par l’activité sexuelle des hommes. Pas seulement mais sûrement… Un rituel tantrique abonde dans ce sens et prépare à la pratique de la magia sexualis, disant : « La magie sexuelle de certains tantristes de la Main Gauche de Bonpa et Nyimgmapa, ou des Lady divina5 shakti kali défVamachara tantriques de l’Inde, consiste à ce que la Dâkinî qui est invoquée, donc qui préside au rituel, prenne possession d’une partenaire féminine qui devient ainsi un « médium » et copule avec le yogi dévot. Inversement, un yogi dévot suffisamment formé peut devenir médium et copuler avec les éléments de ses « désirs supérieurs » durant sa méditation ou « plongée astrale ». Dans le cas d’un très bon médium, l’une ou l’autre des méthodes peut avoir pour conséquence une « apparition » ou au moins il peut résulter une « matérialisation », ainsi une deuxième copulation vient s’ajouter subtilement à la première. On voit ainsi un parallèle avec des pratiques dépravées de certains spiritualistes du 19ème siècle, s’adonner à des rituels sexuels ou des orgies dans certains « convens » de la Main Gauche, de la renaissance de la Witchcraft » (Docteur Evans-Wentz).)

 

Shakti, sous la forme d’un serpent, souligne quelque proximité avec OB, la divinité des Phéniciens, Obéah, la force magique dont les sorciers vaudous se servent pour des usages maléfiques, et même OB (Aob), le phonème admis par les occultistes pour définir une influence magnétique particulière du fluide astral dans le corps du même yoni single shakti typhon-sethnom.

C’est donc forcément aussi « Heva » (Chet-Vau-Aleph), le « pouvoir féminin redoutable » précédent « Eve » (Chet-Vau-Hé) et le dominant, la force dont Clément d’Alexandrie écrit qu’elle a la forme du « serpent maléfique ». C’est bien entendu encore Typhon chez les uns, Léviathan (Léviathan femelle) chez les autres.

D’un point de vue magique, il est entendu que si des exercices ont lieu, le serpent Shakti sera conjuré pour des vœux liés au sexe, tandis que l’Obéah concerne des opérations de destruction. Nous n’étudions pas là les « utilisations », seulement les images symboliques que les mystiques ont adoptées pour les représenter.     

 

Dans l’expérience de la Vamachara, nous saisissons précisément la distinction faite entre une entité subtile, imaginée comme le « fantôme » ou « esprit volant » d’Edouard Dubus, et qui vient se « calquer » sur un sujet physique dans le but de s’unir avec un dévot mâle.  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 13:28

 

 

Le temple de Priape (7) 

 

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Les experts commentent que le Shivaïsme est un courant spirituel dit de la « Main droite » parce qu’il n’engage point d’applications phalliques à ses enseignements ; à la différence d’un certain Shaktisme dit de la « Main Gauche » qui vient inclure des pratiques charnelles au cours de ses dévotions. De plus, Shiva représente le pouvoir mais Shakti celle qui le met en action, donc qui entre dans le concret du monde : ce qui implique un « démonisme » au cœur de sa mystique. Les auteurs d’un tantrisme moderne décrivent leurs célébrations incluant des pratiques sexuelles ; et ils affirment que c’est ainsi que les anciens faisaient, même si les exposés rapportés par ailleurs ont voulu, coûte que coûte, orienter le sens des écrits vers des techniques méditatives, des introspections réservées aux plus initiés (Siddhas) d’entre tous, inabordables pour le simple opérant. En fait, il importe de cacher ce qui suit.

Toutefois, nous lisons, et constatons que Priape, même si son nom était inconnu en Orient, avait droit aussi à ses célébrations, lui, et sa parèdre.   

 

« Les Védas hindous antiques comme l’Ayurveda, Samveda, Rigveda, Atharvanaveda contiennent le mot « Yoni » dans des contextes différents. Le sens originel de « Yoni » était «passage divin». Un enfant était considéré comme « né d’un Yoni d’étoiles - constellations qui ont prévalu au cours de la naissance de l’enfant -. Les Aryens avaient identifié quelque 50 000 Yonis astrologiques qui favorisent la Lady-divina5-shakti-kali-def.jpgnaissance d’un enfant. Le terme « Yoni » a également été utilisé dans les références agricoles par les Aryens. Un « Yoni fertile » signifiait « une bonne récolte de cultures ». La première référence à « Yoni » ou « Pundai » pour signifier le « vagin de la femme » a été contenu dans l’Ayurveda. Le massage du Yoni  est entendu comme une forme de préliminaires pour les femmes dans les harems des anciens rois et des empereurs indiens. Ces dirigeants avaient des dizaines de femmes et, par conséquent, n’étaient pas en mesure de satisfaire les désirs charnels de chacune d’elles. En fait, certains membres féminins du harem n’avaient jamais eu de relations sexuelles avec le roi plus d’une ou deux fois. Afin d’empêcher ces femmes du harem d’avoir des rendez-vous galants sexuels avec les fonctionnaires, les rois avaient pris l’habitude d’avoir des eunuques qui pratiquaient sur elle un massage du « Yoni » ou la masturbation vaginale ou clitoridienne de ces épouses. Aujourd’hui, le massage du Yoni peut être utilisé pour se détendre le vagin et à le préparer pour l’ultime extase à travers l’orgasme pendant les rapports sexuels avec un phallus.

« Yoni Pûjâ » ou la « Sainte Messe du vagin » ou de Pundai peut être faite en utilisant un yantra ou une représentation symbolique de la vulve ou l’aide d’une femme. La « Yoni Pûjâ » faite à l’aide du yantra ne produit pas les mêmes effets que la « Yoni Pûjâ » avec un vagin humain réel. « Kumari Yoni Pûjâ » est une Pûjâ Pundai où la femme au centre du culte est appelé la « Yoginî », et la Pûjâ est destinée à donner la fécondité ».

 

La plupart des cérémonies antiques qui incluent des prostitutions, des célébrations phalliques en compagnie de femmes évoquent comme but celui de la fécondité. C’est bien hypocrite lorsque l’on sait combien de femmes qui sacrifiaient au temple, ou commettaient l’adultère fréquent, ou même s’unissaient à leur époux, redoutaient de tomber enceinte. En fait, ce que cherchaient nombre de ces femmes était, par la magie qui s’en suivait leur sacrifice, d’augmenter encore et toujours leur « puissance sexuelle », charger leur aptitude à envoûter autrui. En effet, même dans les cas connus du moyen-âge, qu’attendait telle courtisane auprès du Roi sinon qu’il la désire lady-divina1-PM-def.jpgle plus longtemps possible afin qu’elle profite d’une vie agréable dans son luxe et non de lui faire un enfant à chaque fois qu’il l’honore...

 

« La Yoginî reçoit des bénédictions et n’est pas en mesure d’en offrir réciproquement aux fidèles. La troisième façon est effectuée sur le vagin ou Pundai d’une femme qui est capable de produire des libations (nous constatons l’exact même rituel exercé au cours de la Messe Noire). Les libations ou « jus d’amour qui coule de son vagin » ou « Pundai », lorsqu’il est mélangé avec d’autres libations comme le miel, le yaourt, l’eau, l’huile d’olive et le lait, sont offerts comme « prasad » pour les participants de la « Yoni Pûjâ » (dans la Messe Noire, le prêtre « défroqué » ou un célébrant utilise un liquide comestible mais fait à la manière du saint-chrême, avec de l’huile d’olives dans laquelle ont macéré des épices spécifiques). Ces cinq liquides, qui représentent les cinq éléments de la cosmologie indienne, sont versés consécutivement et recueillis dans un récipient en-dessous des cuisses. Le mélange final, résultant des cinq libations et habilité par contact direct et intime avec la déesse (la vie), est ensuite consommé par les personnes présentes à ce rituel. Cela signifie qu’une fois que ces substances ont été offertes à elle, et elle, les ayant purifiées et dynamisées avec les libations de son Yoni, retourne l’offrande comme un cadeau à ses adorateurs Pundai. Cette forme de Yoni Pûjâ ou « Pundai » implique une femme qui ait baigné préalablement dans le lait et l’eau, sa vulve et l’anus soigneusement nettoyés, et amené dans la pièce où se déroule la Yoni Pûjâ où elle est assise avec les jambes écartées et les lèvres de son vagin ou « Yoni » ouvert de sorte que les fidèles peuvent avoir une vision claire de son passage de la vie divine ou Pundai. 

Puis, chaque participant à la cérémonie se rapproche de son Yoni et touche son clitoris et la vulve à l’aide d’une rose ou d’une plume de paon. Le Yoni est ainsi suscité et produit plus de libations. La sécrétion des libations de la Pundai sont ensuite collectées et offertes aux hommes et aux femmes ».

 

« La cérémonie sert également à augmenter l’érection chez les hommes afin qu’ils puissent avoir des rapports sexuels avec les femmes. Dans une forme de « Rahasya Stri-Pûjâ » ou « Pûjâ secrète Pundai », l’homme, voulant être initié, doit jouer le rôle d’un domestique dans la maison d’une femme, progresse lentement vers une relation intime avec elle. Au début, il dort dans la même pièce avec elle, mais sur le sol, alors qu’elle dort sur le lit. Après deux semaines, il la rejoint dans son lit, mais à ses pieds, puis à côté d’elle, mais vêtu. Puis il se trouve à côté d’elle nue, engageant des caresses. Puis il a des rapports sexuels avec elle, mais sans éjaculation de son sperme dans la cavité vaginale de sa maîtresse. Il empêche son éjaculation, se détend, puis effectue des rapports sexuels avec la femme. Ce processus est répété plusieurs fois jusqu’à ce que la femme le supplie de vider ses jus d’amour.

Le Rahasya Stri-Pûjâ trouve son instant culminant en celui de l’homme lorsqu’il éjacule dans le vagin femelle, tandis que la femme réalise son extase orgasmique comme un résultat des copulations répétées. Le Rahasya Stri-Pûjâ implique également de stimuler la Kundi (l’anus): l’anus symbolise la « fleur rose » alors que le Yoni symbolise le « lotus », la fleur. L’anus symbolise les « pétales du bouton de rose » et un temps du rituel doit être apprécié en léchant les pétales de rose sur son anus et, dans certains cas, par la pénétration de l’anus, exercice magique qui sert à décupler la « puissance sexuelle sur autrui » ».

 

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La « rétention du semen » est un exercice revendiqué par nombre d’auteurs spécialisés dans le tantrisme. En fait, il leur permet de préserver des distances entre la débauche mondaine et celle des mystiques, la première étant pratiquée pour la jouissance, pas la seconde. D’où son caractère intimement spirituel et accessoirement magique. Or, la description proposée ci-dessus précise bien que si le dévot pratique la « rétention du semen » avec sa partenaire Yoginî, il ne manque pas d’aller le verser sur sa représentation principale figurée lors de la cérémonie.

  

« Dans la Yoni Pûjâ qui fait partie du Yoni Tantra, le praticien est seul avec la femme qui a accepté de servir pour la mise au point des énergies, pour servir en tant que représentante incarnée de la Déesse. La femme participant à Pundai peut très bien être une femme mariée, ou une maîtresse, une initiée ou peut-être une « Veshya », une femme rémunérée et professionnelle spécialisée dans ces services. L’homme shakti nom2effectuant la Yoni Pûjâ se trouve à l’avant et entre les jambes ouvertes de la Pundai ayant les lèvres vaginales écartées. Avec une concentration totale et sans faille, l’adorateur passe par un cycle d’actions rituelles, comme il se livre à Yoni Tantra, chacune d’entre elles - une fois de plus - représente l’un des cinq éléments du cosmos. Avec l’élément Ether à l’esprit, il déplacera ses mains sur la plupart des parties de son corps dessinant de grands cercles, allant de ses jambes à ses seins, en répétant ces mouvements encore et encore. Au cours de la prochaine étape, et avec l’élément Air à l’esprit, il va concentrer les mouvements de ses mains à son ventre et ses cuisses ; une fois de plus répéter ses caresses plusieurs fois. Pendant la troisième phase, avec l’attention de plus en plus précise sur le Yoni ou Pundai (vagin) et représentant l’élément Feu, la zone génitale est caressée - encore et encore - dans un mouvement répétitif à la hausse. Ensuite, la direction des caresses change et, symbolisant l’élément Eau, la tête du Yoni ou « clitoris » est caressé vers le sexe féminin en coupebas. Enfin, après un processus qui peut avoir pris une bonne heure, l’élément Terre est exprimé par une seule main qui, doucement mais fermement, pousse contre le Yoni de la femme ; s’y repose ainsi jusqu’à ce que le rituel trouve sa fin naturelle. Le point culminant de ce rituel est la livraison à profusion de libations vaginales, qui sont ensuite léchées et avalées par le « pusari » ou « celui qui accomplit la Pûjâ tantrique Yoni ». Ce type de yoga tantrique est généralement suivi par la Linga Pûjâ au cours duquel le pénis de l’homme est adoré par « Pundai » qui a béni le « pusari » avec ses libations vaginales. Elle déplace ses mains sur son corps en faisant à son tour de grands cercles, à partir de ses jambes à sa poitrine et enfin concentrer son attention sur le Linga ou le pénis en érection. Elle tient le Linga dans sa main droite et le « course » doucement, puis plus vigoureusement jusqu’à ce que le Linga la bénisse avec ses libations. Parfois, elle prendra les libations du pénis dans sa bouche, et kali yantrasucera son jus afin d’obtenir de celui-ci qu’il soit redynamisé. Elle implore alors plus du Linga et elle doit maintenant chercher « Shanthi » (orgasme), de peur qu’elle se transforme en un animal assailli par d’incontrôlables instincts charnels. Elle prend le Linga du mâle à la bouche, jouissant de la chaleur du pénis masculin, doit maintenant entrer dans son vagin afin de se le bénir avec ses propres libations et son jus d’amour.

L’étreinte chaleureuse du Linga par le Yoni crée un Sangam (syndicat) qui génère de l’énergie cosmique qui mène à la libération ». 

 

« Textuellement, le rituel se nomme « Célébration de la chatte » ou « Kunti ». La cyprine qui s’écoule est du nectar de la fleur de lotus. La déesse insiste : « Mangez mon essence, mon nectar ! Boire les eaux de ma libération ! C’est le régime de nettoyage, mangé par tous les Yonistas ». La légende dit que le divin Créateur Brahma a été tellement fasciné par sa création - le vagin de la femme -, qu’il serra un milliard de fleurs et les fit couler dans le Yoni. Le clitoris est le nectar de la fleur de Yoni, et en appuyant sur le clitoris, le nectar jaillit du Yoni. Les sécrétions du vagin de la femme ou Pundai symbolisent le nectar d’une fleur, et Yoni Pûjâ consiste à boire le nectar qui s’écoule du vagin dans l’espoir d’atteindre la vie éternelle, la virilité et la fertilité. Les jus d’amour qui jaillissent d’un vagin sont dénommés « Adharamadhu » ou « miel d’en bas » et symbolisent les potions créés par le divin Brahma, le Créateur de l’Univers selon la mythologie hindoue. Yoni Yagna (sacrifier à la Yoni) implique la remise de son âme à la Yoni, et suppliant la Shakti symbolisée dans le Yoni d’être nourri du nectar de la fleur de Yoni.

Dans certains rituels tantriques, le flux menstruel d’une femme (que toutes les autres shunga-sodomite.jpgreligions condamnent) est considéré comme le sang de survie et doit être consommé par les adeptes de la Yoni. Le flux menstruel dans le vagin d’une femme qui n’a pas eu de rapports sexuels est dénommé « Raktachandana » ou « pâte de santal rouge ». Boire de l’écoulement menstruel d’une telle femme est libératrice et possède des pouvoirs magiques pour guérir une personne de son ou de ses maladies. Le premier flux menstruel dans le vagin d’une femme après la défloration, « Swayambu », si on en boit, on s’attend à augmenter la virilité des hommes (la méthode fut longtemps utilisée par les magiciennes et autres sorcières du moyen âge, qui prenait du sang menstruel d’une femme, en faisait de la poudre, que la femme versait dans un verre ou un repas à son époux ou amant pour qu’il retrouve son élan passionnel pour elle ou sa virilité) ».

 

« Certaines cérémonies, dans leurs modes les plus secrets de culte, consomment les jus de l’amour produits par la femme / Déesse - en le mêlant avec les jus du mâle. Parfois, ils sont absorbés avec du vin et rendent ivres les participants. Un tiers est offert à la déesse.

Parfois, ce type de Yoni Pûjâ est également célébré avec une femme ayant ses règles, la production d’un liquide encore plus puissant, connu sous le nom de « Yoni Pushpa » (fleur de la Yoni). Bien que cette pratique soit interdite par la plupart des textes et dans de nombreuses sectes, il est spécifiquement recommandé dans la version kundalini1 « hardcore » de Yoni Tantra. 

Dans certains rituels tantriques, la distinction est faite entre le vagin consacré et le vagin commun, le premier figurant la puissance cosmique Shakti.

En Yoni Tantra, la cérémonie se nomme « Kunti » en référence au mot « chatte », lequel appartient au vocabulaire mondain ou vulgaire pour « sexe féminin » ; autrefois, la « chatte » était associée avec une femme ayant eu des relations sexuelles à plusieurs (culte de Bastet, les femmes-léopards ou Bacchantes, etc.).

La transformation du vagin (Pundai) en « Kunti » implique chez la femme une expérience sexuelle active, soit avec de nombreux partenaires ».

 

« Tantra (prononcé « tun-tre »), à la fois dans l’hindouisme et le bouddhisme, est une tradition ésotérique du rituel par l’utilisation de « mantras », ou de paroles symboliques, et le mandala, ou des diagrammes symboliques tels que Chakra Yoni. Les pratiques tantriques impliquent l’usage rituel du vin, de la viande, du poisson, des céréales et les rapports sexuels.

Ces pratiques tantriques servent à la fois pour le rituel et la méditation à unifier le dévot à la divinité choisie. En Tantra Hindou, la pratique est classée en trois types, correspondant à trois catégories de fidèles : les personnes chez qui le « Guna », ou « qualité », est « Tamas » (ténèbres) domine sont les « héroïques » ; les personnes chez qui le Guna Rajas (l’activité) prévaut sont les « divins » ; les personnes chez qui Shaktila qualité de « Sattva » (la bonté) l’emporte sont les « bons ».

La pratique du dévot héroïque Yoni Tantra implique l’utilisation effective des cinq éléments du Cosmos, appelé les cinq M de : poissons (Matsya), de la viande (Mamsa), vin (Madya), les céréales aphrodisiaques (Mudra), et les rapports sexuels (Maithuna). Le dévot de Yoni Tantra, pas encore prêt pour la pratique « héroïque », effectue les rituels avec des symboles matériels et pour le dévot « divin » de Yoni Tantra, les rituels sont purement interne et symbolique. L’objet des rituels tel que le chant de mantras pour faire l’éloge de la Yoni, le passage divin, sont effectués uniquement par le dévot divin, puis d’éveiller l’énergie de la Kundalini, qui est identifiée avec la déesse Shakti, et fusionner avec la Divinité. Kundalini Yoga, en particulier associé à Tantra, est basée sur la physiologie du « corps subtil » : sept centres majeurs de l’énergie psychique, appelés chakras, sont situés le long de la colonne vertébrale, avec la Kundalini, ou « enroulée », l’énergie sous une forme latente, située à la base de la colonne vertébrale. Quand la Kundalini est activée par le yoga, qui implique activement des relations sexuelles, elle monte le long de la colonne vertébrale à travers l’artère principale subtile de la Sushumna, « l’ouverture » de chaque chakra, à son tour. Quand la Kundalini atteint le chakra le plus élevé dans le cerveau, le Samadhi est atteint. Samadhi est un état d’absorption profonde dans l’objet de la méditation. Dans Yoni Yoga, le vagin ou Pundai, constitue un objectif qui Shakti baphomet érotiqueest partagé par de nombreuses formes différentes du yoga, y compris le yoga Pundai. Dans les pratiques tantriques de Bouddha, « Samadhi », le terme se réfère à un état de concentration sur un seul point, mais en pratique hindoue tantrique, signifie les plus hauts niveaux de la contemplation mystique de la divinité de la Yoni, dans lequel la conscience individuelle s’identifie avec la divinité. Yoni est le symbole de la « Shakti » mais aussi les seins (Sthana), qui symbolisent les fruits divins qui doivent être pressés pour en tirer le « miel » (Madhu) de la Yoni ou du vagin (ou aussi la « puissance sexuelle qui s’en échappe »). Le « clitoris » symbolise le nectar de la fleur, qui contient l’essence concentrée des jus de maintien de la vie « qui découlent de la chatte ». En Tantra Hindou, le concept de Shakti, considérée comme distincte de la manifestation physique de la Shakti, personnifie la dynamique, l’énergie se manifestant qui crée l’univers, tandis que le dieu masculin représente la statique, l’aspect non-manifesté de la réalité divine. En tantra bouddhiste, ou Vajrayana, qui diffère sensiblement du tantrisme hindou, le principe féminin de la « sagesse » (prajnâ) est considéré comme statique, tandis que le mâle, ou « moyen » (upaya), est actif ».

 

« Dans le bouddhisme, les rituels qui viennent à briser les préceptes moraux de base ont pour la plupart été abandonnés, mais les pratiques de méditation complexes ont été retenus. Il est rare pour un praticien de Bouddha Tantra de se livrer à des rapports sexuels avec le Yoni en raison de s’engager dans Yoni Pûjâ. En Tantra Hindou, cependant, les tantriques héroïques font aboutir leurs rituels Yoni Pûjâ avec des rapports sexuels avec le Yoni et avec la consommation de la « Adharamadhu » (nectar du vagin ou du Pundai) (différence entre le Shivaïsme de la Main Droite et le Shaktisme de la Main Gauche) ». 

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 14:46

Si  une ancienneté du Shiva primitif peut être trouvée chez l’Idole Kyun, lui-même assimilé à Rempha, divinité égyptienne du règne des Treize-Douze et maître de shakti actrice Saturne, à quelle divinité peut, à son tour, se rapprocher le mieux de « Shakti » ? En fait, il faut se souvenir que si, en apparence, Priape et Seth sont rivaux, en fait, ils sont peut être la même entité, l’une étant l’Alpha et l’autre l’Omega d’un processus qui appartient à la Nature. Priape est le Soleil fécondant, Seth le même astre lorsqu’il brûle, assèche, devient caniculaire et à fortiori stérile.

Rempha a quelque chose de Sabazios (ou Sabazius) qui est encore Bacchus (Dionysos), et lui-même en érection devient Priape (Pri-Apis) et c’est de l’équivalent Kyun que peut venir Shiva ou inversement. Shakti serait ainsi l’équivalent de Typhon-Seth. L’Orient aurait ainsi féminisé ce qui était de genre masculin en Egypte. Ce n’est pas exceptionnel : les uns font du Soleil un dieu (Rhâ en Egypte), les autres une déesse (Surya en Orient) ; de même, les uns font de Vénus une déesse (Moyen-Orient antique), les autres un dieu (Shukra en Orient).

Edward Sellon écrit : « Adorer Shakti, c’est adorer l’Energie. Remarquons qu’en Egypte, Typhon portait parfois le nom de Seth, nom par lequel on désignait l’Energie tyrannique et toute-puissante, ce qui implique souvent la force qui bouleverse toutes choses et renverse toutes les vapeurs ».

shakti-nom2.jpgLa Gnose sethienne implique l’étude d’une Kundalini, et le dieu devenu démon, jugé malfaisant pour être un génie dans l’art de la stérilité, peut avoir bien des points communs avec nombres des déesses représentant la Shakti, comme Kâlî puisqu’il est dit d’elle qu’elle n’a point d’enfant, et règne dans les cimetières et autres lieux d’incinération.   

 

Pour la proximité phonétique, Seth se nomme également Sutek et ce dernier nom a quelque ressemblance avec Sakti ou Shakti. L’orthographe hébraïque permet moins yoni single shakti typhon-sethce rapprochement entre « Sutek » (Samech-Vau-Tav-Chet) et Shakti (Shin-Kaph-Teth-Yod), bien que cette dernière proposition connaisse des concurrentes. Peu importe, assez nombreux sont les experts pour admettre que la Gnose sethienne incluait dans ses enseignements l’étude du serpent et qui se rapportait exactement à la Kundalini et ses centres de force.   

 

Les noms changent selon les langues, selon le caractère majeur que l’on veut voir attribuer à la divinité, des points communs peuvent être trouvés ailleurs : « Le pentagramme reflète la valeur des deux serpents du caducée d’Hermès. « Être maître du serpent », c’est être possesseur des secrets. Le mouvement des deux serpents du caducée et les nombreux motifs serpentins dans la décoration magique sont à rapprocher  de la circulation des chakras dans le corps humain ; Marquès-Rivière (Yoga tantrique, p.36) a montré ce chemin des nâdis – réseaux de tubes (canaux) appartenant au corps subtil – et il écrit (p.39) : « Il est shakti-image-film.jpgincontestable par exemple que le caducée érigé à la place du sexe sur les idoles baphométiques et les boucs des sabbats est une représentation dégradée d’une connaissance initiatique bien dévaluée de la force Kundalini ». C’est une force suprême qui repose endormie au bas du corps humain ; c’est la puissance cosmique assoupie et latente dans l’homme ; ce dernier peut atteindre sa pleine réalisation humaine et divine dans son corps de chair éveillant cette Shakti divine par certains exercices » (Jean-Pierre Bayard – La symbolique du feu – Guy Trédaniel éditeur).

 

Quant à Kâlî (la noire) (Quoph-Aleph-Lamed-Yod) - divinité d’aspect féminin -, son nom résonne à Sumer comme « Kiel », au Nord scandinave comme Loki (Lamed-Vau-Quoph-Yod), - divinité démoniaque d’aspect masculin -, et demeure à chaque fois une personnification négative. Avide de sang, ses figurations lui en font couler des coins de ses lèvres, et son lieu terrestre favori semble être les cimetières.

Pas que les cimetières pour autant, de ses servantes sont des courtisanes au temple. André Van Lysebeth a mis en évidence l’Inde brahmanique avec ses lieux sacrés où la Shakti-baphomet-erotique.jpgprostitution y jouait un rôle important. Edward Sellon confirmait ces pratiques : « Le Temple de Shakti comptant toujours des femmes au charme puissant, rehaussé par les séductions du vêtement, des joyaux, de la grâce accomplie et de l’art, elles recevaient fréquemment de grosses sommes d’argent en échange des faveurs qu’elles accordaient. On parle de cinquante, cent et même deux cents roupies, parfois données à ces sirènes pour une seule nuit. Il ne faut guère s’en étonner, car on compte parmi elles quelques-unes peut être des plus belles femmes au monde.

Nous avons déjà dit que, parmi les catégories où se choisit l’incarnation de Shakti, se place celle des courtisanes et des danseuses. Il est certain que ces dernières sont souvent appelées à cet honneur que les personnes des autres catégories, énumérées précédemment. Une femme Nautch s’estime particulièrement privilégiée quand on fait d’elle la Radha Dea de la fête. C’est là un rôle qu’elle est, à tous points de vue, bien mieux désignée pour remplir, à shakti-kali.jpgla satisfaction de la secte des « Sacteyas » qui a requis son assistance, qu’une fille naïve et non dégrossie » (Edward Sellon par Francis King – Esotérisme et sexualité – Payot).

 

Le « prêtre » tantrique qui veut associer une image charnelle à la notion de « Shakti » s’y emploi de la même manière que celui qui visualise Shiva, ou Priape, comme un phallus : « Comme pour la Shakti pûjâ (culte de Vénus), la Yoni Pûjâ de certains adeptes tantriques inclut dans leur adoration du sexe féminin la célébration des fesses. Le Linga (dont la forme adaptée dans le plan physique est chez l’homme, le pénis, chez la femme, le clitoris) représente la « puissance » (pouvoir, autorité) alors que le Yoni ou Pundai reflète « l’énergie » ou Shakti. La discussion sur le « pouvoir » que le phallus symbolise et l’énergie que le Yoni féminin expose n’est pas complète sans la reconnaissance de son siège ou fondement. L’attirance de l’homme pour les fesses de la femme s’explique par le fait que cette partie du corps féminin est le siège de « l’énergie ». Les fesses bien arrondies d’une femme et bien offertes donnent la motivation pour le phallus masculin d’atteindre sa pleine puissance ». A l’heure de Maïthuna (l’accouplement dans le rituel des 5M), l’initié est celui qui perçoit que « l’énergie attirante » qui agit par la partie du corps qui figure Shakti est la puissance même de la divinité et que ce n’est que d’elle dont il s’agit.   

 

Parfois, Kâlî et Shakti sont confondues, les uns croient deviner Shakti piétinant Shiva, les autres, Kâlî commettre la même action.

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 14:06

En nous référant à la phrase affirmée par Richard Payne Knight*, nous visualisons aux quatre points cardinaux, à l’Ouest une Nymphe (les hiérarchies élémentaires mentionnent « Taliahad », et dont le nom du Règne ou du Roi est « Nicksa ») dont l’élément est l’Eau ; au Sud, un Génie comme un bouc avec une torche entre ses cornes («Aral » du Règne ou Roi « Djin ») car son Elément est le Feu ; à l’Est, un bouc baphomet-eliphas-l-vi.jpgdans les fumées d’encens (« Chassan » du règne ou Roi « Paralda ») comme son Elément est l’Air ; au Nord, un bouc assis sur le monde (« Porlakh » du Règne ou Roi « Ghob ») puisque son Elément est la Terre. L’idole actuelle du Baphomet vient réunir en une figure ces quatre personnifications, les seins pour la Nymphe de l’Eau, la torche entre les cornes pour le Satyre du Feu, l’encens pour celui de l’Air et le globe terrestre pour celui de la Terre.

Le Livre d’Hermès décrit, pour sa part, des têtes de taureau à la place du bouc ; et les sectateurs antiques de Samothrace y plaçaient aux coins Sud, Est et Nord des Phallus et à l’Ouest un Mullos (sexe féminin), précisant que les trois premiers leur donnaient la force et que le dernier les protégeait.   

 

(* « Tels sont les faunes et les satyres, qui sont les émanations du Créateur, incarnées phallus-shiva-overblog.jpgdans l’homme et agissant comme ses anges et ses ministres dans le travail de la procréation universelle » (Richard Payne Knight – Le culte de Priape / La théologie mystique des anciens ; Sebastiani Milano).)

 

Evoquons Shiva, le Shiva ancestral. André Van Lysebeth affirme qu’il est inconnu des Aryens, sans aucun doute « importé » par les Dravidiens, ce qui semble confirmé dans le propos suivant : « De l’Himalaya au Cap Comorin, on cherche en vain parmi les tribus sauvages aborigènes, la plus infime trace d’une forme quelconque du culte tantrique de Shiva ou de Kali, son épouse. Même l’emblème phallique, symbole de Shiva, n’a jamais été trouvé (N. Bose & Halder : « Tantras, Their Philosophy and occult secrets, p.72).

 

Ainsi peut s’expliquer le nom « Shiva » : « Le nom comme adjectif signifie shiva antique« bienveillant, favorable ». Il provient de « Shivan », donné au Soleil, similaire au tamil « Shivappu » pour « rouge ». « Shivan » ressemble aussi aux termes tamils « Schemam », et « Shemmai », qui signifient « prospérité » et « droiture ». Avec le temps, outre « le rouge », « Shivan » s’enrichit de sens tels que « de bon augure », « prospère », etc. (V. Parjoti, Saïva Siddhanta, p.13). En fait, ses sens peuvent être postérieurs, ajoutés pour apporter sa dimension majeure à la personnification idolâtrée.

Pour autant, et ne cherchant point à savoir dans quel sens eut lieu l’immigration, il est intéressant, et des commentaires initiés l’ont souligné, la proximité entre le nom de ce dieu « Shiva » et l’idole dont le prophète Amos* précise l’adoration nommée « Kyun »… ou « Kivan » (Kaph-Yod-Vau-Nun). Madame Blavatsky notait l’intérêt du nom de ce dieu et dont elle affirmait qu’il comptait beaucoup pour certains peuples anciens et qui l’identifiaient au maître de Saturne. Des documentalistes d’encyclopédie ont vu juste en disant de lui « que Kyun est l’antique dieu de Saturne chez les Egyptiens, celui dont ces derniers précisaient « qu’il était subalterne », non pas parce qu’il était inférieur, mais parce que son règne était celui des « Treize-Douze », soit assimilé au rang des Génies et impliqué dans les affaires des hommes. « Rempha (substitué par Cassiel chez les kabbalistes chrétiens) se nomme ordinairement « Sovk », qui est la planète Saturne. On trouve quelquefois écrit « Remphan ».

 

(* « Mais vous avez porté Sikkouth, votre Roi et Kiyyoun, vos images, l’étoile de vos dieux, que vous avez faits » (Amos 5 ;26).)

 

« Rephan » fait penser à « Phan-Rê » ». Et « Phan-Rê » peut être entendu « Pan-Rhâ », le Grand Pan solaire. Un sens de Shiva le rapportait au Soleil. Il y a du Pan dans Shiva, et ce ne sont pas ses premières illustrations qui diront le contraire, il est montré comme un dieu rupestre, les organes génitaux exposés et le dieu cornu est entouré d’animaux.

L’auteur mystique Lakmanshastri Joshi écrit : « Dans les première civilisations d’Egypte, de Crète et de Mésopotamie, nous retrouvons les deux Shiva, Vishnou, la Déesse Kâlî, l’adoration des reptiles (le Cobra) et des organes génitaux, de la Lune et des ancêtres ».    

 

Ainsi, lorsqu’Alain Danielou confond Dionysos et Shiva, nous confortons cette kundalini-image-overblog.jpg évidence, puisque Bacchus (Dionysos romain) est Sabazios ou Sabazius. Et que Pria-Apis ou Priape est Bacchus en érection, qu’un phallus érigé vient représenter, alors que le même symbole (Linga) figure Shiva.

Comme Priape, comme Bacchus et ses Bacchanales, Shiva connaît une réputation négative, étant compté comme le « dieu destructeur », Vishnou étant le « dieu conservateur » et Brahma, « le dieu constructeur ». Deux courants mystiques idolâtrent Shiva, celui dit de la « main droite » et nommé « courant shivaïte » et l’autre dit de la « main gauche » qui est celui du « shaktisme ».

Le shaktisme chez certains est décrié licencieux puisqu’il inclut des rites sexuels, la divinité qui la figure prend forme à partir de la Kundalini dont l’image est celle d’un serpent, et qui dit serpent dit volupté ; enfin, et surtout, le dogme intègre un culte dit « démoniaque », en outre, il s’appuie sur l’activité des Dâkinî et « englobe une K-l--Lilith.jpg mythologie des démons ». Il propose un rituel à partir des 5M, impliquant de manger de la viande, boire du vin, manger du poisson et des céréales avant de s’accoupler avec une inconnue Yoginî.

Chez les sectateurs de Shiva, le dieu est montré sous toutes ses formes glorieuses tel celui qui danse ; chez ceux de Shakti, il est allongé au sol piétiné par Shakti. Les interprétations spirituelles interprètent cette image de la manière la plus élevée possible, il n’en demeure pas moins, et là encore André Van Lysebeth éprouve le même sentiment, qu’est visualisée la domination des guerriers d’un camp contre un autre, en outre ceux de Kâlî contre ceux de Shiva.    

 

(* Si « Lilith » des Sumériens est évoquée dans le Livre d’Esaïe* comme ce démon femelle qui fréquente les lieux déserts, arides,  accompagnée d’animaux sauvages, les mêmes termes sont utilisés dans « L’hymne à Kâlî »** (titre original : « Karpûrâdi-Stotra ») daté lui du dix-septième siècle.

 

(* « Les épines croîtront dans ses palais,

Les ronces et les chardons dans ses forteresses.

lilith-statue.jpgCe sera la demeure des chacals,

Le repaire des autruches ;

Les chats sauvages du désert rencontreront les hyènes,

Et les Seirims (satyres) s’y appelleront les uns les autres ;

Là aussi se tapira Lilith (ou : « les chouettes ») pour y trouver le calme.

Et trouvera son lieu de repos ;

Là le serpent fera son nid, déposera ses œufs,

Les couvera, et recueillera ses petits à son ombre,

Là se rassembleront tous les vautours ». (Esaïe, 34,14).)

 

(** « Toi qui, parée d’une ceinture

Faite de bras coupés,

Te couches dans un cimetière

Sur un cadavre

Et fais l’amour avec Shiva !

 

On les vénère

Partout et toujours

Ceux qui sur Toi méditent

Et dans leur cœur Te voient,

 

Epouse de Shiva,

Installée dans un cimetière

Où fument les bûchers :

Partout des ossements

Que se disputent les chacals

Des cadavres, des crânes,

Et Toi, jeune et jolie,

Et jouissant de Ton mari… »)

 

shakti kali et lilith

Si Kâlî est Lilith, nous savons qu’aux cérémonies la concernant, le feu est un moyen pour communiquer avec les esprits de l’Anti-Monde, qu’un dieu incarne, nommé « Agni ». En outre, Richard Waterstone dit de lui, dans « L’Inde éternelle » (Editions Albain Michel) : « Parce qu’il incarne le sacrifice, Agni est considéré comme un Shakti.jpgmédiateur entre les dieux et les mortels, un prêtre qui comprend les lois de la terre et celles du ciel ». Agni est montré comme un bouc (parfois un bélier) et il est un dieu du feu.

Si, comme c’est notre habitude, la phonétique aide parfois comme moyen pour trouver une origine aux « personnifications » mystiques », nous devinons dans la lecture de « Agni » le mot « Guini » (Guimel-Yod-Nun) (ajouter Yod au mâle), lequel est prononcé « Djinn », et parmi les élémentals, le même nom concerne les esprits du Feu.

Agni est accompagné de serviteurs, les Agni ; est-ce ici qu’il faut trouver l’origine des Djinn avant de regarder du côté des Arabes ?

De son côté, Lilith est Kâlî, qui sont les énigmatiques Seïrim qui semblent l’accompagner ? Certains les croient venir d’Egypte et auraient des têtes de singes et seraient les servants de l’antique Thoth, dont sa représentation était celle d’un cynocéphale. D’où que ces esprits seraient surnommés « Velus » ou « Seïrim ». Mais si nous continuons à regarder du côté de Sumer, là où Kâlî serait devenue Lilith, les « Seïrim », en tenant compte des proximités phonétiques, seraient logiquement « Asur » pour « Asuras » (ou yoni single fond hypno shakti nom fond noir« Asouras », qui étaient les non-dieux, et même devenus des « démons » pour ces anciens mystiques), figurés avec des têtes horribles.

« Asura » a pu servir pour former un nouveau nom, ou qu’un mot d’une langue suffisamment proche ait servi pour œuvrer à sa place et définir la même entité, ce fut peut-être « Seïr » qui signifie « bouc ».

 

(* Les Asuras - démons - sont des esprits démoniaques opposés aux Devas (parfois appelés Suras). Le vocable védique désignait une créature divine et servit à qualifier des dieux comme Indra, Agni et Varuna. Puis, à la suite d’un détournement de sens, le mot qui était un dérivé de « asu », le souffle, la vie, devint un non-dieu comme est construit le mot « sura » précédé de « a » privatif.

On retrouve d’ailleurs les dénominations « ahura » et « deva » dans le zoroastrisme mais les significations sont inversées, les « ahura » étant des créatures du bien alors que les « deva » sont celles du mal, ce que semble induire une origine commune aux peuples qui ont engendré ces croyances, un des arguments en faveur de la théorie de l’invasion aryenne – Source Wikipédia).)  

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 15:21

Nous citons : « Nous avons vu sous combien d’aspects le vieux culte de Priape se présentait au moyen âge, et avec quelle opiniâtreté il s’est maintenu à travers tous les changements et tous les développements sociaux ; nous retrouverons, en dernier lieu, les particularités des orgies priapiques des anciens combinées avec les A-messe-noire1.jpgadjonctions qu’y fit le moyen âge avec l’immense superstition de la sorcellerie. De tous temps, les initiés ont cru ou ont fait croire qu’ils avaient des pouvoirs supérieurs à ceux des non initiés, et ils étaient supposés connaître seuls les formes d’invocation d’un culte dont les divinités ont été invariablement transformées en démons par les apôtres du christianisme ; en conséquence, les vœux que les anciens adressaient à Priape durent être, au moyen âge, adressées à Satan. Le sabbat des sorciers est donc la dernière forme du priapisme dans l’Europe occidentale, et les incidents des grandes et licencieuses orgies des Romains y étaient reproduits dans tous leurs détails ».

 

Justement, ces cérémonies secrètes pour un dieu ou une déesse et qui comprennent des rites luxurieux paraissent toujours les mêmes, et les quelques descriptions ici et là, soucieuses de précisions graveleuses, semblent être écrites pour satisfaire aux goûts d’un lectorat curieux des prestations salaces, sont toutefois incapables de saisir leur objet et leurs moyens magiques, leur but, trop de documents ayant disparu à tout jamais, incompétents pour en saisir la substantifique moelle.

 

« Les Bacchanales avaient lieu à la fin du mois d’octobre. Le phallus était porté processionnellement et couronné, et, comme pour la « Liberalia », les fêtes avaient lieu la nuit. A mesure que l’ivresse des célébrants augmentait, elles dégénéraient en une extrême licence, durant laquelle le peuple s’adonnait sans honte aux vices les plus ignobles. La fête de Vénus commençait en avril. Ici, les femmes conduisaient baphomet-mendes3.jpgprocessionnellement le phallus dans un char jusqu’au temple de Vénus, hors de l’enceinte de la colline, pour être présenté par elles aux parties sexuelles de la déesse. Les femmes de la mauvaise vie de la ville et du voisinage, appelées de toutes parts par le son du cornet, se mêlaient, entièrement nues, à la multitude et excitaient les passions par des mouvements et des paroles obscènes, jusqu’à ce que la fête se terminât en une scène de folle orgie, sans règle et sans frein. Les fêtes consacrées à Priape, les « Priapeia », avaient les mêmes cérémonies et les mêmes orgies ».

 

Ces fêtes ont duré après l’époque romaine et les premières églises de l’ère chrétienne virent davantage de Dieu-Bouc sur l’autel que de crucifix. Les « prêtres » de ces temps connaissaient les cultes et rites païens à la perfection et continuaient de soutenir leur influence dans le monde populaire. « Il est évident que, dans les premiers âges de l’Eglise, la conversion des païens au christianisme n’était, en bien des cas, qu’une demi-conversion. Les promoteurs de l’Evangile étaient satisfaits si le néophyte s’affirmait chrétien, et ils ne regardaient pas de trop près à la sincérité du sentiment ni à la pratique des rites religieux ». D’où une longue période où évoluent et se pan-satyre-nettoy-.jpg développent parallèlement la chrétienté d’un côté, la perpétuation des rites liés au culte de Priape de l’autre, ceci sans poser le moindre problème pour les prêtres appartenant à l’Eglise du crucifié et sacrifiant pour le Dieu-Bouc.

 

Le dogme catholique s’inspire des enseignements gnostiques mais les pratiques des premiers se détournent rapidement des seconds, jugées inconvenantes. On lit de tout, au point de douter, de sélectionner entre le vrai et le faux. « Les Adamites proscrivaient le mariage et soutenaient que la perfection n’était compatible qu’avec la communauté des femmes. Ils choisissaient des endroits secrets ou des cavernes pour leurs conventules auxquels les deux sexes assistaient dans une complète nudité. Puis ils se livraient indistinctement aux passions sexuelles. Les Nicolaïtes mettaient leurs femmes en commun, soutenaient que le seul chemin du salut était le commerce fréquent entre les deux sexes ; pensée idem pour les Ebionites, les Basilides et les Manichéens ».  

 

Au moyen âge du premier millénaire après J.-C., des mouvements gnostiques émigrent ça et là jusqu’en Orient, s’établissent en Bulgarie. Surnommés « Populacani », « Poplicani », « Publicani », ils deviennent en France les « Bolgres » phallus-mullos4-n-pal.jpgou « Bougres », mot qui devint plus tard celui de tous les hérétiques. On dit « qu’ils n’avaient pas de scrupules pour leurs relations sexuelles jusqu’à des vices contre nature, au point que le « bougre » évolua en « sodomite ».

On dit des Cathares (de « Katz » ou « chat ») qu’ils attendaient, au cours de leurs cérémonies, qu’un chat noir traverse leur pièce, que chacun le congratule comme la présence du dieu ou de la déesse invoqués, puis, les lumières éteintes, s’étreignait de la personne la plus proche de lui, et, quel que fût son sexe, se livrait à un commerce charnel aussi longtemps que ses forces le lui permettaient.

Les Vaudois pratiquaient les mêmes rites à la différence qu’ils n’attendaient pas un chat noir mais exposaient un bouc empaillé exhibant une virilité, à moins que ce ne soit qu’une simple image.   

 

« Les premiers rapports sur les rites obscènes et secrets concernent une secte française. Il y avait, au commencement du onzième siècle, dans la ville d’Orléans, une société de personnes des deux sexes, qui s’assemblaient dans une maison, qu’ils vont à l’assemblée portant chacun une lampe allumée à la main ; ils commencent par baal-peor2.jpg chanter les noms des démons, en manière de litanie, jusqu’à ce qu’un de ceux-ci descende soudainement parmi eux sous la forme d’un animal. Alors chaque homme s’empare de la première femme qui lui tombe sous la main et se livre à des actes sexuels avec elle, que ce soit sa mère, sa sœur ou une nonne consacrée ».

 

Comment est-ce soutenable d’envisager que des femmes et des hommes s’enferment dans une pièce close, attendent la venue d’un animal, puis se livrent à la débauche, et croient ainsi avoir honoré Priape ou quelque autre dieu phallique, de Bacchus à Satan ? Ceux qui rendent compte de ces épisodes n’insistent-ils pas trop sur le « croustillant » à défaut de ne pouvoir percer le domaine magique du rituel, sans aucun doute à jamais perdu ?

 

Pour préciser une piste, nous rappelons que le même rite existe dans la mystique tantrique, nommée « ascèse à seize » ou « rituel des 5-M ». Qu’il y a bien un bouc baal-peor.jpgexposé dans cette cérémonie que les initiés nomment Agni. Que la puissance sexuelle dans l’énergie vitale est figurée par Shakti – c’est donc une personnification d’aspect féminin – et que la force capable de l’exploiter est montrée par le phallus (Linga) de Shiva.

Donc, qu’ils soient prêtres de Babylone, anciens Hébreux en captivité, Gnostiques ou Ophites, ou Catholiques, tous reconnaissaient, en lieu et place de Shakti, le serpent féminin Héva, puissance sexuelle, et que son « influence » ou « Aour Heva* » (222) livrait son nom « Kabar » (222), devenue depuis, pour les uns « Vénus », pour les autres « Lilith ».

 

(* A noter :

Obéah (Hé-Aleph-Beth-Vau Aleph) (15)

comme : Heva (Aleph-Vau-Chet) (15)

bac5.jpgcomme : Shakti (Yod-Teth-Kaph-Shin) (339) (15)

« L’influence de l’Obéah » ou « Our Obeah » (Hé-Aleph-Beth-Vau Aleph Resh-Vau-Aleph) donne le chiffre 222.)

   

Le cérémonial devait servir pour percevoir les influences supérieures et qu’elles soient bien de la puissance divine ou démoniaque évoquée puis que les agissements luxurieux de chacun n’ont qu’un but, celui de garder en conscience d’être en contact avec la puissance sexuelle, celle de Shakti ou Héva. Tant que dure le plaisir se maintient le contact avec elle. De même, les énergies psychiques déployées lors de ces ébats servent aux sorciers et autres mages pour leurs usages magiques.

 

Souvenons-nous de cette théorie sortie de l’occultisme et défendue jadis par les Lucifériens, soutenue par Lotus de Païni (Lotus de Païni – La magie et le mystère de la femme – Editions Arma Artis) (chapitre « De la magie et du mystère de la femme ») : que la femme provient du végétal, l’homme de l’animal, ainsi que la femme du règne baphomet-taxil.jpg atlantéen est sans doute la Nymphe qui engendra la femme d’aujourd’hui ; de même le lien entre le Satyre et l’homme mâle. Un rite au moyen âge pour célébrer le solstice d’été avant la fête de la Saint Jean voyait les filles et les femmes danser nues autour des arbres la nuit : sans doute pour obtenir des propriétés du monde végétal ce qui est enfoui dans leur propre nature féminine. Et les mystiques ajoutent : « Car c’est de ces arbres que les anciens attendaient que des formes subtiles sortent afin d’établir des contacts surnaturels ».

La magie élémentaire ne voit d’autre dieu plus puissant que ces Esprits de Eléments, les Esprits planétaires et leurs conjoints Qliphoth – et Aoboth -. Paracelse précise que « nous sommes les fils des Elémentals et ce sont eux qui tissent nos destinées », qu’ainsi notre propre dieu personnel est un Satyre et notre déesse une Nymphe. C’est ainsi que les anciens pensaient et croyaient, c’est vers eux qu’ils sacrifiaient et, somme toute, ne les priaient point mais les honoraient pleinement, les sentant proches comme ils les bacchante.jpgimaginaient nos conjoints dans l’invisible immédiat.

 

D’où ces luxures lors de leurs offices « religieux », puisqu’ils soulignaient de cette sorte combien ils étaient conscients que l’énergie sexuelle dont ils jouissaient n’était pas « leur » mais était pleinement celle de la divinité qu’ils honoraient ; qu’ensuite, s’ils abusaient en salacités, c’était pour mieux souligner leur satisfaction à la même divinité pour leur avoir fait don et grâce de cette énergie.  

 

Face au Dieu-Bouc, le célébrant s’approchait et invoquait la formule suivante :

 

« Que Priape soit loué ! Il fait germer et fleurir toutes choses ! Il est notre principe, qui est un et sept. Adjure la foi et abandonne-toi à tous les plaisirs ! »

« Exaltetur Priape germinans, stirps nostra ego et septem, fuere, tu regenans reditus fis ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 13:57

« La messe, écrit Francis King dans « Esotérisme et sexualité », constitue, et a toujours constitué, le point central de la pratique religieuse catholique ». Pareillement, dans cette messe, c’est la « transformation mystique de la substance du pain et du vin en celle des vrais corps et sang du Christ » qui est le « point central ». pan fb6Ce « pouvoir de transsubstantiation opéré par le prêtre quotidiennement conduit le peuple à croire en une vertu magique de la cérémonie ». Par le passé, le même prêtre avait, entre autres, « le pouvoir de célébrer la messe dans un but de mort, de convoitise sexuelle ou d’appétit matériel ».

L’usage du vin paraît anodin, et cette boisson ayant la propriété de devenir le sang du dieu invoqué n’étonne pas outre mesure.

C’est ce même vin que buvaient lors des cérémonies diamétralement inverses, rapportées par Raspoutine, les sectateurs du dieu noir Tchort. Un rituel est dévoilé à son sujet, et au cours de celui-ci, nous lisons :

« Le prêtre prononce : « Au nom de celui qui règne dans le firmament de feu et de glace… levez-vous, laquais de Tchort le Seigneur ! Ô, que s’élève le blizzard en travers des steppes, et réponds à notre signal ! Mes lèvres se pompei4 délectent de Tes louanges, Ô Tchornibog ! Je suis une créature de Ta création, engendrée par Ta flamme, rendue folle par Ton esprit, porteuse de changement ! Que les comètes saluent Ton arrivée, quand nous, Tes fils, attendons sur les hauteurs de Triglav les présages de Ta volonté ! Les braises rougeoyantes des anciens sacrifices donnent naissance aux ombres spectrales qui vivent à nouveau en tant que dieux du vin et de la joie ! »… Puis, il reçoit le calice, le place devant l’autel, le parfume, et le bénit avec la mûdra de la flamme (mains croisées au bout des doigts, vers le haut). Il lève le calice en l’honneur de l’autel, puis le vide. L’acolyte le reprend ».

 

Cette pratique de boire du vin lors d’une cérémonie pour tel dieu, fils de dieu ou démon, à quelle divinité antique peut-elle le mieux appartenir sinon à celui des plus grands et que le monde moderne ne connaît plus que sous le titre de « dieu du vin », A autel messe noire satyre NBc’est-à-dire Bacchus ? Et justement, la formule « dieux du vin et de la joie » est trouvée dans l’invocation à Tchort. Ce qui souligne combien ce qu’il nous reste de Bacchus à ce jour n’est plus que ce Génie ivrogne assis sur un tonneau de vin et qui prête à rire, promené lors du carnaval et autres fêtes arrosées, pourtant, c’est bien vers lui comme dieu antique que les prêtres se tournaient pour boire leur calice de vin, et c’est de son sang qu’ils étaient convaincus d’absorber, comme c’était de Cérès (Démeter), divinité du blé, qu’ils mangeaient de son corps en prenant du pain.

 

Tchort est d’ailleurs le « dieu noir » et il a tout dans son apparence d’un dieu saturnien. C’est le même « costume » qui est enfilé par Bacchus lors des cérémonies secrètes dans ses Bacchanales, puisqu’il est appelé « Sabazius », et qui est le même nom de « Sabbaoth ». Il est alors exhibé à ses sectateurs sous la forme d’un taureau, et comme le voici membré d’un phallus impressionnant, ses dévots disent « qu’il expose son priape » et ainsi l’appellent « Bacchus-Priape ».

 

Les Romains nommaient aussi ce membre viril du nom de « fascinum », dont ils se servaient sous la forme d’amulettes et de talismans pour se protéger. Hérodote souligne qu’aux pays vainqueurs, ils aimaient graver sur le fronton de leurs édifices un phallus, tandis qu’à ceux qui perdaient, ils dessinaient un mullos (sexe féminin). Mais saint priape1 Richard Payne Knight est moins affirmatif, et nous le soutenons, l’amulette du phallus apportait la force et celle du mullos, la protection.

Le mot « fascinum » vint à remplacer un temps « priape » et « phallus », au point qu’il en devint une « injure », un terme salace. Toutefois, les gens d’église au moyen âge qui punissaient leurs personnels des monastères et des couvents pour s’en servir à des fins luxurieuses utilisaient le terme « fascinum ». C’est ainsi qu’un diminutif fut trouvé, « fesne » puis « pesne », pour aboutir à « pénis ».

 

Une anecdote illustre le sujet : « Au commencement de 1282, le 29 mars et le 5 avril, un prêtre de la paroisse d’Inkerkeithing célébrait les rites de Priape en rassemblant les jeunes filles de la ville, et, sans égard pour le sexe, il les faisait danser autour de la statue du dieu, et, promenait à travers la danse une image en bois de l’organe mâle de la génération, il chantait et dansait lui-même en accompagnant le chant de gestes et d’attitudes analogues à la circonstance et provoquait des actes licencieux, pas des paroles non moins licencieuses » (Richard Payne Knight – Le culte de Priape / La théologie mystique des anciens ; Sebastiani Milano).

 

L’usage du phallus et du mullos artificiels a servi longtemps pour les opérations de sorcellerie et autres magies et le même auteur cité est certain que bien des prêtres au moyen âge conservaient ces mœurs mystiques. « Il était de coutume de placer l’image du phallus sur les murs des édifices, usage qui vient des Romains pour se protéger des enchantements de toutes sortes ».

 

Au Sud comme au Nord, les usages étaient les mêmes. Au Sud, les hommes célébraient Priape, au Nord, son avatar Frey. Le mot vient de « Fri » et F se frey-ithyphallique.jpgprononçant « Ph » ou « P », il s’agit de « Pri » qui est la racine de « Pri-Apis », Apis étant le taureau, la locution signifie « taureau fécond ». La même racine « Pri » sert au mot « Pharaon ». Frey est le dieu de la fécondité, à fortiori, il est celui qui soutient la virilité et apporte les plaisirs charnels. Toutefois, lors de sa célébration, l’accouplement cérémoniel avait lieu entre un prêtre et une femme, ou une prêtresse et un homme, tous censés représenter la déesse et le dieu auxquels ils sacrifiaient. En l’occurrence, il s’agissait ici de Freya (ou Friga) et Frey, et leur jour pour les célébrer était le cinquième, qui devint « Frige-daeg » pour « Friday » en anglais, « Freitag » en allemand. Idem en France où Vénus était appelée « Vendre », ce qui donna « Vendredi ». La mythologie distingue Friga et Freya, la première étant l’épouse d’Odin, la seconde, sœur ou compagne de Frey. Toutefois, les racines de leurs noms respectifs paraissent semblables.

 

Si l’actuel Bacchus est réputé pour son caractère jovial, qu’il prête à la moquerie pour son embonpoint et son goût pour l’ivrognerie, c’est finalement le résultat que les gens d’Eglise ont fait de lui, cherchant d’abord à le faire disparaître au profit du crucifié, puis, voyant qu’ils n’y parvenaient pas, finirent par le décrire physiquement de la sorte. C’est idem avec Priape qui finit sa carrière dans les jardins d’où que image satyre2l’actuel dieu du même nom ne serait autre que sa réincarnation en un épouvantail dont les jardiniers se servent pour faire fuir les oiseaux. C’est pourtant bel et bien ce Bacchus qui était le Grand Maître de cérémonie des Bacchanales tel qu’il est décrit ici : « Bacchus, nommé aussi lors de ses célébrations « Sabazius »,  dit Leloyer, n’était qu’un démon épouvantable ayant cornes en tête et javelot en main. C’était le maître guide-danse, et dieu des sorciers et des sorcières : c’est leur chevreau, c’est leur bouc cornu, c’est le prince des bouquins, satyres et silènes. Il apparaît toujours aux sorciers et sorcières, dans leurs Sabbats, les cornes en tête ; et hors des Sabbats, bien qu’il montre visage d’homme, les sorcières ont toujours confessé qu’il a le pied difforme, tantôt de corne solide comme ceux du cheval, tantôt fendu comme celle du taureau » (Collin de Plancy – Dictionnaire infernal). Il tient de Saturne pour être nommé « Sabazius », il est exhibé saturne overblogaux sectateurs sous la forme d’un taureau viril, mais aussi d’un bouc, et même d’un serpent, puisque les Bacchantes l’invoquent par le nom « Evohé », impliquant là qu’il détient la même sorcellerie noire que le dieu Ob des Phéniciens, cet autre Dieu-Serpent (Mandigoès-Obéah) devant qui ses sectateurs pratiquaient la magie noire.

 

Ob, Dieu-Serpent de la magie noire…

Ob (Aleph-Vau-Beth) (9) ou Obéah (Aleph-Vau-Beth-Aleph-Hé) (15), tantôt Ov ou Oph, n’est point étranger à Héva (Chet-Vau-Aleph) (15), à tel point qu’ils peuvent représenter la même réalité occulte, tous deux ayant la forme d’un serpent, et qu’en remarquant bien, il n’y a qu’une évolution de la prononciation qui les distingue, sans plus.

Et c’est ce nom « Héva » que prononçaient les Bacchantes romaines lorsqu’elles invoquaient leur divinité, et qu’en articulant chaque lettre, elles obtenaient le phonème « Evohé ». Il s’agissait donc moins du dieu « Yod-Hé-Vau-Hé » que du Dieu-Serpent « Héva » ou « Ob » des Phéniciens. 

 

Aleister Crowley écrit : « L’usage du sexe et d’excitants est précisé dans les rites » ; dans le livre « Energized Enthusiasm », il ajoute : « Les Grecs disent qu’il existe trois méthodes permettant de décharger la bouteille de Leyde du Génie. A ces trois asmodai-phallus3.jpgméthodes, ils attribuent trois dieux. Ces trois dieux sont Dionysos (Bacchus), Apollon, Aphrodite. En anglais : le vin, les femmes et le chant » ; et dans « Le Livre de la Loi » : « Pour m’adorer, prenez du vin et des drogues étranges dont je parlerai à mon prophète, et enivrez-vous ! »

 

Plutôt que la musique, nous préférons concentrer notre attention sur les fumées d’encens, lesquelles propagent ces parfums vifs dans l’air, le remplissant de leurs effluves supposés attirer les esprits dont c’est l’odeur favorite.

 

Ainsi, le triptyque devient « le vin, les femmes et les fumées d’encens » : et dans ce cas, les trois dieux adéquats sont Dionysos (Bacchus), Aphrodite (Vénus) et Hermès (Mercure). Lorsque ces génies sont évoqués dans leur plan inférieur respectif, « plan phallique », ils sont Priape, Vénus-Salacia et Pan. Et dans le règne démoniaque, ces derniers sont assimilés à Asmodée, Astarté (Lilith) et Samaël.

 

Vin

Femmes

Fumées d’encens

Grec : Dionysos

Aphrodite

Hermès

Romain : Bacchus

Vénus

Mercure

Romain infernal : Priape

Vénus-Salacia

Pan

Démoniaque : Asmodée

Astarté (future Lilith)

Samaël

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:01

« Une autre cause de la corruption de l’ancienne mythologie et de l’accroissement de la mythologie poétique (Grecque) fut l’usage qu’introduisirent les artistes de priape-eucharistie-overblog.jpgreprésenter les divers attributs du Créateur sous des formes humaines, variées d’expression et de caractère. Ces figures portant les titres des divinités dont elles étaient l’emblème allégorique, furent, avec le temps, considérées comme des personnages distincts et furent adorées comme divinités subalternes. Le dieu multiple de l’ancienne théologie devint une multitude de dieux et de déesses, souvent décrits par les poètes comme différents les uns des autres et se querellant sous l’influence des mêmes passions qui agitent les hommes. A mesure que les symboles se multiplièrent, quelques-uns perdirent de leur dignité ».

 

« Le Priape vénérable qui fait le sujet de nos investigations, descendit du rang de dieu de la nature au rang d’une divinité rurale subalterne. Il fut supposé fils du conquérant asiatique Bacchus, vivant parmi les nymphes d’une fontaine, et exprimant la fertilité des jardins, au lieu du pouvoir créateur du grand principe actif de l’univers. Sa dégradation ne s’arrêta pas là, nous le trouvons, à une époque encore plus profane et plus corrompue, n’être qu’un objet de dérision et d’insulte, bon tout au plus à servir d’épouvantail aux oiseaux et aux voleurs par sa trompe rubiconde. Ses attributs producteurs n’eurent plus leur signification primitive ; ils furent prostitués, en accord avec les mœurs de l’époque, à des efforts vils et abortifs. Les hommes attribuent volontiers leurs passions aux objets qu’ils adorent ».

 

richard-payne-knightpriape.jpg

 

« Priape n’en continua pas moins d’avoir un temple, des prêtres et des oies sacrées, et les offrandes les plus exquises lui furent toujours présentées. Quelquefois on était moins scrupuleux dans le choix des victimes, et on souffrait que la frugalité présidât à l’offrande. Avant la célébration du mariage, on plaçait la fiancée sur la statue du dieu afin qu’elle soit rendue féconde par sa communion avec le principe divin et qu’elle puisse remplir avec fruit les devoirs de son nouvel état. Dans un poème ancien, nous voyons une dame, nommée Lalage, lui présentant les peintures de l’Eléphantis (ouvrage écrit par une certaine prostituée Philainis ou Philaenis et parait avoir été du même genre que les productions obscènes de l’Arétin) et lui demandant gravement de jouir des plaisirs auxquels il préside, dans toutes les attitudes décrites par le célèbre traité. Le poète ne nous dit pas si sa prière fut exaucée, mais nous pouvons croire qu’elle n’essaya pas seulement de la prière et que, contrairement à ce que font beaucoup de dévotes, elle l’accompagné des pratiques capables de la rendre efficace ».

 

richard-payne-knight-femme-figurine-phallique.jpg« Lorsqu’une femme avait rempli le rôle passif de la victime, dans un sacrifice à ce dieu, elle exprimait sa gratitude par des présents déposés sur l’autel, consistant en petites figurines représentant l’attribut caractéristique du dieu et en nombre égal à celui des prêtres officiants. Sur une gemme antique de la collection de M. Townley, on voit une de ces intéressantes victimes qui vient d’accomplir le sacrifice et offre un nombre tel de ces figurines qu’on peut croire, d’après cela, qu’elle n’a pas été négligée. Cette offrande de remerciements avait aussi son caractère mystique, car le feu brûlant sur l’autel étant le principe énergique de la force du Créateur, et le symbole phallique étant la visible image de son attribut caractéristique, leur union était celle de la cause matérielle et de la cause essentielle dont toutes choses procèdent ».

 

« Ces sacrifices, aussi bien que tous ceux offerts aux divinités qui présidaient à la génération, avaient lieu la nuit. Dans Euripide, Hippolyte dit, pour exprimer sa chasteté, qu’il n’aime aucun des dieux adorés la nuit. Ces dévotions avaient de tels rites qu’ils devaient naturellement révolter les esprits chastes et les natures tempérées, peu susceptibles d’être échauffées par l’extase particulière aux dévots, surtout lorsque ceux-ci, absorbés dans la contemplation des bienfaits du Créateur, priape12 priapées’exercent à l’imiter dans l’action caractéristique de son grand attribut. Pour élever encore cet enthousiasme, les saints des deux sexes de l’antiquité s’enfermaient dans les temples et vivaient dans la promiscuité, honorant le Seigneur par un grand déploiement de son pouvoir et par la communication mutuelle qu’ils se faisaient de ses bontés ».

 

« A ceux qui témoignent du contraire, nous opposons des milliers d’images de la prostitution sacrée renfermées dans les temples de Corinthe et d’Erix. Nous opposons les paroles expresses de Juvénal, qui, bien que d’une époque plus récente, vivait dans un temps où cette religion et presque les mêmes coutumes prédominaient encore. Diodore de Sicile nous dit que, lorsque les préteurs romains visitèrent Erix, ils mirent de côté leur magistrale sévérité, et messaline gouinequ’ils honorèrent leurs déesse, en se mêlant avec leurs servantes et jouissant des plaisirs auxquels elles présidaient. Il paraît aussi que l’acte de la génération était une sorte de sacrement dans l’île de Lesbos. Sur une médaille, le mâle a un mélange du bouc dans sa barbe et dans ses traits, et doit représenter Pan, pouvoir générateur de l’univers incorporé dans la matière ».

 

« Avec des couvents pour l’éducation féminine, tels que ceux d’Erix et de Corinthe, il n’y a rien d’étonnant à ce que les femmes de l’antiquité aient été instruites dans la pratique de tous les devoirs de leur religion. L’histoire de Julie et de Messaline nous prouve que les dames romaines n’y messaline cover2manquaient en aucun point, et cependant elles étaient autant citées pour leur gravité et leur décence que les Corinthiennes l’étaient pour leur adresse à se plier à toutes les attitudes inventées par l’imagination des prêtresses dans l’exercice du culte de leur déesse tutélaire ».      

 

(Richard Payne Knight – Le culte de Priape / La théologie mystique des anciens ; Sebastiani Milano)

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 14:22

(* « Qui était Priape ? Dans le dictionnaire, « Priape était le dieu grec de la fertilité, fils de Dionysos et d’Aphrodite, gardien des jardins, des vignes et des troupeaux.

De tout temps et en tous lieux, des cultes rendus à la source de vie, à la puissance cercle-zodiacal---baphomet.jpg procréatrice humaine et animale avaient lieu. Chaque culture a honoré à sa manière le pénis non seulement comme organe de reproduction mais pour sa beauté aussi. Le culte de Priape a été important dans les cultures judéo, gréco-romaines. La forme du pénis a influencé des œuvres d’art même chez les Nordiques. Des sectes chrétiennes primitives ont inclus la nudité dans leur culte ; des témoins païens l’ont confirmé. L’Orthodoxie chrétienne a toujours eu à combattre ces cultes. Quand les temps changent, ces cultes refont surface, comme de nos jours où nous vivons une révolution sexuelle. Ce sont les « gays » qui ont redécouvert des expressions de révérence envers le pénis.

Pourquoi une telle attitude et un tel culte ?

Les « gays » sont ceux qui ont le mieux reconnu la beauté et la puissance créatrice du pénis. Il est une source de joie et de plaisir en plus d’être une force unificatrice dans l’humanité. Il faut réaliser que le pénis est plus qu’un véhicule temporaire de plaisir, de procréation et d’élimination de déchets liquides. Ceux qui y pensent réalisent que le sexe de l’homme est la source de la vie, de la joie et du plaisir, et donc une partie image satyrede l’homme tout à fait digne de dévotion. Avec cette attitude, nous pouvons réaliser que l’acte sexuel est beau et que c’est un facteur de paix, d’amour et de beauté. Avec cette attitude en tête, il n’y a pas de viol de l’autre ou d’exploitation égoïste.

Le seul sexe de l’homme est devenu objet de beauté, à être admiré, honoré, consommé joyeusement en communion avec ceux qui sont présents, et ses émissions regardées avec révérence. Il ne faut pas se mutiler mentalement, mais en temps et lieux appropriés, il faut se dévoiler avec fierté et plaisir. Les inhibitions doivent partir. Nos cérémonies phalliques ont lieu régulièrement avec des procédés éducatifs, mais aussi on consacre un peu de temps par semaine à soulager nos tensions sexuelles ou celles des autres. Vraiment cette forme d’expression est appropriée aux besoins de plusieurs en société et devrait être encouragée. Cela nous aide à nous soulager de toutes les répressions que nous impose une société mal informée. 

Le credo officiel de Priape est : « Nous croyons que le désir sexuel non rempli que Jésus a identifié étant la lubricité conduit à la haine, la rage, l’avarice et l’envie ; qu’en si complaisant dans ces péchés contribue à la violence, aux crimes, la guerre, le malheur et les maladies ; alors que le sexe peut détruire le mal ; brandissez votre verge et partagez-la » (Commentaire ad lib non identifié).)

 

« Les artistes et les poètes grecs présentent souvent la personnification d’un attribut comme étant le dieu lui-même. Ici, il est appelé :

 

Tauroboaz

Taurwpoz

Tauromomfoz

 

; et là les initiales et les monogrammes des épithètes employées pour le dieu, sont joints au taureau et autres symboles comme dans les médailles grecques.

Il ne faut conclure de ceci que les anciens croyaient que la Divinité existait sous la apis-priape-over-blog.jpg forme d’un taureau, d’un bouc ou d’un serpent ». « Le Créateur, délivrant les semences fécondes des entraves de la matière inerte par sa divine puissance, est représenté sur d’innombrables médailles grecques par l’auroch, ou taureau sauvage ».

 

(« Strabon nous dit que, de son temps, ils ignoraient complètement l’ancienne science. Ceci n’a rien de surprenant, quand on se rappelle que les Egyptiens des temps historiques survivaient au renversement de leur monarchie par les Perses, à la destruction de leurs temples et à l’anéantissement de leur religion, d’abord par les ordres de Cambyse, et ensuite par ceux d’Ochus. Nous n’avons aucun renseignement sur ce qu’ils étaient avant ces désastres, car Hérodote, qui visita le premier ce pays, n’y arriva que lorsqu’il était déjà en ruines.

On peut remarquer, dans les religions modernes, que les hommes sont superstitieux en proportion de leur ignorance, et que ceux qui connaissent le moins les principes image satyre2d’un culte sont les plus ardents et les plus fervents dans la pratique de ses rites et de ses cérémonies extérieures. Nous pouvons donc supposer, par analogie, qu’il en était ainsi chez les Egyptiens. Les gens éclairés et rationnels révéraient les animaux sacrés, tandis que le vulgaire les adorait. Les premiers ayant été, on peut le croire, dispersés par la persécution des vainqueurs, le culte matériel subsista seul. Diverses cités adoptèrent différents animaux comme divinités tutélaires, ainsi que font les cités catholiques en se mettant sous l’invocation des saints et des martyrs, et dans la ferveur de leur dévotion pour les symboles, elles en oublièrent la cause originelle ».)

 

Cette divinité antique est donc représentée par un taureau le plus souvent (Osiris chez les Egyptiens, Bacchus chez les Romains…) que les initiés nomment encore « Apis » pour « taureau ». La constellation du Cocher avec son étoile la plus brillante « Capella » ou « chèvre » faisant partie de celle du Taureau, le dieu qui la préside était jadis montré tantôt pour un taureau tantôt pour un bouc, le deuxième animal ajoutant le caractère lascif à celui du pouvoir de la fécondité.

 

Dès lors, les satyres ici sont des personnifications bien plus essentielles et majeures que leurs détracteurs ont bien voulu accorder… « Les Grecs, en progressant dans la culture des arts, changèrent graduellement la forme animale en forme humaine, tout en conservant le caractère originel. La tête humaine fut d’abord ajustée au corps du taureau. Mais ensuite, on fit la figure entièrement humaine, avec quelques-uns des pan2.jpg traits généraux de l’animal mêlés en elle.

Tels sont les faunes et les satyres, qui sont les émanations du Créateur, incarnées dans l’homme et agissant comme ses anges et ses ministres dans le travail de la procréation universelle ».

Le culte païen n’y entendant pas grand-chose aux anges, ce sont les satyres qui tiennent la place du « saint ange protecteur », du « génie qui accompagne chacun », etc. Bien des mystiques ont souligné que chacun est soutenu par un compagnon invisible, qui ne serait autre que le Soi, nommé ici lutin, là Soi suprême, ici Daka, là Djinn ou Génie, et qui est ce satyre dont les Grecs développent la réputation et la célébrité.
Bien sûr, leur rôle principal réside dans la fécondité, et il n’y a qu’un pas pour envisager la luxure, mais ils sont forcément aussi le « fidèle confident dans l’invisible » comme il est précisé qu’ils agissent comme « l’ange ».

 

Un principe androgyne dominant l’invisible, le Soi étant masculin et féminin, le satyre est accompagné d’une nymphe. « Les faunes et les satyres qui accompagnent les figures androgynes des anciennes sculptures sont souvent représentés comme servant le Créateur par l’action de leurs attributs caractéristiques avec elles, aussi bien PAN.jpgqu’avec les nymphes, anges passifs de la procréation ». Ainsi, chaque homme, selon le culte païen, est accompagné d’un double qu’il décrit comme un satyre et une nymphe.

 

Il est à relever que la kabbale évoque le « Kerub* » (ou Keroub, servant au mot « chérubin »), ou le « Karouph » des Arabes, identifié avec le « Djinn », « signifie dans l’origine « fort ou robuste » mais il est habituellement employé comme métaphore signifiant « taureau » ».

 

(* Le Kerub doit certainement correspondre au « Karibou » de la tradition assyro-babylonienne, ce nom est une étrange déformation de la racine sémitique « barak » (bénir). Les « Karibou » sont les « dieux bénisseurs », les « Sédou » et le « Lamassou », taureaux ailés à face humaine qui gardent l’accès des temples, et qui jouent le rôle d’intercesseurs entre l’orant et la divinité à laquelle il s’adresse » (Georges Lahy – Virya – Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale – Editions Lahy).

Evoquant la figure énigmatique du Baphomet, Jacquette Luquet-Juillet envisage « l’Idole », qui « serait la figure sculpturale d’un arcane qui recouvre un secret, et a la même signification que le Keroub d’Assyrie et d’Israël, le Kharouf arabe, le Sphinx d’Egypte : c’est le pentacle fondant en une seule figure les quatre Eléments divins, l’Eau, le Feu, l’Air et la Terre » ».

 

Les Egyptiens avaient pris l’habitude de figurer les personnifications de leurs divinités avec des têtes d’animaux, qu’ils choisissaient en fonction des qualités qu’ils leur reconnaissaient à chacun. A tel dieu la tête d’un coq, à tel autre celle d’un paon ; ou que le bélier se rapporte au Soleil et le bouc à la Lune.

Parfois, un dieu est montré avec la tête d’un animal, parfois d’un autre. C’est ainsi qu’un tel est vu avec la tête d’un bélier, mais aussi avec celle d’un lion. Pourtant, le priape-romain.jpgbélier souligne le caractère solaire, le lion aussi. Pourquoi ce changement ? Les experts conviennent que les anciens soulignaient les qualités de l’astre en fonction de l’animal qui le représentait : par exemple, le lion, qui est très souvent figuré en train de dévorer sa proie, montre les aspects négatifs du Soleil, qui brûle et dessèche, fatigue et même fait mourir, produit la sécheresse et fait souffrir la terre et les hommes ; inversement, le bélier exprime les bienfaits du Soleil, sa force vivifiante pour faire pousser la nature, donner la vie et engendrer l’énergie, produire la nourriture et permettre la bonne santé.

Le même Soleil apporte le bien et le mal aux hommes mais ceux-ci comprennent que tout ce qu’il détruit fait place au renouveau qui doit être construit. Les anciens marquaient là deux actions du Soleil, et c’est parce qu’elles sont diamétralement inverses qu’ils le figuraient avec deux animaux différents.

Le Soleil printanier engendre la nature et lui donne toute force pour pousser ; le Soleil caniculaire brûle la même nature jusqu’à la rendre stérile.

Cette réalité est trouvée dans la mythologie : Osiris (Bacchus, Mendès, Pan Apis) figure l’astre solaire lorsqu’il est fécond ; Typhon (Seth), que le vent du désert aride pentagramme typhon-sethpersonnifie habituellement, est le Soleil lorsqu’il brûle et rend stérile. Les deux entités distinctes ne sont pas différentes mais bien la même réalité selon qu’elle est bénéfique aux hommes ou pas.

C’est si vrai que les sectateurs du dieu Mendès l’honoraient sous la forme d’un bouc, ou d’un bélier, idem pour Bacchus, mais montré aussi comme un taureau viril ; et que ceux de Typhon sacrifiaient devant lui sous la forme d’un bouc, pareillement.

 

Nous citons : « De fait, Typhon-Seth semble avoir servi de prototype à plus d’un dieu du cycle ritualiste plus récent, y compris le dieu des Juifs ; quelques-unes de ses observances rituelles ayant passé intégralement dans le code de lois et le canon des rites religieux du « peuple élu ». Qui parmi les adorateurs de la Bible connaît l’origine du bouc-émissaire (ez ou aza) envoyé dans le désert en signe d’expiation ? Connaissent-ils que des âges avant l’exode de Moïse, le bouc était consacré à Typhon, et que c’est au-dessus de la tête de ce bouc typhonien que les Égyptiens confessaient leurs péchés, après quoi l’animal était envoyé dans le désert ? « Et Aaron prendra le bouc émissaire (Azâzel)... et il placera ses mains sur la tête du bouc vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël... et il l’expédiera... dans le désert » (Lévitique, 16). Et de même que le bouc des Egyptiens accomplit l’expiation avec Typhon, de même le bouc des Israélites « accomplit l’expiation devant le Seigneur » (Ibidem, v. 10). Ainsi, si seulement on se souvient que chaque dieu créateur anthropomorphique était chez les anciens adonnés à la philosophie le « Donneur de Vie » et le « Marchand de Mort » — Osiris et Typhon, Ahura Mazda et Ahriman, etc... — il sera facile de comprendre l’affirmation faite par les occultistes, que Typhon n’était que le symbole du quaternaire inférieur, les principes à jamais en conflit et tumultueux de la matière chaotique différenciée, que ce soit dans l’univers ou dans l’homme, tandis qu’Osiris symbolisait la triade spirituelle supérieure ».

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 14:23

L’occultisme fait référence au règne atlantéen pour enseigner l’évolution de l’humanité (les mouvements théosophiques divers, de celui d’Helena Blavatsky à celui de Rudolf Steiner), lorsque l’humain n’était encore que subtilité, et nous découvrons alors ce qui distingue la femme de l’homme :

« La femme est une merveilleuse plante de chair, elle a du végétal les deux êtres, les deux profondes respirations, comme la plante elle est chlorophylienne, comme la plante elle épanouit sa fleur, elle porte le fruit, elle est « verte ». Ainsi donc, sous l’influence d’un penser profond, l’être humain est « vert » et féminin comme l’est l’être végétal qui se féconde lui-même par sa propriété chlorophylienne solaire. Cette féminéité rend prépondérant le rôle magique de la femme dans le mystère végétal.

Dans cette métamorphose des principes végétaux en faculté humaine, en effet, la femme prime l’homme. Elle le prime en vertu de son êtreté même, de sa nature organique qui est en étroite affinité avec la plante. C’est la conception de la magie.

La magie considérait que dans la notion éternelle de l’humain, l’homme et la femme sont le prolongement de la nature, l’un du principe mâle animal, l’autre du principe féminin végétal. Elle s’étayait sur ce fait que, pendant que dans son essence occulte, l’homme reste l’animal, c’est-à-dire en mouvement, dégagé d’entrave, chasseur, guetteur, prompt, rapide, changeant et lunaire, la femme est plante, solaire, elle est stable, conçoit la fleur, porte le fruit, donc essentiellement organisatrice, conservatrice et constructrice par définition. Ces deux individualités homme et femme, profondément différentes, reposent sur le principe des sexes » (Lotus de Païni – La magie et le mystère de la femme – Editions Arma Artis).

Pas étonnant donc que les mythologies nous content nombre d’histoires où les Satyres passent leur temps au fond des bois, ils attendent que les femmes sortent des arbres ! Et ce n’est pas si faux que cela, parmi les Nymphes nous connaissons les Dryades « dont la vie était associée à celle d’un arbre ». « Elles, qui folâtraient en liberté, dansaient autour des chênes, n’étaient pas éternellement prisonnières dans ces arbres mais leur survivaient. On les représentait sous la forme de femmes robustes, corps terminé par une sorte de tronc portant des racines, couronnées de feuilles de chêne, tenant une hache avec laquelle elles frappaient ceux qui menaçaient l’arbre qu’elles protégeaient » (Nadia Julien – Le dictionnaire des mythes – Marabout).

Les être féminins que Lotus de Païni appellent « femmes » paraissent les mêmes entités que ces Dryades qui sont des Nymphes. Ce qui signifie que les Nymphes sont les femmes d’une ancienne humanité (Atlante, Lémurienne…) ayant depuis gagné les plans conjoints au nôtre et vivant dans l’invisible après avoir engendré l’humanité féminine que nous connaissons. Idem pour les mâles qui sont ainsi les descendants des Satyres de la mythologie.

Tout de même, que la femme vienne de la plante et l’homme de l’animal ne permet pas de leur trouver un moyen de s’unir pour engendrer une humanité. Certes, nous saisissons mieux pourquoi une femme aime toujours lorsqu’on lui offre des fleurs, et pourquoi un homme préfère un bon repas, mais cela ne résout pas le problème de l’union.

Forcément, un dieu de la chair et du sexe, soucieux de la nature androgyne de l’homme, a pourvu l’homme « animal » de formes esthétiques du règne végétal et saturé la femme « plante » de fluide animal. C’est probablement pour cela que l’organe génital du mâle apparaît, lorsqu’il est en capacité de s’introduire dans la fente du tronc féminin, comme un morceau de bois dur (une branche d’un chêne surmonté d’un gland), et il n’y a qu’ainsi qu’il peut agir et que la femme obtient du plaisir.

Le corps immobilisé de la femme offre ainsi, par l’aide de son ossature, des branches qui rejoignent un tronc plus ou moins parfait, qu’une entaille vient servir de sexe, ou que d’autres y voient là une fleur que la branche tendue du mâle vient célébrer. C’est Bastet, la divinité devenue démone, qui dit lors de son encensement : « Quand tu t’avances, les jeunes s’inclinent devant Toi, la rivière est du vin, Ptah est la canne, la Dorée est la fleur, Iadyt le dieu vert est son bouton, Nefertoum est le Calice ».

La plante est pure, l’animal seulement chasseur pour se nourrir. Rien ne peut les unir. A moins d’inoculer dans l’un et l’autre ce venin de la même quintessence et qui inspirera à l’un de s’unir dans les bras de l’autre. C’est là que l’autre mystique entre en scène et que nous trouvons dans des Ecritures saintes comme l’Avesta (Zend-Avesta) du mage Zoroastre (Zarathoustra) ou du Talmud. Un dieu malin vient taquiner l’un et l’autre humains, use de « malice » et pour cela apparaît comme un démon.

Ce « dieu malin », en référence à l’occultisme, n’est pas davantage qu’un de ces Satyres ayant gagné le plan invisible et chargé d’engendrer l’humanité physique. De même, sa compagne n’est autre qu’une de ces Nymphes Dryades, une puissante magicienne, mise au même service. C’est là que se situe la scène décrite par le Talmud : « Il est écrit dans le Zohar Hadasch (section Yitro, page 29) que le Tentateur (Samaël) complota, de concert avec sa femme Lilith, la séduction du premier couple humain. La compagne du Malin n’eut point de peine à corrompre la vertu d’Adam, qu’elle souilla de son baiser ; le bel archange Samaël s’y prit de même pour déshonorer Eve : et telle fut la cause de la mortalité humaine. Le Talmud s’exprime point en termes moins formels ; je cite textuellement : « - A l’heure où le Serpent se mêla avec Eve, il jeta en elle une souillure dont l’infection s’est transmise à tous ses descendants… (Shabbath, fol. 146, recto) ». Souvent les expressions deviennent si crues, qu’on hésite à les traduire » (Stanislas de Guaita – La temple de Satan).

De la sorte, ce Samaël peut bien être le maître des Satyres, et Lilith la maîtresse des Nymphes, ces deux sortes d’êtres provenant de la mythologie grecque.

De plus, par le transfert des charges, la femme « plante » se remplit des effluves magnétiques de la Bête tandis que l’homme « animal » voit des modifications de son corps l’orienter vers le règne végétal. Il est dit alors que « certaines femmes sont félines, qu’elles ont les ongles d’une tigresse, qu’elles portent avec merveille la fourrure ».    

Il est dit que « l’homme incarne la virilité, la femme, la luxure ». Ces deux mots « virilité » et « luxure » portent en eux la racine originelle de l’homme et de la femme, comme le premier vient du règne animal, la seconde du règne végétal. Mais pas seulement. Le dieu du sexe a inclus deux puissances dans son énergie, non seulement celle animale, la plus connue des hommes communs, mais celle de l’envoûtement, dont les mages et les sorciers se font fort de travailler avec. Là encore, la classification vient accorder à l’homme la puissance animale, à la femme la capacité d’envoûter autrui, d’où ces prêtres du moyen âge qui ne voyaient plus dans celle qui porte le sexe féminin, que la sorcière.

Stanislas de Guaita ajoute : « A d’autres pages, le démon mâle prend le nom de « Léviathan », et la diablesse celui « d’Héva » (Chet-Vau-Aleph). Cette Héva (qui est donc « Lilith ») aurait joué longtemps en Eden le rôle d’épouse auprès d’Adam, avant que le Seigneur eût tiré de son flanc l’Eve véritable (primitivement Aïsha, puis Eva ou Chavah (Chet-Vau-Hé). Des amours d’Adam et d’Héva-couleuvre (Lilith est donc le « serpent tortueux »), seraient nées des légions de larves, de succubes et d’esprits semi-conscients (élémentals) ».

Ainsi, et en regard à la mythologie grecque, avant que l’homme ne s’unisse à son alter ego, il a connu intimement la Nymphe Dryade (le premier homme a connu la maîtresse des Nymphes Dryades) et engendré malgré lui une espèce inconnue dans notre monde mais qui doit exister bel et bien dans celui conjoint, et que les Lucifériens nomment « l’Anti-Monde ». Ces êtres particuliers auraient donc en eux, comme héritage génital, de l’élémental mais un peu de l’humain aussi, malgré qu’ils siègent en-dehors de notre plan. Pas étonnant donc qu’ils s’y intéressent de si près et que certains nourrissent des goûts pour s’unir aux hommes puisqu’ils y détiennent avec eux quelque filiation.     

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 17:31

Nombreux sont les commentateurs, les auteurs qui content et décrivent l’assemblée d’une Messe Noire composée de gens entièrement dévêtus et qui attendent impatiemment la dernière partie du rituel et qui consiste en une débauche, « les trois caractéristiques inhérentes à la cérémonie satanique étant, selon Jacques Finné, le reniement du catholicisme, le sacrifice sanglant sur le corps dénudé d’une prêtresse et l’orgie ».

 

mn100.jpg Un prêtre sataniste répond : « La nudité s’explique de deux façons. D’abord, elle signifie notre révolte contre les excès de la pudibonderie judéo-chrétienne. Mais ça n’est pas seulement un geste symbolique. Cette révolte, en effet, contribue à la création de l’ambiance dont j’ai déjà parlé car, à un niveau tout à fait inconscient, elle entre en conflit avec ce que l’on nous a appris lorsque nous étions enfants. Ensuite, chaque corps émet des radiations. Ce qui est vrai pour le radium l’est aussi pour le corps humain. Lorsque plusieurs corps sont en présence, il s’effectue entre eux un échange de radiations. Mais si ces corps sont couverts d’une épaisse couche de vêtements, les radiations ne fluent plus que par les mains, les yeux et la glande pinéale. Les échanges fluidiques s’en trouvent considérablement ralentis. Voilà pourquoi nous opérons nus. Et puis il y a une troisième raison à notre nudité. Celle-ci favorise l’érotisme, l’excitation sexuelle. L’ambiance elle-même fait naître le besoin d’érotisme comme vous avez pu le constater. Or, l’excitation sexuelle favorise l’activité de la circulation du sang, laquelle provoque un plus grand dégagement de fluide ».

 

Nous objectons à ces trois raisons, et qu’en partant de la dernière, chacun sait la gerald gardner2différence entre le naturisme et l’érotisme, entre l’anatomie du corps et sa sensualité, ce n’est pas parce que trente personnes se trouvent nus dans une pièce qu’une ambiance érotique s’engendre automatiquement, loin de là. Ne serait-ce que pour le seul aspect de l’esthétique, les plus mal lotis n’excitent en rien par leur nudité l’ensemble de l’assistance. Et lorsque des hommes privés de liberté et mis au supplice sont forcés de se trouver nus dans une pièce, ce n’est pas pour autant qu’ils sont excités loin de là.
Vient ensuite l’échange fluidique qui serait amoindri par le port d’un vêtement. « Tout le monde, parmi les mages et les sorciers, ne partage pas ce point de vue ; ainsi, Paul Huson écrit dans son « Guide pratique de la sorcellerie » : « La nudité s’explique rationnellement : tout vêtement freinerait l’émanation de votre pouvoir magique. Personnellement, je n’ai jamais constaté que cette croyance reposât sur quelque chose de fondé. Comment un vêtement pourrait-il mn f nue3s’opposer au passage de quelque chose que ni les murs, ni la distance ne parviennent à arrêter ou à affaiblir ? » (Pierre Töpffer – Les Messes Noires – Belfond).

 

Il est des sectateurs dans le Shaktisme qui pratiquent des cérémonies dans la tenue d’Adam et Eve, d’autres qui invoquent des dieux égyptiens et portent des vêtements noirs impeccables : ce n’est point pour cela que nous entendons dire que la magie égyptienne est moins efficace que celle des tantristes.

Les sectateurs de la Wicca exercent leurs convens dans une stricte nudité, inspirés du fondateur Gerald Gardner, et toutefois, certains auteurs de cette obédience reconnaissent que le choix est tout à fait permis, qu’il est possible de célébrer en portant des vêtements.

Blanche Barton, de l’Eglise de Satan, compare les exigences vestimentaires de la Wicca avec celles des satanistes : « Historiquement, les Wiccans sont hors sujet : si on peut parler d’une histoire authentique de la sorcellerie, il n’a sans doute jamais scène masquéeété question d’adorer une quelconque déesse. Il n’y eut pas de préhistoire idyllique où les femmes étaient les déesses adorées de tous et en communion parfaite avec la nature. La sorcellerie a toujours relevé du blasphème et de l’hérésie. S’il y avait encore aujourd’hui des sorcières, elles seraient toutes sataniques, dans le sens où elles seraient avant tout des hérétiques. Anton LaVey s’est donné pour mission de codifier le satanisme moderne qui est sous-tendu par un riche héritage d’hérésie et de blasphème. Le satanisme moderne s’est beaucoup inspiré de cette codification du personnage de Satan. La Wicca semble vouloir se construire sur la culture paysanne. C’est régressif et préscientifique. Les satanistes sont plutôt intéressés par le pouvoir et ce qui se tramait dans les palais et les cours des châteaux de l’époque. Chercher l’herbe qui soigne les indigestions ne fait pas partie de leurs priorités. Ils préfèrent explorer l’interaction entre le pouvoir et les machinations diaboliques. Voilà qui résume parfaitement la sorcellerie satanique. Je pense que les Wiccans cherchent à retrouver la religion de la paysannerie alors que les satanistes réfléchissent à celle de l’aristocratie. Nous en avons tous les aspects : la fierté, l’ardeur, le style, et j’espère, l’exigence. Nos codes esthétiques sont un peu plus élaborés que ceux des adorateurs de la déesse noire dans leurs robes informes » (Gavin Baddeley – L’essor de Lucifer – Camion Noir).

 

La messe catholique s’est toujours distinguée de la messe protestante en ce que la première ajoute de fastes et de liturgies pour rendre l’événement dans sa dimension la plus impressionnante. Et c’est ce caractère féérique qui doit influencer sur les anton-new1.jpgémotions de chacun. Ainsi, certains devinent dans la nudité rituelle une même sensation « traumatisante » au point d’échauffer les esprits et de provoquer des sentiments extatiques. Tandis que d’autres lui tournent le dos résolument et préfèrent, en prolongeant le propre de la messe catholique, illustrer en exagérant les traits, porter des vêtements qui justement leur font prendre les traits de Satan ou des démones et démons qu’ils souhaitent invoquer. Tel célébrant apparaît grimé et vêtu à l’exacte reproduction du Diable, tel autre porte un masque de bouc cornu, et l’on devine avec sa tenue léopard, Bastet, ou là, vêtue tantôt de rouge et de noir, Astarté-Lilith…

 

Un enjeu de la Messe Noire est de « créer une ambiance fluidique adéquate. Une Messe Noire peut être efficace. Nous en avons eu plusieurs fois la preuve. Il y a des gens que les Messes Noires ont tués. D’autres qu’elles ont enrichis. Nous pensons que cet office n’est qu’une déformation d’une très ancienne cérémonie et que c’est le christianisme qui lui a donné les apparences d’une messe. Dieu et Satan, c’est parce que nous sommes tous dualistes, qui sont comme deux pôles, l’un du Bien, l’autre du Mal. Ou plutôt un pôle positif et projectif et un pôle négatif et attractif. Les chrétiens aleister crowley4 appellent le pôle positif, Dieu, et le pôle négatif, Satan. Pourquoi pas ? Dans les systèmes dualistes de l’Antiquité, le Bien était symbolisé par la couleur rouge et le Mal ou le matériel par la couleur noire. Ne parlons plus de Bien et de Mal, d’ailleurs, si vous le voulez bien. Je préfère employer les mots de matériel et spirituel, de négatif et de positif. Comme vous le savez, la Messe Noire doit procurer à ceux qui la célèbrent le succès dans le domaine matériel. D’où son nom, car la couleur noire se rapporte au matériel, ne l’oubliez pas » (même auteur).

 

De cette manière, et soucieux de provoquer une émotion collective, certains satanistes croient efficace de convoquer une assemblée de gens nus pour assister à leur Messe Noire tandis que d’autres préfèrent poursuivre l’effort que nous voyons agir dans tout film expressionniste ou fantastique qui se respecte, et qui amplifie de manière significative les artifices de l’impression, par les tenues et les maquillages, les vêtements stylisés et les dessous affriolants, sachant bien que tout ce qui est porté lors d’une cérémonie de ce type ne peut plus être porté « dans le civil ».

Le cinéma a su exploiter, mieux que tout autre art, ce moyen du vêtement pour augmenter l’impression et donner du réalisme à ce qui n’en était point. Uniformes et déguisements opèrent magiquement dans le septième art : tel grand acteur est vêtu 000 0011en romain, et l’on voit Jules César, on vit avec lui le temps d’un film, et cependant il n’en est rien, ce n’est qu’une fiction. Le vêtement détient sa propre sorcellerie, celui de nous faire croire, quoiqu’il faut encore le talent d’un bon comédien pour parachever son ouvrage, mais c’est ainsi que l’uniforme sert au sorcier pour impressionner son entourage et faire entendre que Satan est là, ou bien qu’il a foi en lui au point de devenir à son image. Cet ouvrage est manifestement un atout à mettre au compte du vêtement.

 

Voici ce qu’écrit Anton Szandor LaVey au sujet du vêtement au cours d’une Messe mn f nue4Noire : « Les participants masculins portent des robes noires. Elles peuvent avoir une capuche, et celle-ci peut recouvrir le visage. Le fait de se couvrir le visage permet aux participants d’exprimer librement leurs émotions sur leur visage. Les participantes portent des vêtements sexuellement suggestifs – les femmes plus âgées sont vêtues de noir. Tous les participants portent des amulettes avec le symbole de Baphomet ou le pentagramme traditionnel de Satan. Les hommes revêtent les robes de cérémonie avant d’entrer dans la chambre du rituel. Les femmes portent des vêtements suggestifs pour stimuler les émotions des participants masculins, et ainsi intensifier la diffusion d’adrénaline ou d’énergie bioélectrique qui assurera un travail plus puissant » (Anton Szandor LaVey – La Bible satanique – Camion Noir).  

 

L’érotisme dans le satanisme provient d’une réalité que l’expérience de la méditation mb4-satyre-overblog.jpgpermet de comprendre. Le tantrisme shivaïte propose une tentative de ce genre comme mobile pour approcher de son soi : imaginez-vous mort, soudain, allongé sur votre lit… Incapable de bouger le seul petit doigt, infirme définitif, les yeux fermés : vous voici envoyé dans les arcanes des ténèbres. Vous n’avez plus qu’un interlocuteur, celui que des mystiques nomment le « corps mort », celui qui est en vous, qui tient sa tête à hauteur de votre plexus sacré, qui se tient là silencieux, attendant votre dernier souffle pour s’éveiller à nouveau, qui est vous-même, votre vrai « vous-même », puisque le reste est cette mb1.jpgapparence qui vous a servi dans ce bas monde mais qui est désormais voué à la putréfaction, à la destruction. Vous méditez ainsi, vous croyant sincèrement et définitivement disparu de ce monde des vivants et entrant dans un règne des plus sombres, toutefois sans laisser cours à votre imagination, au contraire, en contraignant votre esprit au vide des pensées le plus possible puisque mort, vous ne savez plus penser mentalement, émotionnellement, etc. Faites cela un certain temps, jusqu’à une perte de conscience qui n’est autre qu’un mince sommeil, et vous reviendrez à vous… Et que remarquerez-vous alors, sinon que vous avez des envies subites d’une bonne nourriture ou qu’un besoin ardent de luxures se fait sentir ! Pourquoi ? La mythologie répond à ceci qu’en approchant ou en tentant d’approcher Thanatos, vous avez fréquenté forcément son frère Eros. Qu’en ayant médité sur votre propre mort, vous avez touché cette force vitale mb5-satyre.jpgirrépressible puisque les deux sont intimement affiliés : « Thanatos, frère d’Eros » signifie que la mort est parente directe avec la force du désir… Ou, en référence à la Kabbale, vous êtes descendu dans les profondeurs maritimes et avez approché le Léviathan, le monstre marin qui tue, mais c’est le même qui est source de la puissance instinctive qui anime votre sexualité. Et dans le tantrisme, Shakti Kâlî tue, mais c’est Shakti la puissance sexuelle.

 

Ensuite, l’érotisme vient d’une autre réalité : le corps aime les caresses, les frottements, les massages. Passez-vous bien d’une expérience sexuelle, abonnez-vous aux épreuves ascétiques et vous aurez bientôt besoin d’un bon masseur, d’un bon kiné, d’une bonne pommade car des douleurs de toutes sortes se feront sentir dans mb7-pretre-tableau-demons-overblog.jpgtout votre corps et celui-ci trépignera d’impatience que des mains douées viennent lui faire du bien pour le relaxer et le soigner. Oui, quelle que soit votre considération prude de la réalité sensuelle, votre réserve à son sujet et votre conviction qu’elle ne concerne qu’un abaissement à une vulgaire débauche, votre corps réclamera sa part d’attouchements, et à défaut du frottement d’un corps-à-corps luxurieux, vous connaîtrez ceux d’une professionnelle de santé qui vous fera payer cher pour masser en caressant les régions de votre corps où tant de douleurs se feront sentir.

 

Reprenons le triptyque énoncé en introduction par Jacques Finné (le reniement du rollo-ahmed2-deguise.jpgcatholicisme, le sacrifice sanglant sur le corps dénudé d’une prêtresse et l’orgie), après la nudité, l’érotisme, vient le sang. Pour plaire à un certain lectorat, bien des auteurs jugent incontournable la scène où l’on verse du sang, soit celui d’un pigeon, ou d’un poulet, sur le corps nu d’une femme allongée sur l’autel. Et pour augmenter encore le sensationnel, ils décrivent la scène où un véritable bouc est sollicité manuellement pour forniquer avec une jeune vierge ayant décidé de se donner au diable. Une déviance de ce genre est supposée avoir été commise par Aleister Crowley (Francis King – Esotérisme et sexualité – Payot), Hérodote en conte une célèbre dans la ville égyptienne de Mendès, et Pierre Töpffer en décrit une impressionnante dans son ouvrage cité.  

A lire pareilles cérémonies, nous nous étonnons encore que Satan apparaisse pour certains comme celui qui serait idéal pour les masses, sachant que pour le célébrer, il faut faire saigner des poules et des pigeons, des chèvres et de boucs, et qu’avant de rollo-ahmed1.jpgpoignarder ces derniers, il faut les faire forniquer avec des demoiselles, tandis qu’une assemblée de gens nus, se tenant tout autour, attend de ce sang pour le boire et s’en régaler avant de forniquer dans une débauche générale. Que le Diable serait fou s’il exigeait pareilles mises en scènes meurtrières et sordides de ses « ouailles », et que le satanisme en serait encore et toujours une « religion » des campagnes d’antan, quand le sabbat récupérait des us et coutumes d’un Pan des bergers, ceux qui s’accouplaient, parait-il, au bouc fautes de femmes en haut des collines.
Non, décidément, ce n’est pas parce que le satanisme hérite des antiques mœurs qu’il faut les préserver à tout prix, parce que Satan le voudrait ainsi, et qu’il faille croire que le sang ou le semen est l’absolu moyen pour attirer ces élémentals dont certains mages sont persuadés de pouvoir les maîtriser alors qu’au moment où ils s’y attendent le moins, ce sont eux qui se sont « descendre », les exemples abondent pour illustrer ce dernier point.

 

La « messe catholique » est écrite, elle doit être célébrée toujours de la même façon ; la « Messe Noire » n’est pas rédigée, chacun l’envisage comme bon lui semble, sachant seulement qu’elle repose sur « trois parties principales : la préparation, qui s’étend de l’introït à la consécration du pain et du vin ; la consécration ; et enfin la conclusion, qui s’étend de la communion du prêtre à la fin » mn f nue5(Papus – Traité méthodique de magie pratique). Francis King, dans son ouvrage « Esotérisme et sexualité », rappelle le but de la cérémonie eucharistique : « Rien de surprenant à ce que le miracle attribué à la messe – la transformation mystique de la substance du pain et du vin en celle des vrais corps et sang du Christ -, quotidiennement accompli par le prêtre, ait conduit le peuple à croire en une vertu magique de la cérémonie et qu’un prêtre pouvait utiliser ses pouvoirs de transsubstantiation pour parvenir à ses propres fins. Il avait, entre autres, le pouvoir de célébrer la messe dans un but de mort, de convoitise sexuelle ou d’appétit matériel. Loin de se limiter à un public illettré, cette croyance touchait un grand nombre de membres du clergé séculier, disons même la majorité » (Francis King – Esotérisme et sexualité – Payot).

Là, pas de sang, pas de poulet, pas de pigeon ni de bouc, et toutefois Satan. D’ailleurs, Anton Szandor LaVey le disait lui-même, « pas de meurtre d’animaux pour joindre le Diable ».   

Par Jacques Moritz - Publié dans : occulte
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